Éphèbe d'Agde

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L'Éphèbe d'Agde

Découverte[modifier | modifier le code]

L'Éphèbe d'Agde[1] est une statue antique en bronze, de 1,33 m de haut, datée du IIe siècle av. J.-C. Elle a été découverte dans le lit de l'Hérault, face à la cathédrale Saint-Étienne d'Agde, en 1964 par Jacky Fanjaud, membre du GRASPA (Groupe de recherches archéologiques subaquatiques et de plongée d'Agde[2]). Elle est exposée au Musée de l'Ephèbe à Agde, dont elle est l'oeuvre majeure.

Elle évoque le style du sculpteur Lysippe de Sicyone et, du fait de certains attributs et conventions iconographiques, pourrait représenter Alexandre le Grand[3].

Trouvée dans les eaux fluviales, la statue appartient à l'Etat et quitta Agde dès sa découverte. Après une restauration fondamentale[4] au Laboratoire d'archéologie des métaux de Jarville la Malgrange, l'Ephèbe fut exposé au Musée du Louvre pendant plus de vingt ans.


Revendication et retour à Agde[modifier | modifier le code]

Les Agathois, attachés à cette découverte et à cette figure devenue emblématique, ne cessèrent de manifester leur souhait de voir revenir la statue dans "sa" ville. Le maire Pierre Leroy-Beaulieu et Denis Fonquerle furent les principaux artisans de ce retour, que l'Etat conditionna à la création d'un nouveau musée. Celui-ci sera construit à partir de 1982 par l'architecte Jean Le Couteur, puis inauguré en 1985. L'Ephèbe l'intégre en 1987[5], en présence de François Léotard, alors ministre de la Culture.

L'Ephèbe est devenu un emblème de la ville d'Agde. Sa tête stylisée figure sur un ancien logo de la commune. Une copie en résine de grandes dimensions a été érigée sur un rond-point routier (le rond-point de l'Éphèbe) près de la rocade sud. Enfin Hervé Di Rosa reprend la silhouette de l'Ephèbe comme motif pour sa résille métallique enrobant le nouveau Palais des Congrès de la ville. Pour le trentième anniversaire de l'arrivée de la statue à Agde, le Musée de l'Ephèbe commanda à l'artiste Anita Gauran une série de photogrammes représentant l'Ephèbe[6].

Remontée de la statue, le 13 septembre 1964. En combinaison de plongeur, Jacky Fanjaud. A droite, accroupi, Denis Fonquerle. Au centre, Jules Baudou, qui le premier parla de l'Ephèbe d'Agde".

Philatélie : les postes françaises ont émis en 1982 un timbre-poste d'une valeur faciale de 4 F représentant l'éphèbe d'Agde. Ce timbre est l'œuvre du graveur polonais Czesław Słania.

Notes sources et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'Ephèbe d'Agde (titre d'usage) ; l'Alexandre d'Agde », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le 23 août 2019)
  2. Le GRASPA a été créé en 1960 par Denis Fonquerle et Michel Souques. Il fut l'opérateur de nombreuses prospections archéologiques dans le fleuve Hérault, l'étang de Thau ou la mer Méditerranée. La majeure partie des collections du Musée de l'Ephèbe d'Agde a été découverte par le GRASPA.
  3. Odile Bérard-Azzouz, L'Alexandre d'Agde dit l'Éphèbe in Mystères des bronzes antiques, exposition du 6 juin au 31 décembre 2003, Musée de l'Éphèbe, Agde, p. 64
  4. Albert France-Lanord, « L'éphèbe d'Agde », Revue archéologique de Narbonnaise, vol. 2, no 1,‎ , p. 187–191 (DOI 10.3406/ran.1969.907, lire en ligne, consulté le 23 août 2019)
  5. « l'Ephèbe d'Agde » (consulté le 23 août 2019)
  6. « Sous l'eau, le feu ! »
Ancien logo de la ville d’Agde.