Émile Henry (entreprise)

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Emile Henry
logo de Émile Henry (entreprise)

Création 1850
Dates clés 1850 création poterie à Marcigny

2000 pour la forme juridique actuelle

Fondateurs Jacques Henry
Forme juridique Privée
Siège social Marcigny, Saône-et-Loire
Drapeau de France France
Direction Jean-Baptiste Henry
Activité Ustensiles de cuisine
Produits coccotte, tajine, plats...
Effectif 200 (2016)
Site web Emile Henry

Chiffre d'affaires 15 millions d'euro (2009)

Émile Henry est une marque d'articles céramiques à usage domestique, essentiellement de cuisine, ou ornemental, produits par l'entreprise du même nom, fondée en 1850, et localisée en Bourgogne. Elle fait partie du patrimoine industriel de Bourgogne et particulièrement du Brionnais[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Jacques Henry, le fondateur vers 1850[modifier | modifier le code]

En 1832 Pierre et Pierrette Charles exploitent une poterie[2]. Ils embauchent un jeune garçon de Marcigny. Lorsque ce dernier a terminé son tour de France de potier il épouse, en 1843[3], Pauline, fille d'un mariage précédent de Pierrette. Après la mort de Pierrette en 1856 et de Pierre en 1877, Jacques Henry est seul à la tête de l'entreprise. Il investit, construit un grand bâtiment, embauche... Sa femme Pauline meurt en 1871. Il a deux enfants, Pierre et Paul. C'est Paul qui lui succédera.

Médaillon du fondateur Emile Henry au Musée de la Tour de Marcigny

Les dirigeants successifs[modifier | modifier le code]

En 1882, Paul Henry succède à son père. Il s'installe à Paris de 1882 à 1894 afin d'élargir la clientèle. L'effectif salarié à Marcigny atteint 40 personnes. La fabrication est modernisée, des tours mécaniques remplacent les tours à main.

En 1922, Émile Henry assume la direction. Avant cela il avait pris part à la guerre en 1914 (il est né en 1885). Malgré la forte concurrence des récipients culinaires en métal la poterie résiste, grâce à la clientèle parisienne qui assure 40 % des débouchés. L'effectif atteint 50 personnes.

En 1950 lorsqu'il succède à son père, Maurice Henry a 32 ans. L'après guerre est une période d'expansion qui voit la production passer de 1 100 tonnes en 1950, à 3 000 tonnes en 1965 et à 5 000 en 1975. L'énergie utilisée pour les fours passe successivement du charbon à l'électricité, puis au fioul et au gaz, ce qui permet de réduire la durée des cycles de cuisson qui passe d'une semaine à 72 heures puis à 12 heures, et enfin à 4 heures. L'effectif atteint 200 personnes. L'export se développe au Danemark, au Benelux, en Angleterre pour atteindre 15 % du chiffre d'affaires.

A partir de 1974, Jacques Henry, codirige durant 9 ans l'entreprise avec son père Maurice Henry. Puis assure seul la direction en 1983. Il développe de nouvelles techniques améliorant de façon très importante la qualité des produits (le Céradon ®) ; Il amplifie l'exportation : l'entreprise vend 50 % de sa production dans plus de 50 pays. La capacité de production est doublée entre 1989 et 1992 grâce à la construction de deux nouvelles usines. En 2005 une céramique supportant les sources de chaleur directe est mise au point, permettant le lancement des cocottes « Flame® »

Depuis 2012, Jean-Baptiste Henry[4], né en 1979, devient, pour la sixième génération familiale, le dirigeant.

Production et activité[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

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La totalité de la production est assurée, depuis la création de l'entreprise, dans des usines construites à Marcigny[5] (quatre unités de fabrication, un centre de stockage). L'entreprise a ouvert un magasin d'usine sur le site de Saint-Nizier, zone d'activités de cette commune.

Processus de fabrication[modifier | modifier le code]

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La première phase est celle de la conception, puis de la création des moules. Les matières premières nécessaires à la production sont principalement des argiles et des oxydes (pour l'émail). Différentes argiles et pierres dont finement broyées et additionnées d'eau[6] La pâte obtenue est versée dans un moule en plâtre. Hors du moule le produit est chauffé à 50° durant 6 heures. Puis il revêtu d'un émail coloré. Le plat de cuisson ainsi émaillé est cuit dans un four pendant 4 heures à 1150 ° C . En fin de production la qualité de chaque pièce est contrôlée manuellement. Sur chacun des objets fabriqués figure les initiales de l'artisan qui a réalisé la fabrication.

Propriétés, qualité et volume[modifier | modifier le code]

Les produits céramiques s’adaptent sur tous les types de feux. Ils peuvent résister au choc thermique, passant du froid (congélateur) au chaud (four). La gamme "Flame" peut être chauffée directement. Ils sont résistants aux rayures. La cuisson est douce et homogène. Ils conservent la chaleur.

En 2002, la société est certifiée ISO 9001[7], norme internationale garantissant un haut niveau de qualité.

Le label « Entreprise du patrimoine vivant (EPV) lui a été attribué[8],[9].

En moyenne la production est de 70 000 pièces par semaine, 3 000 000 par an[10].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Identités régionales : qui sont les bourguignons ? Le pot de terre contre le pot de fer" Géo n°428 octobre 2014
  2. Etienney (Jean-Marie) et Perrot (Marcel) "une dynastie de potiers à Marcigny, histoire de la poterie Emile Henry" Mémoire brionnaise n°16, 4e T. 2006, p. 1-12
  3. Robillard (Henri) Si Marcigny nous était conté Micolon-Sagis Charlieu 1984 200p p.171-172
  4. Patron made in France Jean-Baptiste Henry document de Pauline Dordilly, Benjamine Jeunehomme et Guillaume Salasca, diffusé samedi 9 avril 2016 à 13h15 sur France 2. 31 minutes
  5. « Céramique: cette entreprise bourguignone qui surfe sur le "made in France" », sur ladepeche.fr, (consulté le 6 janvier 2017)
  6. « Céramique: cette entreprise bourguignone qui surfe sur le "made in France" », sur lexpress.fr, (consulté le 6 janvier 2017)
  7. http://www.economiecharolaisbrionnais.fr/emile-henry.html
  8. Ce label créé par la loi du 2 août 2005 (article 23) permet de distinguer les entreprises françaises ayant un savoir faire rare, renommé ou ancestral dans le domaine de l'artisanat ou de l'industrie.
  9. « Émile Henry », sur Entreprise du patrimoine vivant (consulté le 27 avril 2016)
  10. Desroches (Nicolas) " Émile Henry, céramiste depuis 1850 à Marcigny" Journal de Saône-et-Loire 04/04 2015.