Émile Habibi

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Émile Habibi
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Émile Habibi.

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Émile Habibi ([1],[2]-) (إميل حبيبي, hébreu: אמיל חביבי), né et mort à Haïfa, est un homme de lettres arabo-israélien. Comme 850 000 « Palestiniens de l'intérieur », il est de ceux qui acceptèrent de prendre la nationalité israélienne après 1948.

Comme de nombreux Palestiniens, il a choisi de « lutter de l'intérieur ». Membre du Parti communiste israélien, il est élu député à la Knesset et dirige le plus grand quotidien israélien de langue arabe, Al-Ittihâd (L'Union) de 1948 à 1990.

Avec le temps et à mesure que paraissent ses romans (Péchés oubliés, sombre relation du retour d'un Palestinien dans sa ville natale ; Soraya fille de l'ogre, où la réapparition d'une sauvageonne est le prétexte à l'exploration d'un exil intérieur ; Les Aventures extraordinaires de Sa'îd le peptimiste, petite chronique de l'absurdité quotidienne), la personnalité controversée de Habibi s'estompe au profit de la figure de l'écrivain novateur et audacieux, à laquelle restera à jamais lié le personnage de Sa'îd le peptimiste, qui passe sans cesse de l'optimisme au pessimisme et n'est pas sans rappeler le Candide de Voltaire.

Controverse[modifier | modifier le code]

En 1992, il est le premier Arabe à obtenir le Prix Israël de littérature, la plus haute distinction du pays, décernée, après hésitation, par un gouvernement de droite dirigé par Yitzhak Shamir. Ce que lui reprochent beaucoup de Palestiniens. Mais il scandalise également certains Israéliens en versant les 8 000 dollars du prix au profit des enfants palestiniens blessés par l'armée israélienne durant l'Intifada. En 1990, le chef de l'OLP Yasser Arafat lui avait remis le prix Al-Qods pour son œuvre littéraire[3].

Œuvres traduites[modifier | modifier le code]

  • L'Optissimiste. Les circonstances étranges de la disparition de Said Abou Nahs, Paris, Le Sycomore,
    Réédité quelques années plus tard dans une nouvelle traduction, sous le titre Les Aventures extraordinaires de Sa'îd le Peptimiste, Paris, Gallimard, 1987
  • Péchés oubliés, Paris, Gallimard,
  • Soraya fille de l'ogre, Paris, Gallimard,
  • La terre des deux promesses, Solin / Actes Sud,
    En collaboration avec Yoram Kaniuk, essai traduit de l'arabe et de l'hébreu

Interview de Ayman Odeh par la journaliste israélienne Lily Galili le 9 mars 2015[4] : « ...Il conclut en citant Emile Habibi, un important intellectuel arabe israélien et militant politique. Peu de temps avant sa mort, on avait demandé à Habibi : "quand Israéliens et Palestiniens accepteront finalement de s'asseoir à la table des négociations, choisirez-vous de vous asseoir avec les Israéliens ou avec les Palestiniens?". "Je choisirai d'être la table", avait-t-il répondu. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Sabry Hafez, « Obituary: Emile Habibi », sur Independent, (consulté le 21 février 2016)
  2. (en) The Editors of Encyclopædia Britannica, « Emile Habibi, Israeli Arab writer », sur Encyclopaedia Britannica (consulté le 21 février 2016)
  3. Libération 3 mai 1996
  4. Sur i24news

Liens externes[modifier | modifier le code]