Épistémologie historique

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L'épistémologie historique est un courant épistémologique du XXe siècle reprenant des idées venues d'horizons différents. D'abord assimilée au positivisme d'Auguste Comte, l'épistémologie fut sujet de débats pendant de nombreuses années. Une différence forte se marque entre l'école anglaise prônant une approche plus méthodique de l'histoire des sciences, et l'école bachelardienne, plutôt française, prônant une approche plus philosophique de l'histoire des sciences.

Actuellement, l'épistémologie historique est une notion encore en construction. Néanmoins, il est clair que cette épistémologie permet de mettre en perspective historique les concepts constitutifs ou structuraux de notre discours sur la connaissance.

Des grands représentants de cette épistémologie sont Gaston Bachelard, Abel Rey, Thomas Kuhn, Ian Hacking, Alexandre Koyré et Louis Althusser. Auguste Comte et Georges Canguilhem sont, quant à eux, plutôt des précurseurs.

Définition[modifier | modifier le code]

L’épistémologie de l’histoire émane des réflexions épistémologiques générales menées depuis le XIXe siècle. Elle consiste en une réflexion à plusieurs niveaux sur la science historique : quelle est la nature de la connaissance historique?, comment est-elle possible?, quelles sont ses méthodes et ses limites?, quelles relations entretient-elle entre avec les autres sciences?[1].

L’histoire face aux sciences sociales[modifier | modifier le code]

Durant les dernières décennies du XIXe siècle, les sciences sociales émergent et se consolident : elles se dotent alors de leurs propres méthodes et s’implantent en tant que disciplines à part entière au sein des universités. Cette autonomisation des sciences sociales entraîne dès lors un besoin de recourir à l’épistémologie, jusque-là appliquée aux « sciences dures », afin d’en comprendre les différents enjeux[2],[3]. A cette époque, la pratique de l’histoire, accréditée depuis des siècles, est confrontée à ces nouveaux domaines d’études et soulève des interrogations : l’histoire est-elle semblable aux autres sciences sociales ? Peut-il y avoir une conciliation possible entre ces disciplines?

Cette question de l’appartenance de l’histoire aux sciences sociales soulève dès lors la problématique de l’épistémologie en histoire.

Dès les années 1890, l’historien et philosophe Benedetto Croce refuse d’apparenter l’histoire aux sciences sociales : elle est, selon lui, une manière de connaître les faits par « l’imagination et l’intuition » et ne peut être conformée à l’épistémologie appliqué aux sciences. A l'inverse des sociologues tels que Durkheim et Simiand ont tenté de concilier les disciplines.

De nos jours, le statut de l’histoire en tant que science sociale est encore incertain et divise toujours la communauté historienne[4]. Se pose la question du rapport à la théorie et à la méthodologie: davantage inductive (à partir des sources) pour l'histoire et davantage déductive (à partir des théories) pour les sciences sociales.

Historiens et philosophes[modifier | modifier le code]

Alexandre Koyré, l'un des principaux représentants de l'épistémologie historique en France.

Dès la fin du XIXe siècle, les historiens se sont mis en retrait face à l’épistémologie et à la pensée philosophique. En effet, les interrogations de nature philosophique paraissaient incompatibles avec « l’objectivité positive » dont devaient témoigner les historiens en appréhendant le passé. Ainsi, les premiers écrits concernant l’épistémologie de l’histoire relèvent de philosophes comme Spengler, Toynbee, Valéry. Mais ils furent à leur époque rejetés par la communauté historienne. En outre, les historiens considéraient que la pratique de leur métier devait s’éloigner des concepts généraux développés par la philosophie. Le postulat étant qu’il n’y a pas de règles ou de "formulation théorique" à appliquer dans l’expérience de l’histoire, et que cette dernière doit être fondée sur la compréhension de faits.

Par la suite, des philosophes tels que Raymond Aron, Michel Foucault, ou Paul Ricœur ont ouvert aux historiens une porte sur la philosophie. Ce qui a pu amener un débat épistémologique plus riche, ainsi qu’une manière différente de faire l’histoire, puisque désormais les historiens prennent en compte la notion d’épistémologie dans le cadre de leurs recherches. Cependant les réflexions sur la nature et les conditions du savoir historique restent encore aujourd'hui majoritairement produites par les philosophes.

Il faut mettre en perspective les rapports entre histoire et philosophie : par exemple, l’historiographie allemande admet communément la philosophie critique de l’histoire[5].

Il est possible aussi de voir en Hegel un précurseur de l'école épistémologique française. En effet, il conçoit le chemin de la pensée comme une histoire dialectique, qui progresse à coup de négations et de dépassement des contradictions. Le spécialiste Vincent Bontems rappelle, à la suite de Jean-Jacques Wunenburger, que l'épistémologie historique se sert librement des apports dialectiques de Hegel, Marx et Hamelin[6].

Ainsi, Hegel et Comte ont tous deux influencé l'épistémologie historique en France, en la personne de Gaston Bachelard qui revendique l'héritage de la dialectique hégélienne et qui modifie le positivisme comtien dans un sens, selon lui, plus ouvert. Alexandre Koyré, l'autre tenant de l'épistémologie historique de l'époque, fait partie, après Victor Cousin et avant Alexandre Kojève, des philosophes qui introduisent la pensée de Hegel en France[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Premières réflexions : Auguste Comte[modifier | modifier le code]

Auguste Comte va créer un mouvement de philosophie positive appelé le Positivisme. Selon lui, une loi historique est l'équivalent d'une loi scientifique, donc l’histoire est un concept scientifique que l’on peut modifier. Il établit 3 modes de pensées à travers son exposé : un mode théologique, un métaphysique et un positif. Ces modes de pensées aboutissent à la conclusion que dans le même aspect d’une évolution scientifique, une société historique doit passer par ces trois étapes pour évoluer. L'analyse historique doit donc être soumise aux mêmes méthodes qu'une analyse scientifique, c’est-à-dire expérience, déduction et induction. Par là, il met en avant l'utilité d'une analyse scientifique pour un fait historique dans le but d’élargir les connaissances. Cette vision a été souvent critiquée par des scientifiques, car la méthode d’analyse que l'on utilise en histoire est plus souple et moins stricte que pour une expérience de sciences dures[8].

Le positivisme d'Auguste Comte met l'accent sur l'histoire des sciences avec sa loi des trois états (théologique, métaphysique et positif)[9]. Jean-François Braunstein montre que la conception comtienne de l'histoire des sciences influence l'épistémologie historique française du XXe siècle[10]. Comte considère qu'une science ne peut être maîtrisée si nous n'en connaissons pas l'histoire :

« Ainsi, nous sommes certainement convaincus que la connaissance de l'histoire des sciences est de la plus haute importance. Je pense même qu'on ne connaît pas complètement une science tant qu'on n'en sait pas l'histoire[11]. »

Le Cercle de Vienne : une codification de la pensée scientifique[modifier | modifier le code]

Le Cercle de Vienne est un groupement de scientifiques qui se réunit en 1923 dans le but d'entamer une réflexion sur la science, le discours de la science et la philosophie de la science tout en mettant les réflexions métaphysiques au premier plan[12]. Ces réflexions ont abouti à la consolidation du positivisme d'Auguste Comte, renommé positivisme logique. Il s'agit d'un courant de pensée philosophique qui s'appuie sur de nouvelles conceptions de la pensée scientifique qui émergent au début du XXe siècle et qui se basent sur les mathématiques, ainsi que la physique[13]. Ce positivisme logique va se propager jusqu'en Amérique et dans toute l'Europe et deviendra une des idées maîtresses dans l'analyse des sciences.

Congrès Descartes (1937)[modifier | modifier le code]

Les idées du Cercle de Vienne sont à la base de différentes analyses sur la place de la philosophie dans la science. Le Congrès Descartes de 1937[14] va permettre d'aller plus loin dans la réflexion sur la différenciation entre épistémologie historique et positivisme. Georges Canguilhem va accentuer la réflexion vers le concept d'une philosophie des sciences. Ces réflexions vont semer les graines du concept d'épistémologie historique.

L’école bachelardienne[modifier | modifier le code]

La philosophie bachelardienne va apparaître à l'aube de la Seconde Guerre mondiale. Gaston Bachelard considère que l’histoire fait partie de la philosophie, et la philosophie est la base de la compréhension des sciences. Les sciences sont faites d’expériences qui apportent des conclusions nouvelles à des savoirs anciens[15]. Cette vision entre en conflit avec la pensée positiviste du Cercle de Vienne ainsi que de celle d'Auguste Comte[16]. Il va être le premier européen à créer une fracture entre philosophie et science. Il va donc préconiser une utilisation de la philosophie et de l'étude des sciences pour connaitre les sciences. Il prône donc plus de spécificité dans l'histoire et la méthode épistémologique utilisée dans l'histoire des sciences.

L'épistémologie historique insiste sur la notion de rupture épistémologique : selon elle, le passage d'une théorie scientifique à une autre ne se fait pas par accumulation de connaissances ou par augmentation de la précision des calculs et des expérimentations, mais par généralisation qui fait violence aux principes de la théorie précédente. Gaston Bachelard, dans Le Nouvel Esprit scientifique, prend l'exemple en mathématiques du passage de la géométrie euclidienne à la géométrie de Lobatchevski, et en physique du passage de la théorie newtonienne à la théorie einsteinienne de la gravitation[17]. Bachelard écrit que l'« histoire de la pensée scientifique » est faite de « révolutions générales »[18]. Il ajoute :

« [...] ce qui fait la structure ce n'est pas l'accumulation ; la masse des connaissances immuables n'a pas l'importance fonctionnelle que l'on suppose. Si l'on veut bien admettre que, dans son essence, la pensée scientifique est une objectivation, on doit conclure que les rectifications et les extensions en sont les véritables ressorts. C'est là qu'est écrite l'histoire dynamique de la pensée[19]. »

Louis Althusser transforme la rupture épistémologique bachelardienne en « coupure épistémologique »[20].

Même si Bachelard n'influence pas directement l'épistémologue Thomas S. Kuhn, ce dernier est un lecteur d'Alexandre Koyré[21] et soutient des positions proches de l'épistémologie historique, avec son concept de révolution scientifique. Kuhn tout comme les épistémologues français ont ceci de commun qu'ils rompent avec la vision continuiste (par accumulation et précision) de l'histoire des sciences qui est celle du positivisme, positivisme français d'Auguste Comte et néopositivisme autrichien du Cercle de Vienne[22].

École anglo-saxonne[modifier | modifier le code]

À partir de 1970, Thomas Kuhn, un philosophe des sciences américain, va se dégager du Positivisme logique né des réflexions d'Auguste Comte et du Cercle de Vienne car il considère que cette réflexion est trop étroite pour analyser un fait historique. Il va plutôt s'orienter vers un post-positivisme qui engendre des méthodes historiques dans l’analyse scientifique. Celle-ci se basera sur l'idée que l'étude d'une science doit se faire à partir de sa constitution en tant que science. Il va donc s'établir dans une réflexion autour de l'histoire des sciences pour étudier la science en elle-même[23].

XXIe siècle : crise de réflexion sur le concept d’épistémologie historique[modifier | modifier le code]

Sur base des réflexions d'Auguste Comte et du Cercle de Vienne, le Positivisme va se propager dans le monde entier et va entraîner avec lui des interprétations différentes, qui vont parfois dans son sens et parfois non. C'est au XXIe siècle que, face aux innombrables interprétations, l'école française, restée bloquée sur les idées de Gaston Bachelard, va tenter de revenir à la base afin de reconstruire une définition de l'épistémologie historique, nourrie des diverses interprétations internationales[24]. Ce chaos intellectuel n'est pourtant pas nouveau. Au début du XXème, Abel Rey avait déjà écrit sur les différents courants naissants s'inspirant du positivisme, et mettait en avant l'incapacité d'allier analyse, philosophie et sciences[25]. Ian Hacking est un épistémologue qui a mis en avant différents courants qui ont en commun la notion encore naissante d'épistémologie historique, afin de prouver que les méthodes différentes de ces divers courants se complètent[26].

Postérité[modifier | modifier le code]

Dominique Lecourt et Jean-François Braunstein sont des continuateurs et des spécialistes de l'épistémologie historique. Dominique Lecourt voit en Bachelard le fondateur de l'épistémologie historique, reprise par Canguilhem et Foucault[27],[28].

Quant à Braunstein, il trace une lignée de l'« école française de l'épistémologie historique » qui va de Comte et Abel Rey jusqu'à Canguilhem et qui se prolonge dans le monde anglo-saxon avec Ian Hacking[29].

Enjeux actuels[modifier | modifier le code]

Actuellement la notion d’épistémologie reste encore très large, et sa définition fluctuante.

Plusieurs groupes d’études en épistémologie de l’histoire se sont constitués, à l’image du carnet virtuel « Épistémologie historique, Traditions and methods of historical epistemology », dont le but est de publier les travaux de chercheurs et d’organiser des colloques sur le sujet[30].

De nombreux historiens de formation se spécialisent donc dans l’étude de l’épistémologie historique. On peut par exemple citer le québécois Patrick Michel Noël, qui a réalisé sa thèse de doctorat sur les « Considérations conceptuelles, méthodiques et empiriques » en épistémologie de l’histoire[31].

De plus, les universités intègrent de plus en plus souvent dans leur cursus des cours consacrés à la réflexion épistémologique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. OFFENSTADT Nicolas (dir.), Les mots de l'historien, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, 2004, p. 41.
  2. Jacques Revel, « Les sciences historiques », dans Jean-Michel Berthelot(dir.), Épistémologie des sciences sociales, Paris, PUF, 2012, p. 21-23.
  3. NOËL Patrick-Michel Noël, Épistémologie, histoire et historiens : considérations conceptuelles, méthodologiques et empiriques (…), Thèse de doctorat en histoire, sous la direction de Joceline Charbot et Martin Pâquet, mémoire de thèse Québec, Université de Laval, 2014, p. 62.
  4. Jacques Revel, « Les sciences historiques », dans Jean-Michel Berthelot(dir.), op. cit., p. 22-23.
  5. Jacques Revel, « Les sciences historiques », dans Jean-Michel Berthelot (dir.), op. cit., p. 23-24.
  6. Vincent Bontems, « L'actualité de l’épistémologie historique », dans Revue d'histoire des sciences, vol. 1, no 59, 2006, p. 142.
  7. Alexandre Koyré, Études d'histoire de la pensée philosophique, Paris, Gallimard, 1971.
  8. Mary Pickering, « Le positivisme philosophique : Auguste Comte », dans Revue interdisciplinaire d'études juridiques, vol. 67, 2011/2, p. 49-67.
  9. Auguste Comte, Cours de philosophie positive (1830-1842), Première leçon, t. 1, Hermann, 1975, p. 21-22.
  10. Jean-François Braunstein (éd.), Textes Clés de l'histoire des sciences. Méthodes, styles et controverses, Paris, Vrin, 2008, introduction.
  11. Comte 1989, p. 67.
  12. [1].
  13. Anastasios Brenner, « Le positivisme logique : le cas du Cercle de Vienne », dans Revue interdisciplinaire d'études juridiques, vol. 67, 2011/2, p. 119-133.
  14. Joseph Dopp, "Congrès Descartes", dans Revue Philosophique de Louvain, vol. 56, 1937, p. 664-679
  15. Gaston Bachelard, Épistémologie, 1980, p. 128.
  16. [2].
  17. Gaston Bachelard, Le Nouvel Esprit scientifique, Paris, PUF, 1934, ch. I et II.
  18. Gaston Bachelard, Le Nouvel Esprit scientifique, Paris, PUF, 2008, p. 55.
  19. Bachelard 2008, p. 56.
  20. Louis Althusser, Pour Marx, Paris, Maspero, 1965.
  21. Kuhn 2008, p. 8.
  22. Brenner 2006, p. 115.
  23. Anastasios Brenner, « Quelle épistémologie historique ? Kuhn, Feyerabend, Hacking et l'école bachelardienne », dans Revue de métaphysique et de morale, no 49 ,2006/1, p. 113-125.
  24. Vincent Bontems, « L'actualité de l'épistémologie historique / The topicality of historical philosophy of science », dans Revue d'histoire des sciences, t. 59, no 1, 2006, p. 137-147.
  25. Anastasios Brenner, « L’épistémologie historique d’Abel Rey », dans Revue de métaphysique et de morale, no 90, 2016/2, p. 159-176.
  26. Anastasios Brenner, « Quelle épistémologie historique ? Kuhn, Feyerabend, Hacking et l'école bachelardienne », dans op. cit.
  27. Dominique Lecourt, L'épistémologie historique de Gaston Bachelard, Paris, Vrin, 2002.
  28. Dominique Lecourt, Pour une critique de l'épistémologie : Bachelard, Canguilhem, Foucault, Paris, Maspero, 1972.
  29. « Jean-François Braunstein », sur Institut d'histoire et de philosophie des sciences et des techniques (consulté le 10 septembre 2016).
  30. « Épistémologie Historique : commencements et enjeux actuels », sur Épistémologie Historique. Research Network on the Traditions and the Methods of Historical Epistemology, (consulté le 10 septembre 2016).
  31. Patrick-Michel Noël, Épistémologie, histoire et historiens : considérations conceptuelles, méthodologiques et empiriques (…), Thèse de doctorat en histoire, sous la direction de Joceline Charbot et Martin Pâquet, mémoire de thèse Québec, Université de Laval, 2014, p. 62.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gaston Bachelard, Épistémologie, Paris, PUF, 1980.
  • Vincent Bontems, « L'actualité de l’épistémologie historique », Revue d'histoire des sciences, vol. 1, no 59,‎ , p. 137-147 (lire en ligne).
  • Jean-François Braunstein (éd.), Textes Clés de l'histoire des sciences. Méthodes, styles et controverses, Paris, Vrin, 2008, 384 p.
  • Anastasios Brenner, « L’épistémologie historique d’Abel Rey », dans Revue de métaphysique et de morale, no 90, 2016/2, p. 159-176.
  • Anastasios Brenner, « Le positivisme logique : le cas du Cercle de Vienne », dans Revue interdisciplinaire d'études juridiques, vol. 67, 2011/2, p. 119-133.
  • Anastasios Brenner, « Quelle épistémologie historique ? Kuhn, Feyerabend, Hacking et l'école bachelardienne », Revue de métaphysique et de morale, vol. 1, no 49,‎ , p. 113-125 (lire en ligne).
  • Auguste Comte (préf. Patrick Dupouey), Cours de philosophie positive [Première et Deuxième leçons], Paris, Nathan, coll. « Les Intégrales de Philo », , 128 p. (ISBN 2091758515).
  • Joseph Dopp, "Congrès Descartes", dans Revue Philosophique de Louvain, vol. 56, 1937, p. 664-679.
  • Alexandre Koyré, Études d'histoire de la pensée philosophique, Paris, Gallimard, 1971.
  • (en) Martin Kusch, « Hacking's historical epistemology: a critique of styles of reasoning », Studies in History and Philosophy of Science, Part A 41 (2):158-173 (2010).
  • Thomas S. Kuhn, La Structure des révolutions scientifiques, Paris, Flammarion, coll. « Champs-Sciences », (1re éd. 1962), 286 p. (ISBN 9782080811158).
  • Dominique Lecourt, L'épistémologie historique de Gaston Bachelard, Paris, Vrin, 2002 (1969), 128 p.
  • Dominique Lecourt, Pour une critique de l'épistémologie : Bachelard, Canguilhem, Foucault, Paris, Maspero, 1972.
  • Mary Pickering, « Le positivisme philosophique : Auguste Comte », dans Revue interdisciplinaire d'études juridiques, vol. 67, 2011/2, p. 49-67.
  • Patrick-Michel Noël, Épistémologie, histoire et historiens : considérations conceptuelles, méthodologiques et empiriques (…), Thèse de doctorat en histoire, sous la direction de Joceline Charbot et Martin Pâquet, mémoire de thèse Québec, Université de Laval, 2014.
  • Jacques Revel, « Les sciences historiques », dans Jean-Michel Berthelot (dir.), Épistémologie des sciences sociales, Paris, PUF, 2012.
  • (en) Thomas Sturm, « What (Good) is Historical Epistemology? », Max Planck Institute for the History of Science, 2008.
  • Jean-Jacques Wunenburger, Bachelard et l'épistémologie française, Paris, PUF, 2003.

Articles connexes[modifier | modifier le code]