Émile Fernand-Dubois

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dubois.
Émile Fernand-Dubois
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Émile Fernand-Dubois, né à Paris en 1869 et mort en 1952, est un sculpteur, graveur, et médailleur français.

Il s'est illustré dans la réalisation de monuments aux morts de la Grande Guerre. Il a obtenu une médaille d’or au Salon des artistes français de 1923[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Émile Fernand-Dubois travaille quelque temps pour Auguste Rodin et passe également trois années dans l'atelier du fondeur Pierre Bingen où il réalise de nombreuses tirages en bronze à la cire perdue.

Il se plaisait à se désigner comme étant un « statuaire », et vient s'installer à Cosne-Cours-sur-Loire sur les recommandations de Claude Goujat, alors maire de la petite cité. Il joue un rôle de premier plan dans l'histoire et le développement du musée de la Loire de Cosne-Cours-sur-Loire, dont il fut le premier conservateur en 1921. Il fera de nombreuses acquisitions et dressa avec son ami Casimir Cépède le premier inventaire.

En 1925, il crée La Horde à Montparnasse, une association venant en aide aux artistes dans le besoin. Chaque année, l'association organise un bal de charité à la salle du Bal Bullier qui, en 1926, avait pour thème : La Horde sous les Tropiques[2]. Il y participe en créant pour l'occasion des costumes, accessoires, masques, boutons, etc.[3].

Il expose au Salon des artistes français, dont il est sociétaire en 1902, ainsi qu'au Salon des indépendants. Son atelier parisien était situé dans le quartier du Montparnasse au no 66 avenue de Châtillon.

Il est inhumé à Cosne-Cours-sur-Loire.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Avion : Monument aux morts, portant l'inscription « Tu ne tueras point ».
  • Château-Chinon : Monument à Louis de Courmont, médaillon en bronze.
  • Cosne-Cours-sur-Loire :
    • boulevard de la République : Monument à la gloire de la République, 1907, bronze, envoyé à la fonte sous le régime de Vichy[4].
    • musée de la Loire, fonds d'œuvres d'Émile Fernand-Dubois[5], dont :
      • Émile Fernand-Dubois sculptant dans son atelier (croquis), dessin ;
      • Homme en costume antique ou médiéval portant casque et épée, dessin ;
      • Médaille avec portrait de Jean Jaurès (médaille montée par des clous sur une plaque en plastique rouge, imitation marbre), médaille ;
      • Petit masque dans le style du théâtre grec (tête grimaçante), plâtre patiné ;
      • Allégorie de la Musique : femme jouant de la flûte de pan, estampe ;
      • Amoureuse extase (femme nue), 1914, plâtre patiné ;
      • Buste d'Albert Thomas, plâtre patiné ;
      • Buste de Casimir Cépède, 1936, plâtre patiné ;
      • Cavalaire (Var), 1916, huile sur bois ;
      • Buste de Gavroche (buste sur socle en plâtre), 1913, plâtre patiné ;
      • Deux femmes enlacées (plaque avec relief), terre cuite ;
      • Esquisse de la Douleur (monument aux morts de Cosne), 1922, plâtre patiné ;
      • Ève à la pomme et au serpent, plâtre.
  • Forcalquier : Hésitation, ou Fugitive résistance, 1913, marbre.
  • Issy-les-Moulineaux, cimetière communal : Monument aux morts, 1924, marbre blanc.
  • Montrouge, square des États-Unis : Femme à la conque ou Femme au coquillage, marbre blanc, œuvre inscrite au patrimoine culturel d'Île-de-France[6].
  • Nogent-le-Rotrou, musée municipal : Monument à Paul Deschanel, 1926.
  • Passy, cimetière (13e division) : Clément, buste en bronze[7]
  • Paris, palais du Louvre, façade de l'aile Rohan-Rivoli : Jean-Baptiste Eblé, 1926, statue en pierre.
  • Puteaux, cimetière communal : Monument aux morts.
  • Saint-Amand-en-Puisaye : Monument aux morts.

Salons[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Dictionnaire Lamy
  • Casimir Cépède, La vie et l'œuvre d'Émile Fernand-Dubois, Éditions de l'Art de l'IBA, 1938.
  • Bernard Morot-Gaudry, « La sculpture en Morvan au XXe siècle et début du XXIe siècle », Bulletin de l'Académie du Morvan, n°82, 2017, p.27.
  • Pierre Kjellbert, Dictionnaire des sculpteurs, les bronzes du XIXe, Paris, Éditions de l'Amateur, 1996 ; rééd. 2005, 716 p. (ISBN 978-2859174224).
  • Yves Devaux, L'Univers des bronzes, Paris, Éditions Pygmalion, 1978.
  • Jean-Claude Renard, L'âge de la fonte, Paris, Éditions de l'Amateur, 1985.

Liens externes[modifier | modifier le code]