Éporédorix

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Éporédorix est un chef et cavalier gaulois appartenant au peuple des Éduens, l'un des peuples les plus riches et influents de Gaule, avant la guerre des Gaules. Après la guerre des Gaules et la défaite, Bibracte, leur capitale, sera abandonnée au profit d'Autun, ville romaine (Augustodunum).

Après avoir fait partie de la cavalerie alliée dans l'armée de César lors du siège de Gergovie, Eporédorix se rallie à Vercingétorix avec le vergobret des Éduens, Viridomaros. L'Assemblée générale des peuples gaulois qui nomme Vercingétorix chef de l'alliance gauloise a d'ailleurs lieu à Bibracte, aujourd'hui centre de recherche sur les peuples gaulois.

Éduen de haute naissance, Eporédorix a dirigé la guerre contre les Séquanes, peuple gaulois voisin, dont le territoire recouvrait la Franche-comté, avant la guerre des Gaules. Son nom signifie "le roi de ceux qui conduisent les chars". Il fait partie des trois importants chefs Éduens faits prisonniers par César dans la bataille de Dijon, avec Cotos, chef de la cavalerie éduenne et Cavarillos, chef de l'infanterie éduenne. Lors de cette bataille cruciale, la cavalerie gauloise de Vercingétorix et de ses alliés échoue à encercler César et ses cavaliers Germains et perd plus de 2000 cavaliers et fantassins, morts près de Dijon.

Bien sûr, Eporédorix ne peut pas être le même chef que celui qui sera l'un des quatre chefs de l'armée de l'ouest qui se portera par la suite en vain au secours d'Alésia assiégée en 52 av. J.-C, malgré plusieurs mois de contre-siège.

Ce qu'on sait de lui vient du livre VII de César : De bello Gallico.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Venceslas Kruta, Les Celtes. Histoire et dictionnaire des origines à la romanisation et au christianisme, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2000. (ISBN 2-7028-6261-6)