Éric Borel

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Éric Borel
Information
Nom de naissance Éric Borel
Naissance
Décès (à 16 ans)
Cuers
Cause du décès suicide par balle
Meurtres
Nombre de victimes 15 tués, 4 blessés
Période -
Pays Drapeau de la France France
Régions Provence-Alpes-Côte d'Azur

Éric Borel, né le et mort le , est un tueur à la chaîne français qui, à l'âge de 16 ans, a assassiné sa famille à Solliès-Pont dans l'arrondissement de Toulon le et a ensuite marché plusieurs kilomètres jusqu'au village de Cuers, où, sur son passage et durant un laps de temps très court (30 minutes environ), il a abattu douze autres personnes et en a blessé quatre. La fusillade n'a pris fin que lorsque la Gendarmerie est arrivée sur les lieux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Éric Borel était le fils de Marie-Jeanne Parenti et Jacques "Jacky" Borel, qui travaillaient tous deux dans l'armée au moment de sa naissance. Cependant, leur liaison fut assez courte, et Éric fut envoyé chez les parents de Jacky à Limoges, où il est resté jusqu'à l'âge de cinq ans. Lorsque sa mère, qui n'avait rendu visite à Éric qu'occasionnellement jusque là, a commencé à cohabiter avec Yves Bichet, elle a renoué avec son fils et il l'a amené dans sa maison de Solliès-Pont.

Marie-Jeanne Parenti, décrite comme quelqu'un d'autoritaire, est croyante, investie au Secours catholique. La relation qu'elle entretient avec son fils Éric Borel ne donne pas de place à l'amour ni à la tendresse. Selon l'enquête, Éric Borel subit plutôt des humiliations et quelques violences de la part de sa mère qui le considère comme un « enfant du péché ». Les relations entre le compagnon de sa mère et Éric Borel sont quasi-inexistantes. Quand Éric s'est cassé le bras à l'âge de huit ans, plutôt que de rentrer à la maison, il part se cacher, jusqu'à ce qu'il soit retrouvé, tremblant de douleur. Borel a développé une admiration croissante pour les militaires, il attribue à son père des actes héroïques pendant la guerre d'Indochine, et semblait vénérer son demi-frère, Franck Bichet, qui servait dans l'armée. Il affectionnait les armes jusqu'à se servir de pistolet à air comprimé pour tirer sur des moineaux.

Les années suivantes et ses motifs[modifier | modifier le code]

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Jusqu'à sa mort, Éric Borel fréquentait le lycée professionnel Georges Cisson à Toulon, où il étudiait l'électromécanique ; il avait de bons résultats scolaires. Il est décrit comme un élève discipliné et calme. Toutefois, la dernière année, il se produisit un changement radical dans son comportement. Il ne vient pas en cours, sans autorisation et sans explication. L'enquête révèle qu'il déclarait régulièrement ne plus supporter son foyer, qu'il en avait assez d'être chargé des travaux ménagers. Il parlait régulièrement de son souhait de rejoindre l'armée, pour suivre le chemin de ses père et grand-père. Apparemment, la semaine avant le drame, il a aussi confié à l'un de ses camarades de classe qu'il allait se suicider, mais pas avant de tuer deux ou trois personnes.

Borel était plutôt populaire parmi ses camarades. Il avait un ami et confident, Alan Guillemette, âgé de 17 ans[1] ; il fait partie de ses victimes[2].

Le beau-père d'Éric avait assisté à plusieurs réunions du Front National en 1989[réf. nécessaire], et de nombreux rapports[réf. nécessaire] ont décrit que les murs de sa chambre était couverts de documents et d'inscriptions faisant référence au nazisme (une photo d'Adolf Hitler découpée dans un journal, des graffitis affichant une croix gammée sur sa porte, quelques livres sur la Seconde Guerre mondiale, ainsi qu'un documentaire sur David Koresh et le siège de Waco. Des rumeurs selon lesquelles il sympathisait avec les idéologies fascistes s'étendent rapidement. De plus, une jeune fille de Cuers a raconté qu'Éric lui avait parlé de sa relation avec sa demi-sœur Caroline, qui était censée être sa petite amie enceinte. Toutefois, cette sœur en question n'existait pas, tout comme il n'était pas vrai que son père était décédé d'un cancer peu de temps avant le massacre.

Le crime[modifier | modifier le code]

Victimes[modifier | modifier le code]

  • Yves Bichet, son beau-père
  • Marie-Jeanne Parenti, sa mère
  • Jean-Yves Bichet, 11 ans, son demi-frère
  • Alan Guillemette, 17 ans, un de ses amis
  • Marius Boudon, 59 ans
  • Andrée Coletta, 65 ans
  • Rodolphe Incorvala, 59 ans
  • Jeanne Laugiero, 68 ans
  • Mohammed Maarad, 41 ans
  • Pierre Marigliano, 68 ans
  • Pascal Mostacchi, 15 ans
  • Denise Otto, 77 ans
  • Mario Pagani, 81 ans
  • André Touret, 62 ans
  • Ginette Vialette, 48 ans

Articles de presse[modifier | modifier le code]

Documentaires télévisés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]