Épierre

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Épierre
Épierre
Vue d'Épierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Canton Saint-Pierre-d'Albigny
Intercommunalité C.C. Porte de Maurienne
Maire
Mandat
Jean Bouvier
2014-2020
Code postal 73220
Code commune 73109
Démographie
Gentilé Épierrains
Population
municipale
770 hab. (2015 en augmentation de 5,48 % par rapport à 2010)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 27′ 17″ nord, 6° 17′ 43″ est
Altitude Min. 348 m
Max. 2 746 m
Superficie 19,36 km2
Localisation

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Épierre
Liens
Site web epierre-savoie.com

Épierre est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Épierre se situe dans partie basse de la vallée inférieure de l'Arc ou de la vallée de la Maurienne[1], à environ 10 kilomètres en amont d'Aiguebelle. Cette partie de la vallée se nomme la Basse Maurienne[1], sur laquelle a été créée la communauté de communes Porte de Maurienne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Épierre
Saint-Pierre-de-Belleville Argentine
Saint-Léger Épierre La Léchère
La Chapelle Montgellafrey

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La commune se situe en basse Maurienne, dans un bassin précédent celui de la Chambre. Le village principal est bâti en fond de vallée dans l'axe des massifs cristallins externes. Les roches les plus communes sont le granite et le gneiss. Épierre est dominée par le massif de la Lauzière. Le delta entre le bas de la commune et ses sommets est de plus de 2 200 m d'altitude.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière l'Arc délimite l'ouest du territoire de la commune.

Transports[modifier | modifier le code]

La gare d'Épierre - Saint-Léger le long de la D 1006.

La commune d'Épierre est accessible par l'autoroute A43, sortie no 25 : Aiguebelle - Épierre, et par la route départementale D 1006 (ancienne nationale 6).

La gare d'Épierre - Saint-Léger est desservie par les trains TER en provenance de Lyon, Chambéry et Saint-Jean de Maurienne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Épierre : en patois, *Éve pierre < *Acqua pietrosa. L'Arc doit ici parcourir des rapides, qui contrastent en aval avec une zone de calme relatif, d'où le nom d'Aiguebelle, commune située en aval sur le cours d'eau.

Autre variante : Ad pietra, lieu entouré de rochers.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Épyére (graphie de Conflans) ou Èpiérra (ORB)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Période médiévale[modifier | modifier le code]

Durant la période médiévale, Épierre est une partie de la seigneurie appartenant La Chambre[3]. Elle est positionnée entre le comté de Savoie et celui de Maurienne, permettant de contrôler le passage, notamment le passage par vers le col du Grand Cucheron[3]. La maison forte d'Épierre permet de le contrôler[3].

La commune d'Épierre a été détachée d'Aiguebelle en 1738.

Développement industriel[modifier | modifier le code]

A partir de 1924 la vie de la commune a été fortement marquée par la présence d’une usine de phosphore – la seule, pratiquement, en France si l’on excepte un petit atelier dans l’usine de Pierrefitte-Nestalas[4]. Au départ, il s’agissait pour la société Coignet, d’origine lyonnaise, de regrouper en une seule entité trois petites unités implantées dans les Alpes. Le but restait le même : pour une fabrication exigeant 13 500 kWh à la tonne, disposer d’un approvisionnement énergétique autonome. Or l’opportunité se présentait du rachat des trois petites centrales hydroélectriques ( Corbière, Lauzière et des Moulins). Pour faire face aux investissements de modernisation, au terme de divers accords, Coignet a été conduit à intégrer le groupe Kuhlmann en 1960 et, pour finir, à entrer dans le conglomérat PUK en 1972[5].

Pari tenu, malgré la perte de l’autonomie énergétique du fait de la nationalisation de l’électricité, comme en témoigne la progression de la production passée de 1 000 tonnes vers 1950 à 13 000 en 1971. Le défi à relever était pourtant considérable car l’usine d’Épierre était particulièrement pénalisée par son enclavement dans un site montagnard du fait de l’énormité des intrants pour une telle fabrication. Le phosphate tricalcique importé de Tunisie devait être débarrassé de sa gangue calcaire et réduit de son oxyde, sa teneur en phosphore pur n’étant que de 12,5 % ! Compte tenu, par ailleurs, du quartzite et du coke nécessaires au traitement du minerai brut, la mise au mille s’établissait à 13,5 tonnes pour une tonne de phosphore. PUK devait lutter contre la concurrence étrangère, allemande et canadienne en particulier. La fermeture paraissait inévitable malgré une politique de qualité exceptionnelle. Il est remarquable que la production ait été maintenue jusqu'en 1995, par les repreneurs successifs, Atochem depuis 1985, Elf Atochem depuis 1992.

Si l'emploi a pu être relativement sauvegardé, l'effectif passant de 179 en 1974 à 114 en 1985 c'est grâce au développement de la production de dérivés du phosphore : l'anhydride phosphorique dès les années 1960, les acides polyphosphoriques depuis 1979. Cet effort constant de spécialisation a été poursuivi par Atofina de 2000 à 2002, puis le Néerlandias ThermPhos de 2002 à 2013, date du rachat par l'Allemand Lanxess, leader mondial pour le pentoxyde de phosphore et l'acide polyphosphorique, substances intermédiaires pour diverses fabrications, en pharmacie en particulier. Mais seule une trentaine d'emplois a pu être maintenue.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville d'Épierre.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au avril 2014)
Jean Bouvier ... ...

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Epierrien(ne)s[6].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2015, la commune comptait 770 habitants[Note 1], en augmentation de 5,48 % par rapport à 2010 (Savoie : +3,19 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
358348380360490540542531576
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
606584629660577551565610630
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
625681616566566674750753761
1982 1990 1999 2006 2007 2012 2015 - -
820650578651661758770--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Activités de service[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château d'Épierre est une ancienne maison forte du XIIe siècle, reconstruite au XIVe siècle, et, restauré au XVIe ou XVIIe siècle, qui se dresse au nord-est, dans la partie haute du bourg. Il surveillait l'étroit passage sur la rivière Arc. Au Moyen Âge, il fut le centre de la seigneurie d'Épierre, élevée au rang de baronnie.

Près du château se trouve une ancienne église datant du XIVe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Brocard, Maurice Messiez-Poche, Pierre Dompnier, Histoire des communes savoyardes : La Maurienne - Chamoux - La Rochette (vol. 3), Roanne, Éditions Horvath, , 558 p. (ISBN 978-2-7171-0289-5, lire en ligne), p. 41-45. ([PDF] lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Dossier sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org a consacré à la vallée, aujourd'hui consultable sur savoie-archives.fr. François Forray et Jean Prieur, « La basse Maurienne », www.savoie-archives.fr (consulté le 12 juillet 2015) (6 pages).
  2. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 23
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  3. a b et c Histoire des communes savoyardes 1983, p. 41.
  4. Louis Chabert, Les grandes Alpes industrielles de Savoie, , 559 p., p. 212-215
  5. Chabert 1978, p. 36-43
  6. « Épierre », Accueil > Ressources > Communes, le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en février 2018), Ressources - Les communes.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.