Éolienne offshore

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Éoliennes sur le Parc éolien de Thorntonbank (28 km des côtes belges en Mer du Nord) ; la partie émergée mesure 157 m de haut, soit 184 m au-dessus du fond marin ; le diamètre balayé est de 126 m, chaque pale mesurant 61,5 m; puissance de cinq MW par turbine « REpower ».
Les vents marins sont plus forts et plus réguliers que sur terre (ici en janvier et en juillet, en vitesse moyenne ; la couleur claire indique les zones les plus ventées).
Trépied d'éolienne offshore (Cuxhaven).

Une éolienne offshore, en français éolienne en mer[1], est une éolienne implantée au large des côtes pour mieux utiliser l'énergie du vent afin de produire de l'électricité grâce à une turbine et à un générateur électrique.

Il en existe deux types principaux d'éoliennes en mer: les éoliennes fixes qui sont implantées sur les fonds marins à moins de 50 mètres de profondeur et les éoliennes flottantes qui offrent l'avantage de pouvoir être construites sur terre et implantées dans des zones où la profondeur des fonds marins dépassent 50 mètres.

On peut aussi mentionner les hydroliennes qui, sans être des éoliennes, ont un fonctionnement similaire, les vents étant remplacés par les courants marins.

Histoire[modifier | modifier le code]

En Europe, l'éolien en mer a expérimentalement débuté au Danemark dans les années 1990. Deux entreprises Vestas et Alstom ont été les premiers constructeurs, ensuite rejoint par Siemens et Areva. Une seconde vague de développement est née à partir de 2010. En 2016 environ 11 GW sont déployés en Europe (à 50 % au Royaume-Uni), 30 % devant le littoral allemand et pour le reste en Mer du Nord (Belgique, Pays-Bas, Danemark). la tendance est aux machines moins nombreuses et plus puissantes (5-6 MW vers 2015 puis 8 à 10 MW vers 2020) pour diminuer les coûts de maintenance, afin de diminuer le coût de production (l'objectif est de -20 %, soit passer de 200 à 140-150 €/MWh puis 100 €/MWh en 2020) selon Antoine Decout.

Surfaces et répartition nécessaires[modifier | modifier le code]

Le plus grand parc éolien du Royaume-Uni, pays leader de l'éolien offshore, est le London Array ; les 175 éoliennes de sa phase 1, réparties sur une surface de 100 km2, fournissent une puissance de 630 MW[2] ; après sa mise en service complète en avril 2013, le parc a produit en 6 mois d'hiver (octobre 2013 - mars 2014) 1,5 TWh[3] ; extrapolée sur un an, cette production peut être estimée à 3 TWh, représentant environ 0,8 % de la production brute du Royaume-Uni (363,8 TWh en 2012)[4], alors que la surface de 100 km2 de ce parc représente 0,04 % de la superficie du pays (242 900 km2).

Puissance et facteur de charge[modifier | modifier le code]

Les coûts de production et d'installation sont supérieurs à ceux des éoliennes terrestres classiques, mais leur facteur de charge est plus élevé car elles bénéficient d'un vent plus fort et plus régulier.

Une éolienne de type « 5 MW offshore » produit environ 15 GWh d'électricité par an, soit à titre d'exemple de quoi permettre à 10 000 voitures électriques standards de parcourir chacune 10 000 kilomètres par an.
Une éolienne offshore de 5 MW (de puissance maximale) a en fait une puissance moyenne de 1,7 MW  :

5 MW * facteur de charge offshore (34 %) = 1,7 MW.

La production annuelle d'électricité de l'éolienne est donc de : 1,7 MW * 8 760 heures = 15 GWh.

Ces éoliennes sont généralement hautes et tournent lentement – moins de 10 tours par minute pour les grandes éoliennes offshore.

En 2014 le groupe Areva (qui se développe aussi en Écosse[5]) a confirmé, à l'occasion de la création d'une coentreprise (joint-venture) avec le producteur espagnol de turbines éoliennes Gamesa (via sa filiale Areva Wind)[6],[7], vouloir rapidement développer une éolienne de 8 mégawatts qui se contenterait d'un vent moyen de 12 m/s[8]. Areva entrerait alors dans le marché restreint des éoliennes de très grande puissance, qui intéresse de nombreux pays disposant d'un espace maritime. Areva a aussi postulé fin 2013 au second appel d'offres français pour l'éolien offhsore avec GDF Suez pour lequel il a prévu de produire cette nouvelle turbine de 8 MW[9]. Cette turbine comptera parmi les plus puissantes au monde, égale à celle du seul autre prototype actuellement prévu, celui du groupe danois Vestas annoncé pour 2014.

Coût[modifier | modifier le code]

Une dizaine des principaux acteurs du secteur, dont Siemens, Iberdrola, GE, EDP Renewables, MHI Vestas, RWE et E.ON, ont déclaré en juin 2016 qu'ils estimaient pouvoir atteindre un coût de production de 80 €/MWh d'ici à 2025, coûts de raccordement inclus. Le suédois Vattenfall a remporté en 2015 un appel d'offres au Danemark pour la construction du parc Horns Rev3 au prix de 103 €/MWh, hors raccordement (le coût du raccordement varie en fonction des conditions, mais il s'établit en moyenne à 20 €/MWh). Au printemps 2016, les Pays-Bas viennent de clore un appel d'offres pour la construction de 350 MW au large de Borssele, avec un prix plafond assez bas, à 139 €/MWh, raccordement inclus ; or il y a eu 38 offres. En France, sur les six champs déjà attribués, les prix sont de l'ordre de 180 à 200 €/MWh. Mais la baisse des coûts dépend surtout de l'effet de série et suppose donc un flux constant et important d'appel d'offres : selon WindEurope, l'association professionnelle européenne, pour atteindre un coût de 80 €/MWh en 2025, il faudrait installer 4 000 MW par an après 2020[10].

Le danois DONG Energy a emporté en juillet 2016 l'appel d'offres sur les champs de Borssele 1 et 2 (700 MW) aux Pays-Bas en proposant un prix de 72,70 €/MWh produit (hors raccordement) ; compte tenu du coût du raccordement au réseau à terre (câbles et sous-stations électriques), évalué entre 15 et 20 €/MWh, l'appel d'offres néerlandais passe très significativement sous la barre des 100 €/MWh qui constituait l'objectif que s'était fixé la profession pour 2020. En France, les premiers appels d'offres d'éoliennes en mer (six champs d'environ 500 MW chacun) ont été attribués autour de 200 €/MWh. Le prix très bas atteint aux Pays-Bas s'explique par la politique de programmation adoptée : un gisement de 3 500 MW a été identifié et des trains d'appels d'offres de 700 MW sont organisés chaque année, avec un prix plafond qui baisse à chaque fois ; de plus, les champs néerlandais bénéficient déjà des autorisations environnementales, obtenues en amont par le réseau de transport d'électricité, ce qui permet d'accélérer la mise en œuvre du projet et de réduire les risques[11].

Impacts sur l’environnement[modifier | modifier le code]

Un des inconvénients des installations offshore est le risque qu'elles font courir à la navigation si la signalisation tout-temps n'est pas mise en place.

Un des avantages est qu'elles créent un îlot propice aux espèces qui ont besoin d'un récif pour se développer (par exemple les moules)[12].

Fabricants d'éoliennes offshore[modifier | modifier le code]

Après la fusion des activités éoliennes de Gamesa et Siemens au sein d'une entité commune, détenue à 59 % par Siemens, puis la cession à Gamesa des parts d'Areva dans la coentreprise Adwen créée avec Gamesa en 2014, Siemens va détenir une part dominante : il était déjà de loin le premier fournisseur européen, avec 63,5 % des 11 gigawatts installés d'éoliennes en mer fin 2015, soit plus de 2 000 turbines connectées. Adwen (127 turbines installées) lui ajoute 5,7 points de parts de marché[13].

Géographie de l'éolien en mer[modifier | modifier le code]

Statistiques mondiales[modifier | modifier le code]

En 2015, le plus grand parc éolien offshore au monde est celui de London Array au Royaume-Uni avec une puissance installée de 630 MW.

La puissance installée totale des parcs éoliens en mer atteignait 12 105 MW fin 2015, soit 2,8 % de la puissance installée éolienne mondiale :

Puissance installée des parcs éoliens dans le monde (MW)[14].
Pays 2014 2015
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 4 500 5 061
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 1 012 3 295
Drapeau du Danemark Danemark 1 271 1 271
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 658 1 018
Drapeau de la Belgique Belgique 712 712
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 247 427
Drapeau de la Suède Suède 212 212
Drapeau du Japon Japon 50 53
Drapeau de la Finlande Finlande 26 26
Drapeau de l'Irlande Irlande 25 25
Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud 5 5
Drapeau de l'Espagne Espagne 5 5
Drapeau de la Norvège Norvège 2 2
Drapeau du Portugal Portugal 2 2
Drapeau des États-Unis États-Unis 0,02 0,02
Monde 8 728 12 105

L'évolution de ce total est très rapide : 2011 : 4 117 MW 2012 : 5 415 MW (+32 %) 2013 : 7 046 MW (+30 %) 2014 : 8 728 MW (+24 %) 2015 : 12 105 MW (+39 %)

Europe[modifier | modifier le code]

Champ d'éoliennes au large entre l'Allemagne et le Danemark.

L'Union européenne (où le cap des 2 000 éoliennes offshore installées et des 6 500 mégawatts en fonctionnement a été franchi fin 2013)[15], a décidé de produire 23 % de son électricité en énergie renouvelable, propre et sûre d’ici 2020, ce qui ne peut se faire sans éoliennes offshore, et donc sans établir un réseau électrique interconnecté capable de livrer l’électricité produite avec irrégularité en mer Baltique ou en mer du Nord au reste de l’Europe, ce qui est une des deux priorités annoncées par le commissaire européen à l’énergie Andris Peibalgs fin novembre 2007. Celui-ci a confié une mission de coordination à l’Allemand Goerg Wilhmelm Adamowitsh[16][réf. insuffisante].

Selon l’European Wind Energy Association (EWEA),

  • en 2010 308 nouvelles éoliennes ont été construites en mer en Europe, soit une capacité supplémentaire de 883 MW), pour 2,6 milliards d’euros investis.
  • en 2013, 418 nouvelles éoliennes ont été raccordées (dans 12 parcs marins), pour une capacité totale de 1 567 mégawatts, soit 34 % de plus qu'en 2012. 47 % des capacités nouvellement installées en 2013 l'ont été dans les eaux anglaises puis dans les eaux danoises (22 %), allemandes (15 %), belges (12 %), suédoises (3 %) et espagnoles (1 %). 2 080 éoliennes en mer produisaient fin 2013 6 562 mégawatts dans 69 parcs (11 pays) mais c'est le Royaume-Uni qui domine ce secteur (56 %) devant le Danemark (19 %), l'Allemagne (8%), les Pays-Bas (4 %) et la Suède (3 %). Deux groupe dominent ce marché en Europe : Siemens pour 60 % et Vestas pour 23 % des installations offshore européennes[17]
  • 2014 : en janvier 11 chantiers sont en cours (3 000 mégawatts prévus)[17].

Au 30 juin 2015, le parc éolien en mer de l'Europe dépasse le cap des 3 000 turbines et 10 000 MW de puissance installée ; le premier semestre 2015 a connu une forte accélération des installations : 584 turbines ont été connectées au réseau, soit 2 350 MW, mais 2016 va être une année creuse, aucune connexion n'étant prévue au Royaume-Uni. Six projets sont en cours de finalisation pour 2 200 MW[18].

France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Énergie éolienne en France.

Le potentiel éolien de la France est très élevé (le second en Europe[19]) avec un potentiel de 20 GW terrestres (pour une production de 50 TWh par an) et de 40 GW offshore (pour une production de 150 TWh par an), soit un potentiel éolien théorique total de 200 TWh par an. S'il était mobilisé en 2040, il représenterait 31 % de la consommation française prévisible d’électricité, soit 200 TWh/an, pouvant se répartir comme suit :

  • 8 000 éoliennes offshore de 5 MW sur 40 grandes centrales installées entre 15 et 40 km de la côte, à des profondeurs maximales d'eau de 200 m ;
  • 8 000 éoliennes terrestres de 3 MW, soit moins du quart du nombre de pylônes très haute tension (400 kV) installés en France (qui mesurent 50 à 55 m de haut - et jusqu’à 100 m dans les zones vallonnées[réf. nécessaire], contre 80 à 100 m pour les mâts des grandes éoliennes, plus 25 à 75 m pour les pales[20]).

Après l'abandon de projets situés face à Dunkerque dans les années 1990, puis en Bretagne-sud, ou en Manche avec le Parc éolien en mer des Deux-Côtes[21] freiné notamment en raison de la présence d'un dépôt de munitions immergées, ce pays n'avait en 2010 aucun projet offshore mis en œuvre ou en construction.

En 2009-2010 un dispositif de concertation sur l’Éolien offshore a défini, sous l'autorité des préfets et pour chaque façade maritime (Bretagne, Pays de la Loire, Haute-Normandie, Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d'Azur), des zones propices[22]. Dans la cartographie qui prend en compte la profondeur et la vitesse du vent, mais aussi la sensibilité ou la proximité de zones naturelles protégées, de zones de pêche, de couloir de transport maritime, de zones d'extraction marines, etc. :

  • des zones rouges à forts enjeux désignent les zones marines où l'éolien serait a priori exclu ;
  • Les zones orange à enjeux modérés sont des zones de tolérance
  • les zones vertes à enjeux faibles sont celles qui ne poseraient aucune contrainte majeure à l'implantation d'éoliennes offshore.

Plus les enjeux environnementaux mis en valeur par ces cartes sont importants, plus les études d'impact devront les étudier et les prendre en compte[23].

Éolienne Haliade au Carnet, test pour le futur parc offshore.

En 2011, avec quatre mois de retard[24], en janvier un appel à projets de 10 milliards d'euros a été annoncé pour environ 600 éoliennes (soit environ 3 000 MW de puissance maximale) à installer de 2010 à 2020 sur 5 sites dits :

Ceci reste loin des objectifs éoliens du Grenelle de l'environnement (23 % d'énergie renouvelable en 2020 et 25 000 MW de puissance éolienne installée à cette date, dont au moins 6 000 MW offshore avant 2020) qui selon un rapport de 2010, à ce rythme ne pourront pas être tenus[26].

Le projet global est de construire en 5 ans (de 2015 à 2020) 1 200 éoliennes offshore assurant 6 000 MW en 2020, ce qui devrait nécessiter 20 milliards d’euros[25] mais aussi selon Jean-Louis Bal, le président du SER permettre la création de 50 000 emplois supplémentaires et fournir 10 % de l'électricité du pays[27].
L’État n'a pas souhaité fixer de tarif de rachat de l'électricité. Le surcoût de l’électricité produite par les éoliennes ne sera pas financé par une écotaxe sur les énergies polluantes, mais compensé par la « Contribution au service public de l'électricité » (CSPE), taxe qui devrait augmenter de 2015 à 2020 (à 4 % de la facture des ménages en 2020, soit environ 25 €/an par ménage) avant de probablement diminuer après 2020, selon les prix de marché de l’électricité[25].

Un premier appel d'offres est annoncé pour mai 2011 (remise d'offres pour novembre 2011 ; décision d'attribution au 1er semestre 2012, confirmation de participation à l'été 2013, construction à commencer en 2015 et mise en service échelonnée[25]. En avril 2012, le gouvernement a rendu ses conclusions en choisissant EDF/Alstom pour trois sites, AREVA pour le site de Saint-Brieuc et en reportant son choix pour le site du Tréport. Plusieurs groupes européens dont EON et Vattenfall, ou français (EDF énergies nouvelles et Alstom ou GDF Suez via sa filiale La compagnie du vent) se montrent intéressés[28] et quatre zones sont retenues, au large de Courseulles (Calvados), Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Saint-Brieuc (Côtes d'Armor), pour un total de 2 000 MW.

L'Université de Nantes a été parmi les universités pionnières en France en formation de cadres en conception, fiabilité et maintenance des structures marines et offshore. Le Master de Génie Civil, Spécialité Travaux Publics et Maritimes, Maintenance (TPMT) dirigé actuellement par le professeur Franck Schoefs s'appuie sur une formation créée en 1984 par le professeur Alain Grovel disposant d'un réseau de 750[anciens étudiants: il dispense des cours en offshore depuis 1994. Plus récemment le master de Mécanique Numérique a ouvert en 2004 un parcours intitulé à la rentrée 2014 Fiabilité et Maintenance des structures Marines et Offshore (FM2O). En 2011 pour répondre aux besoins spécifiques de cette filière, l'École supérieure d'ingénieurs des travaux de la construction de Caen (Estic, école privée) annonce ouvrir à l'automne 2011 un Mastère spécialisé (Bac+6), orienté sur le thème « Ouvrages Maritimes et Portuaires »[29].

Début 2013, un 2e appel d'offres a été publié[30] pour deux parcs éoliens (de 80 à 100 machines chaque et 480 à 500 MW par projet, pour un total de 1 000 MW au maximum), au large du Tréport (Seine-Maritime) et de l'île de Noirmoutier et d'Yeu (Vendée), dont le premier était inclus dans le premier appel d'offres mais finalement non-attribué[27] par la CRE qui sélectionnera les projets. 20 % des critères de choix porteront sur « le respect de la mer et de ses usages » (20 %) [27]. 4 mois après réception des dossier, la CRE transmettra à la ministre de l’énergie une synthèse du projet qui servira au choix des opérateurs retenus, qui auront ensuite 7 ans et 3 mois pour mettre en service au moins 40 % des installations (90 % après 8 ans et 3 mois et la totalité après 9 ans et 3 mois).

Allemagne[modifier | modifier le code]

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Énergie éolienne au Royaume-Uni.

Danemark[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Énergie éolienne au Danemark.

Belgique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Énergie éolienne en Belgique.

Asie[modifier | modifier le code]

La Chine vise un taux de 15 % d'électricité "verte" avant 2020, notamment via un grand programme éolien, terrestre, et maintenant au large[31]. Après les 34 éoliennes offshore de Shanghai (capacité de 100 MW), on évoque quatre parcs offshore devant le littoral de la province orientale du Jiangsu (investissement de 2,4 milliards d'euros pour une capacité d'environ 1 000 MW). Les constructeurs pourraient être Sinovel, Goldwind ou Dongfang Electric[32].

Amérique[modifier | modifier le code]

Le tout premier parc d'éoliennes offshore des États-Unis a été mis en service en août 2016 à 5 km au large de l'île de Block Island, près de New York ; ses cinq éoliennes couvriront près de 90 % des besoins de l'île en électricité, économisant aux habitants le carburant du groupe électrogène au diesel qui alimente l'île. Le potentiel de développement de l'éolien offshore semble plein de promesses. Le département de l'énergie estime qu'il pourrait représenter près de 54 GW sur les 300 GW nécessaires pour atteindre 20 % d'énergie éolienne en 2030. Plus de la moitié de la population américaine vit près des côtes, c'est là que sont la consommation et les bassins d'emploi ; mais les éoliennes en mer suscitent la résistance des ONG de défense de l'environnement ainsi que des résidents, tandis que le cadre réglementaire, éclaté entre les États, ouvre la voie aux litiges. Si une vingtaine de projets sont à l'étude, plusieurs semblent enlisés depuis des années, comme l'emblématique projet Cape Wind, lancé au début des années 2000, qui prévoyait l'installation de 130 éoliennes au large du cap Cod, dans le Massachusetts[33].

Installations[modifier | modifier le code]

Les techniques d'installations sont dérivées d'autres technologies offshore (pétrolières notamment) à faible profondeur.

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Début 2015, en préparation du projet de parc offshore de Fécamp, un démonstrateur de fondation gravitaire du Norvégien Seatower sera installé pour tester cette technologie qui doit réduire le temps et le coût de construction des parcs ; la fondation gravitaire consiste en une embase de béton surmontée d'un pied de mât en acier capable de flotter et pouvant ainsi être remorquée par des navires de remorquage classiques, évitant de recourir à des navires-grues sensibles aux conditions météo. Une fois positionnées au-dessus de leur emplacement, les fondations sont immergées par l'introduction progressive d'eau de mer. L'embase de béton est enfin remplie de sable et l'eau évacuée pour stabiliser la construction[34].

Plateformes de conversion[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « FranceTerme »
  2. (en)The project - How it all began, site web du London Array consulté le 17 juin 2014.
  3. (en)3TWh generated by London Array, site web du London Array consulté le 17 juin 2014.
  4. (en) [PDF] Department of Energy and Climate Change DUKES 2013 Chapter 5 Electricity (voir page 139), site du Gouvernement consulté le 14 février 2014.
  5. Bati-actu (2012) Le groupe français Areva et le gouvernement écossais ont dévoilé, ce lundi 19 novembre un projet d'usine d'éoliennes maritimes en Écosse. Objectif : desservir le nord du marché britannique et compléter la future usine française du Havre et le site existant en Allemagne 2012-11-20
  6. Areva and Gamesa agree joint venture in offshore wind energy, Reuters, 20 janvier 2014
  7. Batiactu (2014), Éolien offshore : Areva se rapproche de Gamesa ; Le groupe public français Areva et l'espagnol Gamesa vont regrouper dans une coentreprise dans le secteur des éoliennes en mer, viennent de déclarer, ce lundi 20 janvier, les sources ayant une connaissance directe du dossier ; 2014-01-21, consulté 2014-01-21
  8. AREVA Powerful: the M5000 delivers up to 5 MW (for an average wind speed of around 12 m/s). The AREVA 8MW wind turbine delivers up to 8 MW (for an average wind speed of around 12 m/s), consulté 2014-01-21
  9. Anne Feitz (2013), Éolien en mer : EDF EN et GDF Suez face à face, Les échos 2013-11-28
  10. Eolien en mer : la baisse des coûts progresse à grands pas, Les Échos, 8 juin 2016.
  11. Eolien en mer : l'objectif de baisse des coûts enfoncé aux Pays-Bas, Les Échos, 7 juillet 2016.
  12. L'éolien offshore contribuerait à l'épanouissement de la vie marine, sur le site enerzine.com - consulté le 25 octobre 2012
  13. Eolien en mer : cinq questions clefs autour de la sortie d’Areva, Les Échos, 12 septembre 2016.
  14. [PDF] (en) « Global Wind Statistics 2015 », Global Wind Energy Council (GWEC),‎ (consulté le 28 février 2016)
  15. Géographie des mers et des océans, ouvrage dirigé par le Professeur Raymond Woessner, sur atlande.eu(Atlande), carte de l'éolien offshore en mer du Nord, page 197
  16. Communiqué du Commissaire, vendredi 30 novembre 2007
  17. a et b Le cap des 2000 éoliennes en mer franchi en Europe, Bati-actu et AFP (28/01/2014)
  18. Le marché de l'éolien en mer atteint le cap des 3.000 turbines en Europe, Les Échos du 19 août 2015.
  19. 200 TWh par an, 2040, énergie éolienne, France, potentiel éolien en France ; cabinet d’études Espace Éolien Développement, filiale de Poweo
  20. La longueur des pales, Wiki Éolienne
  21. [PDF] Synthèse du dossier du maitre d'ouvrage, présenté mi 2010 à l'enquête publique, sur le site debatpublic-eolien-en-mer.org
  22. Île de Noirmoutier (Vendée) : pas d'éoliennes offshore selon Nicolas Sarkozy, Actu Environnement, 29 novembre 2010
  23. Éolien offshore : la définition des zones propices s'achève, actu Environnement, 15 septembre 2010
  24. Éolien offshore : l'État lancera un appel d'offres de 3 000 MW en septembre, Actu-Environnement,
  25. a, b, c, d, e, f, g et h Éolien en mer : les ménages mettront la main à la poche, Batiactu 2011
  26. Xerfi Research ; Marché français de l’éolien à l’horizon 2020 ; La rentabilité des exploitants de parcs ; La structure de la concurrence et les mutations à l’œuvre au sein de la filière
  27. a, b et c Batiactu, Éolien offshore : le 2e appel d'offre est lancé, sur le site batiactu.com du 9 janvier 2013
  28. Éoliennes off shore : Nicolas Sarkozy donne le coup d’envoi, Batiactu.com, 25 janvier 2011
  29. MS Ouvrages Maritimes et Portuaires, communiqué de l'ESIT Caen du 15 février 2011
  30. Date limite de dépôt des offres : 29 novembre 2013 ; Avis est paru au Journal officiel de l’Union européenne 16 mars 2013 ; Cahier des charges produit par la Commission de régulation de l'énergie mis en ligne le 18 mars 2013
  31. La Chine ambitionne d'installer 30 GW d'éoliennes offshores, sur le site chineenergie.centerblog.net du 18 mai 2011, consulté le 18 novembre 2012
  32. Chine : 4 nouveaux parcs d'éoliennes offshore d'une capacité de 1000 MW, source AFP du 7 septembre 2010, sur le site Batiactu, consulté le 18 novembre 2012
  33. Les États-Unis installent leur première ferme en mer, Les Échos, 19 août 2016.
  34. Fondations offshore - Un démonstrateur à Fécamp, site du Journal des énergies renouvelables, consulté le 17 juin 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Paillard, Denis Lacroix et Véronique Lamblin, Énergies renouvelables marines, Éditions Quae, 2009.

Articles connexes[modifier | modifier le code]