Équipes régionales d'intervention et de sécurité

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Équipes régionales d'intervention et de sécurité
Logo de l'organisation
Écusson des ÉRIS
Situation
Création
Type Unités d'intervention
Sièges Directions interrégionales des services pénitentiaires
Langue Français
Organisation
Effectifs 409 (2018)
Ministre Nicole Belloubet
Dépend de Ministère de la Justice
ÉRIS réparties par secteurs de responsabilité

Les équipes régionales d'intervention et de sécurité (ÉRIS) sont les unités d'intervention de l'administration pénitentiaire française chargées d'intervenir en cas de tensions (terrorisme, agression, mutinerie, évasion, etc.) dans un établissement pénitentiaire. Elles ont été créées le 27 février 2003 en réponse à des incidents survenus en détention et sont rattachées à chacune des neuf directions interrégionales des services pénitentiaires.

Historique[modifier | modifier le code]

Les ÉRIS sont créées en 2003, par le préfet Didier Lallement, directeur de l'administration pénitentiaire, après les mutineries successives dans les maisons centrales de Moulins et de Clairvaux[1]. À la création des équipes, le nombre de personnes est de 210[2]. En 2010, les ÉRIS sont formées d'environ 400 personnes issues de l'administration pénitentiaire française[1].

Formation[modifier | modifier le code]

Le personnel des ÉRIS est partiellement formé par le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) ce qui leur a valu une fois le surnom de « GIGN de la pénitentiaire »[1].

Missions[modifier | modifier le code]

Ces 9 équipes régionales ont été spécialement formées et équipées pour agir en cas de tension dans un établissement pénitentiaire (maintien et rétablissement de l'ordre en milieu carcéral, sécurisation d'établissements pénitentiaires, etc.). Elles assurent également la sécurité lors des transferts de certains prévenus et/ou de détenus au profil sensible. Et depuis 2015 elles sont formées à la médiation de crise (négociation). Elles assurent également depuis quelques années les prises d’otages.

Chaque ÉRIS comprend en moyenne une trentaine de personnes, issues du corps des surveillants pénitentiaires. L'armement des opérateurs des ERIS comprend :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Jean-Marc Leclerc, « Le «GIGN de la pénitentiaire» a fait ses preuves », sur lefigaro.fr, (consulté le 19 août 2013).
  2. « Communiqué de presse du ministère de la Justice », sur presse.justice.gouv.fr, (consulté le 19 août 2013)
  3. « SAPL - Matériels pour Force de Sécurité? », sur www.sapl-sas.com (consulté le 12 décembre 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]