Émilienne Farny

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Émilienne Farny
FARNY.jpg
Chantier, œuvre de 2007.
Naissance
Décès
(à 76 ans)
Lausanne (Suisse)
Nationalité
Activité
Mouvement
Influencée par
Conjoint
Michel Thévoz (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web

Émilienne Farny, née à Neuchâtel le et morte à Lausanne le [1], est une peintre suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Émilienne Farny a passé son enfance à Neuchâtel, où son père était avocat. De 1956 à 1960, elle étudie la peinture à l’École cantonale d'art de Lausanne, avec notamment le peintre Jacques Berger. Elle s’installe ensuite à Paris, où elle découvre le pop art. Elle se consacre dès lors à la représentation de ce qu’elle a sous les yeux, qu’elle inaugure par la série des Chantiers.

En 1971, elle revient en Suisse, à Lausanne, où le Musée cantonal des beaux-arts lui consacrera une exposition l’année suivante. Dans une longue série intitulée Le Bonheur suisse, elle représente les villas cossues, les paysages aseptisés et les rives bétonnées du lac Léman. À partir de 1985, dans Paysages après meurtre, la nature prédomine, détaillée avec une précision hyperréaliste, et contemplée par des personnages vus de dos. En 2003, dans la série des Vernissages, elle développe la réflexion picturale sur le thème du regard. Dans les séries les plus récentes, elle se consacre aux aspects les plus significatifs du décor urbain, graffitis, publicité, parkings, sous-voie, fenêtres sur cour, bancs et trottoirs, etc.

Émule des peintres américains comme Tom Wesselmann ou Roy Lichtenstein, Émilienne Farny adopte leur technique des aplats de couleur acrylique.

« Ce que je peins, dit-elle, c'est aujourd'hui : des graffiti avec des gens qui passent, des personnages de dos qui déambulent au bord d'un lac ou assis sur des bancs, des parkings, des vernissages, etc. Je n'explique pas le monde, je le peins avec sa folie, sa tendresse, son désarroi, et sa solitude surtout. Dans toute sa beauté aussi, celle qui niche partout pour qui sait la débusquer. Je n'ai aucun message à transmettre sinon un instant d'éternité volé au quotidien » [2].

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1997 : Fondation Moret, Martigny
  • 2000 : Espace Saint-François, Lausanne
  • 2001 : Maison Visinand, Montreux
  • 2006 : Galerie des amis des arts, Neuchâtel
  • 2008 : Galerie de l’Univers, Lausanne
  • 2009 : Galerie du Château, Renens
  • 2010 : Galerie Bis Heute, Berne
  • 2013 : Fondation Pierre Gianadda, Matigny
  • 2015 : Galerie de l'Univers, Lausanne

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.24heures.ch/culture/La-peintre-lausannoise-Emilienne-Farny-est-decedee/story/23847827
  2. Émilienne Farny, préface du catalogue de l’exposition Vernissages, Fondation Moret, Martigny, 1997

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émilienne Farny : Paysage après meurtre, textes de Alain Jouffroy, Bertil Galland, Christophe Gallaz, Claude Frochaux, Michel Thévoz, Roland Jaccard et Jacques Chessex. 70 reproductions en couleurs, 106 pages, éditions Kesselring, Lausanne, 1989.
  • Roland Jaccard : «Émilienne Farny», Das Kunst-Bulletin, 1989, 2.
  • Linda Lê : Émilienne Farny. Peintures récentes, préface du catalogue de la Galerie Alice Pauli, Lausanne, 1991.
  • Véronique Mauron, Émilienne Farny, notice du Dictionnaire des artistes suisses contemporain, Institut suisse pour l’étude de l’art, Zurich, 2004
  • Emilienne Farny, catalogue de l'exposition Emilienne Farny, Fondation Pierre Gianadda, Martigny, préface de Nicolas Raboud, 132 p., 2013
  • Michel Thévoz, Emilienne Farny et l'oiseau noir, éditions art&fiction, Lausanne, 80 p., 2015
  • Emilienne Farny, textes de Jacques Chessex, Florence Millioux Henriques, Christophe Gallaz, Claude Reichler, Michel Thévoz, en français et en anglais, 200 reproductions en couleurs, 242 pages, éditions Till Schaap, Berne, 2017

Liens externes[modifier | modifier le code]