Émile Pierre Joseph Storms

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Émile Pierre Joseph Storms
Émile Storms 1886.png
Biographie
Naissance
Décès
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Grade militaire

Émile Pierre Joseph Storms – connu aussi comme « le général Storms » – né à Wetteren (Belgique) le 2 juin 1846, mort à Bruxelles le 12 janvier 1918[1], est un militaire belge qui fut notamment lieutenant-général au sein de l'Armée belge. Il est connu pour avoir mené campagne entre 1882 et 1885 en Afrique de l'Est, commandant de la quatrième expédition de l'Association internationale africaine, créée sous l'impulsion de Léopold II pour explorer et conquérir le territoire qui deviendra en 1885 l'État indépendant du Congo[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Il contribua à l'exploration de l'État indépendant du Congo notamment en fondant le poste de M'pala[3] au bord du lac Tanganyka, en plein territoire tabwa. D'après ses propres notes, les campagnes menées par Storms et ses hommes n'ont pas été sans violences. Il s'attribue notamment l'exécution du chef Lusinga lwa Ng'ombe : « Je fais apporter la tête de Lusinga au milieu du cercle. Je dis : ‘Voilà l’homme que vous craigniez hier. Cet homme est mort parce qu’il a toujours cherché à détruire la contrée et parce qu’il a menti à l’homme blanc »[4].

Buste du Général Storms. Square de Meeus à Bruxelles.

Collection rapportée en Belgique[modifier | modifier le code]

De ses explorations et conquêtes, Storms a ramené de nombreux objets et artefacts en Belgique, en ce compris des restes humains, comme le crâne du chef Lusinga. Considérés comme objets d'études, cette collection est conservée par les musées royaux belges : le Musée royal de l'Afrique centrale de Tervuren et le Musée royal des Sciences Naturelles de Bruxelles. En 2018, une enquête journalistique parue dans le magazine Paris Match dénonçait la présence de ces objets ramenés dans le cadre de conquêtes violentes et de pillages, et militait pour le retour au Congo de cette collection, ainsi que pour l'arrête de la considération des restes humains comme collection muséale. Au centre de cet article, la question du crâne de Lusinga, potentiellement perdu dans les réserves du Musée royal des Sciences Naturelles, a suscité plusieurs réactions citoyennes et politiques. Ainsi, le gouvernement belge, par l'intermédiaire de la secrétaire d'État à la Politique scientifique, s'est prononcé en faveur du retour des restes humains.

Mémorabilia[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source générale : M. Coosemans. Emile Storms dans Biographie coloniale. Tome 1, 1948, col. 899.-903
  2. « Le crâne de Lusinga interroge le passé colonial belge », parismatch.be,‎ (lire en ligne, consulté le 21 juillet 2018)
  3. Latitude. -6.1333333° Longitude 13.7333333°
  4. Michel Bouffioux, « L'histoire que nous raconte le crâne de Lusinga », Le site de Michel Bouffioux,‎ (lire en ligne, consulté le 9 octobre 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Allen F. Roberts, A dance of assassins : performing early colonial hegemony in the Congo, Indiana University Press, Bloomington (Ind.) ; Indianapolis (Ind.), 2013, 311 p. (ISBN 978-0-253-00750-6)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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