Émilie Barrucand

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Émilie Barrucand
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Émilie Barrucand, née le à Montmorency, est consultante en anthropologie et auteur engagée. Elle est directrice de l'association Wayanga qui soutient les populations autochtones pour le respect de leurs droits et la préservation de leurs cultures et de leur habitat.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle a fait la connaissance des Indiens Kayapo et du chef Raoni en 2001 et travaille depuis, auprès de différentes communautés et associations autochtones d’Amazonie au Brésil. Elle les aide à rédiger et à mettre en place les projets qu’ils souhaitent réaliser pour la préservation de leurs cultures, de leurs langues, de leurs droits et de leurs terres. Elle passe, pour cela, depuis le début de son engagement, trois à six mois par an, en Amazonie, auprès des Indiens Kayapo et séjourne régulièrement chez les Indiens Paresi. Elle rend régulièrement visite à d’autres peuples. Elle s'est rendue chez les Indiens : Irantxe, Bororo, Ashaninka, Kuikuro, Kalapalo…

Émilie Barrucand a suivi ses études d’anthropologie à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, à Paris, sous la direction de Philippe Descola, directeur du Laboratoire d’Anthropologie Sociale. Touchée par les problèmes rencontrés par les populations autochtones d'Amazonie brésilienne, elle crée Wayanga en 2002, après son premier voyage chez les Indiens Kayapo.

En Europe, elle s’entretient régulièrement sur les problèmes auxquels font face les populations autochtones, avec les politiques (Ministère des Affaires étrangères, Haut Commissariat aux Droits de l’Homme de l’ONU…) et avec des ONG d’action mondiale. Elle est invitée à des colloques et conférences afin d'intervenir sur ces sujets.

Elle travaille, en tant que consultante, sur des projets valorisant le rôle des peuples autochtones en tant que protecteurs de l´environnement et dont le but est de sensibiliser le public aux menaces qui pèsent sur ces peuples et leurs terres.

Elle fut la consultante et l'organisatrice des tournages suivants :

Elle publie un livre, en 2005, intitulé « Wayanga : Amazonie en Sursis »[4], aux Éditions du Cherche-Midi, autour de ses actions, pour faire respecter les droits des Indiens, leurs cultures et leurs terres, menacés par la déforestation sauvage.

Elle est l'auteur du documentaire Parmi les Hommes-Amazonie[5], diffusé sur FranceÔ, en juillet 2013. Elle y présente le combat des Indiens Paresi pour la préservation de leur culture, de leur langue et celle de l'environnement.

Émilie Barrucand est également très investie auprès des enfants occidentaux.

Elle participe à la rédaction de L’eau, notre bien commun, sous la direction de l’association « L’eau est le pont ». Ouvrage pédagogique destiné aux enseignants et élèves de collèges et lycées ainsi qu’aux personnes impliquées dans la gestion de l’eau.

Elle anime des ateliers et conférences pédagogiques à destination des jeunes, visant à les sensibiliser à l’importance de protéger l’environnement et au rôle que les populations autochtones tiennent à cet égard.

Elle met en place, en 2007, avec la ville de Besançon[6], un programme pédagogique à destination des enfants de la ville pour les sensibiliser à ces sujets.

Elle a organisé, avec Wayanga, en 2005, la visite européenne d’une délégation de leaders autochtones d’Amazonie afin qu’ils puissent parler de leurs préoccupations concernant l’avenir de l’Amazonie et obtenir des soutiens politiques et médiatiques internationaux pour mieux défendre leurs droits et leurs terres. Ils furent, à cette occasion, reçus par le Ministère des Affaires Étrangères français, l’ONU, l’OIT, le Parlement Européen, la Commission européenne…[7]

Association Wayanga[modifier | modifier le code]

Association française de loi 1901, Wayanga soutient les peuples autochtones du Brésil, pour le respect de leurs droits et la préservation de leurs cultures et de leur habitat.

Colloques, conférences et expositions[modifier | modifier le code]

Elle est invitée à des colloques et à des conférences afin de parler des peuples autochtones et de la préservation de l'environnement :

  • Sommet mondial sur le développement durable (Rio+10), à Johannesburg (2002) [8];
  • Congrés « L’eau et les Savoirs Traditionnels » de la Fondation Denis Guichard » ;
  • « Les Mardis de l’Environnement », organisés par la Fondation Ricard ;
  • Conférence donnée lors du Planetum Sénat, au Sénat à Paris (2008);
  • Conférence-débat avec la Fondation France Libertés et exposition des photos d'Émilie Barrucand, lors du Festival « Champ des Villes, L´eau », à Paris (mars 2003);
  • Rassemblement pour la Paix, le 25 juin 2008, sur le parvis des Droits de l'Homme du Trocadéro[9]
  • Conférence donnée au Grand Kurssal de Besançon(2010)[10]
  • Conférence "Amazonie en sursis – Et lorsqu’il sera trop tard ?" avec Amnesty International, Greenpeace et le soutien de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme. Événement organisé par Wayanga et présidé par Émilie Barrucand[11],[12].
  • Ses photos sur les Indiens d’Amazonie ont été exposées en 2005 à la Maison de  l’Amérique Latine, de la Cité Universitaire de Paris, donnant naissance à l’exposition Puka Amazonia[13]

Distinctions et Prix[modifier | modifier le code]

Sa démarche pour la défense des droits de l’homme et la protection de l’environnement a été honorée à cinq reprises.

Elle remporte en 2001 :

  • Le Prix Défi Jeunes du Ministère de la Jeunesse et des Sports,
  • Les Bourses de l’Aventure de la Mairie de Paris,
  • Les Bourses Créavenir.

Au mois de juin 2008, au Sénat, lors du Planetum Sénat, « le Prix Conscience », décerné cette année-là aux « Peuples Premiers »- lui a été remis pour le combat qu'elle mène pour leur protection.

En 2010, le magazine Fémininbio lui a remis le Prix Lamissbio qui élit chaque année une femme française investie pour le développement durable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Wayanga, Amazonie en sursis, Le Cherche midi, 2005
  • “Parmi les Hommes-Amazonie”[5], diffusé sur FranceÔ, en juillet 2013

Notes et références[modifier | modifier le code]