Émile Goutière-Vernolle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Emile Goutière-Vernolle
Naissance
Nancy
Décès
Nancy, France
Profession

Émile Goutière-Vernolle est un journaliste, régionaliste, critique d'art, avocat, membre fondateur de l'École de Nancy.

Biographie sommaire[modifier | modifier le code]

Étudiant en Droit à l'Université de Nancy, il fonde en 1877 une association destinée à offrir aux ouvriers de la lecture et des conférences ("Union des étudiants de Nancy" puis "Cercle des étudiants").

En 1879, il profite des cérémonies de l'inauguration d'une statue de Thiers[1] sur le parvis de la gare de Nancy pour inviter Ferdinand de Lesseps, Eugène Pelletan et Emmanuel Arago à conférer devant les représentants étudiants de l'Ecole Normale Supérieure, de l'Ecole Polytechnique, de l'École Centrale et des Universités de Besançon, Bordeaux, Caen, Grenoble, Montpellier, Tours, Paris (faculté de droit).

À sa sortie de l'université, il travaille chez un notaire, devient agent d'assurance et collabore aux journaux nancéiens : "Le Progrès de l'Est", "Nancy-Artiste", "Le courrier de Meurthe et Moselle". Dans le même temps, il fédère les intellectuels et les artistes de sa génération dans un cercle informel : « les Craffougnots » (contraction de Craffe : une porte historique de Nancy, et de Crafougner : travailler dans l'ombre), se réunissant au café « la Rotonde » à Nancy. Ce cercle qui réunissait Roger Marx (critique d'art),René Wiener (relieur et libraire), Stanislas de Guaita (écrivain), Maurice Barrès (écrivain et homme politique), Emile Gallé (verrier et industriel), Émile Hinzelin (écrivain), Camille Martin (peintre), Gaston Save (peintre), Victor Prouvé (peintre), Léon Goulette (futur fondateur de L'Est républicain), Charles Keller (industriel et poète) puis Guy Ropartz (compositeur), Henri Fescourt (futur cinéaste) etc., perdurera jusqu'à l'affaire Dreyfus.

En 1886, il est nommé rédacteur en chef de la revue « Nancy-Artiste », qui devient « Lorraine-Artiste » en 1888. La revue accueille la nouvelle littérature comme les arts nouveaux.

Le 19 décembre 1888 avec MM. Sordoillet (journaliste), Rémond (médecin à Paris), Clérin (négociant à Nancy), il achète le journal « Le Progrès de L’Est », auquel il collaborera comme rédacteur sans abandonner ses activités à "Lorraine-Artiste".

C'est avec cette dernière revue que Goutière-Vernolle propose, en janvier 1894, d'oublier l'imitation et d'inventer de nouvelles formes. Ainsi, en 1901, Goutière-Vernolle fait partie des fondateurs de l'association "L'École de Nancy". La revue cesse d'être publiée en mai 1905.

En 1909, avec le mécénat d'Eugène Corbin, il fonde et devient rédacteur en chef de la revue « Art et Industrie », qui continue à propager (jusqu'en 1914) les arts décoratifs.

À Paris, pendant la première guerre mondiale, il sera le rédacteur en chef du « Bulletin de Meurthe et Moselle, organe de la société d'assistance aux réfugiés et évacués de Meurthe-et-Moselle » de 1914 à 1915.

Franc-maçon, il est membre de la Loge Saint-Jean de Jérusalem de Nancy, il est également Supérieur Inconnu dans l' Ordre martiniste[2].

Bibliographie sommaire[modifier | modifier le code]

  • "La Lorraine au salon", Lorraine-Artistique éd., Nancy, 1888.
  • "L'article 2 du projet de loi sur les accidents", Impr. Coopérative de l'Est, Nancy, 1889.
  • "Les fêtes à Nancy, 5,6, et 7 juin 1892", Crépin-Leblond éd., Nancy, 1892. 151 pages.
  • "L'intrus. Farce grossière et romaine en un acte", Crépin-Leblond éd., Nancy, 1892.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.e-monumen.net/index.php?option=com_monumen&monumenTask=monumenDetails&catid=2&monumenId=10203&Itemid=19
  2. Richard Raczynski, Un dictionnaire du Martinisme, Paris, Dualpha éd., 2009, p. 287.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Revues "Nancy-Artiste", "Lorraine artistique", « Art et industrie »
  • Journaux : "Progrès de l'Est", « Courrier de Meurthe et Moselle »
  • Henri Fescourt, « La foi et la montagne »
  • Régis Latouche, « Nancy, un marché de l'art décomplexé »