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Émile Lefort

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Émile Lefort
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 31 ans)
Nationalité
Activité
Père
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Lieu de détention

Émile Lefort, né le à Luxembourg et mort exécuté le près du camp de concentration de Mauthausen, est un archiviste-paléographe et résistant luxembourgeois.

Émile Lefort est né le à Luxembourg. il est le fils de l'homme politique luxembourgeois Antoine Lefort[1].

Selon l'écrivain Jean Grenier, Émile Lefort est un cousin du philosophe René Poirier[2].

Émile Lefort entre à l'École nationale des chartes en 1934 et en sort archiviste-paléographe en 1939[1]. Sa thèse d'École des chartes, soutenue en 1939, porte sur l'avouerie ecclésiastique en Luxembourg du Xe au XIIIe siècle[3],[4]. Il publie également deux articles, en 1938 et en 1939[4].

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il veut s'engager dans la légion luxembourgeoise, mais celle-ci n'est jamais mise sur pied. Après l'armistice du 22 juin 1940, il reste d'abord en France puis revient au Luxembourg, à la fin de l'année 1940[1]. Il occupe un emploi subalterne à la Bibliothèque nationale du Luxembourg, à la place d'un poste plus élevé à la direction des Archives nationales de Luxembourg qui l'aurait obligé à prêter le serment hitlérien[1].

Il participe activement à la résistance luxembourgeoise, écrivant et diffusant des tracts et des chansons. Il envoie régulièrement des rapports aux Alliés à Londres. Radio Londres les cite sous l'indicatif Montaigne a dit[1].

Il est arrêté à la mi-. Il est d'abord incarcéré à Trêves puis à Usingen, avant d'être transféré au camp de concentration de Hinzert, puis à la prison de Wittlich, à Ziegenhain, ensuite à Bautzen et à Maitlingen. Il arrive au début de au camp de concentration de Mauthausen, où il subit des conditions de détention terribles[5]. Pendant sa captivité, il est soutenu par son ardente foi catholique et son patriotisme luxembourgeois[4].

Lors de la marche de la mort d'évacuation du camp de Mauthausen, il s'arrête de marcher et s'assied sur le talus, épuisé. Il est alors exécuté, le [5].

Décoration

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Publication principale

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  • Émile Lefort, « L'avouerie ecclésiastique en Luxembourg du Xe au XIIIe siècle », Positions des thèses de l'École nationale des chartes,‎ , p. 131-137 (lire en ligne)[3].

Notes et références

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  1. a b c d et e Barroux 1946, p. 420.
  2. Jean Grenier, Sous l'Occupation, Paris, Claire Paulhan, coll. « Pour mémoire », , 421 p. (ISBN 978-2-912222-00-8, lire en ligne), p. 65.
  3. a et b « Échos et mélanges », Revue d'histoire de l'Église de France, vol. 25, no 106,‎ , p. 126–139 (lire en ligne, consulté le ).
  4. a b et c Barroux 1946, p. 422.
  5. a et b Barroux 1946, p. 421.
  6. « Liste des personnes décorées jusqu´ici par arrêté grand-ducal à titre posthume de la Croix de l´Ordre de la Résistance 1940-1944. », Mémorial du Grand-Duché de Luxembourg, no 27,‎ , p. 606 (lire en ligne).

Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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