Émile Leipp

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Émile Leipp, né le à Sainte-Marie-aux-Mines et mort le à Paris[1], est un physicien et acousticien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Directeur de recherche au CNRS, chargé de cours au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, il a fondé et dirigé le Laboratoire d'Acoustique musicale (LAM) de l'Université de Jussieu - Paris VI (mécanique) en 1963. Il a su allier approche pratique, démarche expérimentale et théorisation scientifique.

Au LAM, il travaille avec Michèle Castellengo et Jean-Sylvain Liénard, notamment sur le fonctionnement et la spectrographie des instruments de musique, sur le bruit et sur la parole, associé à l'emploi de sonagramme (diagramme fréquence/amplitude/temps).

On lui doit notamment le Test de perception Fréquentielle et Temporelle (TFT)[2], l'icophone, l'orgue expérimental cantor[3], l'Intégrateur de Densité Spectrale (IDS)[4] et de nombreux écrits (livres, articles) sur l'audition, l'écoute, la facture d'instruments, etc.

Il est considéré comme l'un des pères de l'acoustique musicale et ses travaux de psychoacoustique continuent d'être cités comme références.

Il entretenait des relations étroites avec Abraham Moles.

En 1982, il quitte le LAM.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Acoustique et musique, Paris, Masson, coll. « Réédition Presses des Mines, 2010 », , 380 p. (ISBN 978-2-911256-39-4, lire en ligne).
  • La Machine à Ecouter : Essai de psycho-acoustique, Masson, (ISBN 978-2-225-45837-8).
  • Essai sur la lutherie. Etude rationnelle des influences respectives de la construction et du vernissage sur la sonorité des instruments du quatuor. Considérations sur le vernis de Crémone, Paris, Chez l'auteur, .
  • Le violon : histoire, esthétique, facture et acoustique, Paris, Hermann, , 127 p. (ASIN B0014UNYXA).

Travaux plus spécialisés[modifier | modifier le code]

  • L'emploi du sonagraphe dans la détermination de la qualité des instruments à cordes, avec Abraham Moles, Annales télec. Volume 14, Issue 5-6, Mai/[5].
  • Méthode objective d'appréciation des qualités d'un instrument de musique, C.R. ICA (Stuttgart 1959) Congrès International d'Acoustique.
  • Objektive Bestimmung der Klangqualität bei einem Saiteninstrument Elektronische Rundschau, Berlin (1960).
  • Les paramètres sensibles des instruments à cordes, thèse de doctorat de l'Université de Paris en sciences physiques, Bibl. Sorbonne, Paris (1960).
  • Aktuelle Probleme des experimentellen Geigenbaues, Gravesaner Blätter no 19-20, Gravesano (1960).
  • De l'acoustique des instruments à cordes, Annales Télec. T.15, no 5-6 (1962).
  • Évaluation globale d'une chaîne haute-fidélité par analyse d'ordre proche et lointain, Journées d'Étude du Festival International du Son de Paris, Ed. Jacob, Paris (1977).

Voir également[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « matchID - moteur de recherche des personnes décédées », sur deces.matchid.io (consulté le )
  2. Un test TFT mesure l'audiogramme, les fréquences de coupure auditive vers les graves et les aigus, la capacité de discrimination des sons successifs très rapprochés.
  3. E. LEIPP et J. SAPALY, « PRESENTATION DE NOTRE ORGUE EXPERIMENTAL: LE CANTOR », Bulletin du GAM (Laboratoire Acoustique, Université PARIS VI), Paris, vol. 5, no 21,‎ (lire en ligne)
  4. Emile Leipp, « L’intégrateur de densité spectrale (IDS) et ses applications », bulletin du GAM, Paris,‎ (lire en ligne) - GAM (Groupe d’Acoustique Musicale) 94 – 19 décembre 1977 Université Paris VI, Jussieu, Tour 66, 5e étage, 75230, PARIS CEDEX 05
  5. Abraham A. Moles, « L’emploi du sonagraphe dans la détermination de la qualité des instruments a cordes », Annales des Télécommunications, Springer, vol. 14, no 5,‎ , p. 135–142 (ISSN 1958-9395, DOI 10.1007/BF03011234, lire en ligne, consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]