Émilie Lamotte

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Émilie Lamotte
Biographie
Naissance
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Voir et modifier les données sur Wikidata (à 32 ans)
AlèsVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Émilie Lamotte née le à Paris et morte le à Alès est une conférencière et pédagogue, militante anarchiste et néo-malthusienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Émilie Joséphine Alexandrine Lamotte commence sa carrière d'enseignante comme institutrice dans une école congréganiste, jusqu'à leur interdiction par le gouvernement anticlérical d'Emile Combes, elle poursuit alors sa carrière dans l’enseignement laïque. Elle est mère de quatre enfants à l'age de 28 ans dont deux ont pour père l'imprimeur anarchiste Félix Malterre. En 1905, elle collabore également aux journaux anarchistes Le Libertaire et L'Anarchie[1].


Adepte des méthodes de la pédagogie libertaire de Francisco Ferrer et de Paul Robin, elle s’intéresse aux questions éducatives et notamment à l’expérience de l'école libre La Ruche fondée par Sébastien Faure à Rambouillet.

Elle donne des conférences[2] à l'occasion desquelles elle dénonce l'enseignement confessionnel comme l'enseignement laïque, dont elle estime qu'ils sont tous deux sources d'aliénation de l'enfant[3].

C'est à cette époque qu'elle rencontre André Lorulot, propagandiste anarchiste et libre penseur, avec qui elle partagera la fin de sa vie.

En 1906, elle participe avec lui à la fondation de la colonie communiste de Saint-Germain-en-Laye dont l'existence cesse en 1908[3].

Émilie Lamotte meurt en 1909 lors d'une tournée de conférences qu'elle effectuait en roulotte en compagnie de Lorulot[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Émilie Lamotte, La Limitation des naissances, 1908, Éditions de la colonie communiste de St Germain-en-Laye.
  • La Limitation des Naissances. Moyens d’éviter les Grandes Familles, Éditions Colonie communiste, Saint-Germain-en-Laye, 1908[4], texte intégral.
Éditions de L’Idée libre, Paris, 1920.
  • L’Education rationnelle de l’enfance, Publications mensuelles de L’Idée libre, n°21, juillet 1922, texte intégral.
  • Lettre sur l’amour, la beauté, la vie, l’inconstance et quelques autres sujets.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nicole Foussat et CNHRM 2015, p. 16.
  2. Dans son étude intitulée Les militantes anarchistes individualistes : des femmes libres à la Belle Epoque (Revue de civilisation contemporaine de l'Université de Bretagne Occidentale), Anne Steiner précise : « Émilie Lamotte, qui est une conférencière très sollicitée, s'absente régulièrement pour des tournées de propagande à travers la France ».
  3. a, b et c L'Éphéméride anarchiste : notice biographique.
  4. Institut international d'histoire sociale (Amsterdam) : notice.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Françoise Moreillon (dir.) et CNHRM de la GLFF (préf. Catherine Jeannin-Nallet), « Pionnières I : fille d'Ève et de Marianne », Voix d'initiées, Conform Edition, no 8,‎ (ISBN 978-2917075296)
  • Anne Steiner, Les militantes anarchistes individualistes : des femmes libres à la Belle Époque, Amnis, revue de civilisation contemporaine de l'Université de Bretagne occidentale, 8/2008, texte intégral.
  • Hugues Lenoir, Anna Mahé, Émilie Lamotte et les autres, l'éducation dans l'anarchie, in Les anarchistes individualistes et l'éducation, 1900-1914, Lyon, Atelier de création libertaire, 2015, (notice BnF no FRBNF44337597).

Notices[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]