Émile Guiard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Émile Guiard
Émile Guiard.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 36 ans)
CannesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Émile Lucien Guillaume GuiardVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Fratrie
Georges Guiard (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Victor Augier (grand-père)
Émile Augier (oncle)
Paul Déroulède (cousin germain)
André Déroulède (cousin germain)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Propriétaire de
Hôtel particulier, 2 Berge de la Prairie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Émile Guiard, dit Dargill, né le dans l'ancien 2e arrondissement de Paris[1] et mort le à Cannes[2], est un bibliothécaire et auteur dramatique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1852 à Paris, fils de Charles Lucien Guiard, avocat à la Cour d'appel de Paris, et de Léonie Marie Guillelmine Augier, son épouse, Émile Lucien Guillaume Guiard est le petit-fils de Victor Augier, le neveu et filleul d'Émile Augier, l'arrière petit-fils de Pigault-Lebrun et le cousin germain de Paul et André Déroulède. Son frère Georges, officier et ingénieur, sera marié à Fanny Goüin (fille d'Ernest Goüin) et sa sœur Lucie à André Marin Labiche (fils d'Eugène Labiche).

Attaché à la direction du ministère des Beaux-Arts et bibliothécaire adjoint au musée du Louvre, il se fait connaître en 1875 par son poème Livingstone, couronné par le prix de poésie de l'Académie française[3]. Il se tourne vers l'art dramatique. Plusieurs de ses pièces sont jouées, entre autres à la Comédie-Française et à l'Odéon.

Il est propriétaire de l'hôtel particulier du 2, berge de la Prairie, à Croissy-sur-Seine, construit pour Ernest Goüin.

Émile Guiard meurt prématurément en 1889 à Cannes, à l'hôtel Augusta[4], d'« une maladie de poitrine dont il souffrait depuis deux ans »[5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Livingstone, poésie..., 1875, prix de poésie de l’Académie française
  • Volte-face : comédie en un acte en vers, 1877
  • La Mouche, monologue, en vers, 1880
  • Mon fils, pièce en trois actes et en vers, 1882
  • La Mouche, monologue en vers... [24e édition], 1885 (traduit)
  • Feu de paille : comédie en un acte, en vers, 1885, 2011
  • À Chevreul, stances dites... au théâtre national de l'Odéon, à l'occasion du centenaire de M. Chevreul, le , 1886
  • Poésies, avec une notice de René Vallery-Radot et un portrait dessiné par Bramtot, 1889
  • La Mouche, 1888, 1890 (traduit)
  • Le Ruffian, comédie en trois actes et en vers, 1891
  • Théâtre de campagne, 4e série, 1893

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paris, État civil reconstitué, vue 6/51.
  2. Acte de décès à Cannes, n° 59, vue 16/350.
  3. Académie française
  4. Décès, , Cannes, relevé du Cercle généalogique du pays cannois, disponible sur Filae
  5. « Nécrologie », sur Gallica, La Liberté, (consulté le ), p. 4

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Émile Guiard », dans Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, Paris, Administration du grand dictionnaire universel, 15 vol., 1863-1890 [détail des éditions].
  • Georges d'Heylli, Dictionnaire des pseudonymes, 1971
  • Jean-Jacques Weiss, Les théâtres parisiens, 1896
  • Revue britannique, Volume 2, Dondey-Dupré, père et fils, 1882
  • Gazette anecdotique, littéraire, artistique et bibliographique..., Volume 1, 1889

Liens externes[modifier | modifier le code]