Émile de Laveleye

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Émile Louis Victor de Laveleye
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Émile Louis Victor de Laveleye
Naissance
Bruges
Décès
Havelange
Nationalité Belge
Pays de résidence Belgique
Profession
économiste, historien et écrivain socialiste belge
Activité principale
professeur

Émile Louis Victor, baron de Laveleye, né le à Bruges et mort le au château de Doyon (Havelange), est un économiste, historien et écrivain socialiste belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1853, il épouse une jeune femme de noblesse protestante — cette religion ayant eu un certain poids sous le règne de Léopold Ier de Belgique — Marie-Esther Prisse (1826-1907), fille de l'ancien ministre de la guerre et aide de camp de Léopold Ier, le baron Albert Prisse. Lui-même se fait inscrire le comme membre de la paroisse de Liège affiliée à l'Église Chrétienne Missionnaire Belge (plus tard Église Protestante de Belgique)[1].

Il est l'un des penseurs du socialisme en Belgique.

En 1863, il obtient la chaire d'économie politique à l'université de Liège, où il propage ses idées socialistes. Il effectue plusieurs voyages dans les Balkans.

Il est président de la Société de moralité publique, organisation abolitionniste vis-à-vis de la prostitution fondée en 1881[2].

Le , il obtint une concession de noblesse héréditaire et le titre de baron transmissible à la primogéniture masculine[3]. Il se choisit la devise Rede, vrede.

Il a fait construire vers 1865 l'hôtel de Laveleye situé rue Courtois à Liège près du jardin botanique. Il est inhumé au cimetière de Robermont à Liège.

Quelques publications[modifier | modifier le code]

Hommage[modifier | modifier le code]

Plusieurs rues en Belgique et en Bulgarie ont été nommées en hommage à Émile de Laveleye :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 54e rapport annuel de la Société Evangélique ou Eglise Chrétienne Missionnaire Belge, .
  2. Marie-Sylvie Dupont-Bouchat, « La prostitution urbaine : La marginalité intégrée », dans La ville et les femmes en Belgique : Histoire et sociologie, Presses de l’Université Saint-Louis, coll. « Travaux et recherches », (ISBN 978-2-8028-0344-7, lire en ligne), p. 97–129
  3. Fernand de Ryckman de Betz, Armorial général de la noblesse belge, H. Dessain, Liège, 1957, page 655.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hugh Robert Boudin, "de Laveleye, Émile", dans : Dictionnaire historique du protestantisme et de l'anglicanisme en Belgique du 16e siècle à nos jours, Arquennes, 2014.
  • (nl) M. Dumoulin et Chr. Coppens, « Laveleye, Emile Louis Victor, baron de », dans Nationaal Biografisch Woordenboek, t. IX, Bruxelles, Koninklijke Vlaamse Academiën van België, (lire en ligne), col. 451-463.
  • Eugène Goblet d'Alviella, « Notice sur Émile-Louis-Victor de Laveleye », Annuaire, Bruxelles, Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique,‎ , p. 45-246 (lire en ligne, consulté le ).
  • Paul Lambert, « Laveleye (Émile-Louis-Victor de) », dans Biographie nationale, t. XXXIV, Bruxelles, Établissements Émile Bruylant, (lire en ligne), col. 528-549.
  • Jean Stengers, « Laveleye (de) (Émile) », dans Biographie coloniale belge, t. IV, Bruxelles, Académie royale des sciences coloniales, (lire en ligne), col. 484-497.
  • Vincent Genin, « Émile de Laveleye en 1875 : compagnon de route du protestantisme et conseiller de la IIIe République », in Revue d’histoire du protestantisme, Genève, Droz, t. 4, 2019/2, p. 245-279.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]