Émile Espérandieu
| Président de l'Académie de Nîmes | |
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| - | |
Pierre Costier (d) | |
| Président École antique de Nîmes | |
| années 1920- | |
Édouard Bondurand (d) André Nier (d) | |
| Conservateur de musée Ancien collège des jésuites à Nîmes (d) | |
| - | |
inconnu | |
| Conservateur de musée Musée archéologique de Nîmes | |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Émile Jules Espérandieu |
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| Activités | |
| Conjoints |
Élise, Marguerite Thérond (d) (de à ) Jeanne de Flandreysy (de à ) |
| Membre de | |
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| Distinctions |
Émile Espérandieu, né le à Saint-Hippolyte-de-Caton et mort le à Avignon, est un archéologue et épigraphiste en écritures latines français.
Biographie
[modifier | modifier le code]Né dans une famille protestante, d'un père autodidacte et adonné aux travaux manuels, Émile Espérandieu a fréquenté l'école communale, puis le collège d'Alès[1]. Élève de Saint-Cyr puis militaire de carrière, il participe en 1880-1881 à la campagne de Tunisie où il séjourne par la suite. Dans ce pays il découvre, lors de ses loisirs, l'épigraphie historique et commence en 1883 à rédiger des communications historiques et archéologiques. À sa nomination comme professeur adjoint à l'école militaire de Saint-Maixent en 1886, il tourne son activité d'épigraphiste vers les inscriptions de la Gaule puis en 1893 inventorie les inscriptions de Corse. En 1899, il devient directeur de la Revue épigraphique.
En 1905 la commission des Musées lui confie l'élaboration et la publication d'un Recueil général des bas-reliefs de la Gaule romaine, entreprise qui devient finalement un ouvrage monumental en neuf volumes, le Recueil général des bas-reliefs, statues et bustes de la Gaule romaine. C'est aussi à partir de 1905 qu'il mène des fouilles au mont Auxois[2], sur le site du siège d'Alésia, où il intervient régulièrement jusque dans les années 1930.
Nommé chef de bataillon en 1905, il voit cependant sa carrière militaire rapidement entravée par une surdité précoce prononcée[3], qui le fait placer hors-cadre en 1910. Cela ne freine pas toutefois sa vocation d’archéologue. Après avoir participé au premier conflit mondial, il retourne aux études historiques et archéologiques. Directeur, coéditeur de revues et conservateur des monuments romains et des musées archéologiques de Nîmes où il se retire en 1918, Émile Espérandieu est élu en 1919 membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres qui lui décerne le deuxième prix Gobert en 1914 et 1915.
En 1929, il publie le catalogue des Inscriptions latines de Gaule narbonnaise (ILGN), qui est une mise à jour du volume XII du Corpus Inscriptionum Latinarum et une synthèse de ses travaux de recherche épigraphique[4]. Dans la controverse archéologique autour de Glozel, il s'est prononcé pour une datation au début du Néolithique[5].
Membre de l'Académie de Nîmes (dont il est le président de 1932 à 1933), il a aussi appartenu à l'École antique de Nîmes.
De 1908 à 1938, il poursuit l'inventaire et la publication de son œuvre maîtresse, le Recueil général des bas-reliefs, statues et bustes de la Gaule romaine en onze volumes, soit 7818 notices[6]. L'ouvrage fait référence, au point d'être communément appelé « l'Espérandieu »[7]. Il y ajoute en 1931 aux volumes concernant la Gaule ceux du Recueil général des bas-reliefs statues et bustes de la Germanie romane.
Ayant épousé, le à Alise-Sainte-Reine, Jeanne Mellier dite "de Flandreysy"[8], femme de lettres provençale, en secondes noces, il a é ses dernières années chez elle, à Avignon, au palais du Roure. Le onzième tome de son recueil général a paru en 1938, un an avant sa mort.
Publications partielles
[modifier | modifier le code]- Inscriptions latines de Gaule (Narbonnaise), E. Leroux, Paris, 1929
- Recueil général des bas-reliefs, statues et bustes de la Gaule romaine, t. 2 (lire en ligne).
- Recueil général des bas-reliefs, statues et bustes de la Gaule romaine, t. 2, Paris (lire en ligne).
- Recueil général des bas-reliefs de la Gaule romaine, t. 3, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne)
- Recueil général des bas-reliefs, statues et bustes de la Gaule romaine, vol. XI, Paris, 1907-1938 ; 2e édition, New-Jersey, 1965-1956.
- Musée de Périgueux : Inscriptions antiques, Périgueux, imprimerie de la Dordogne, (lire en ligne sur Gallica).
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseaux - Ils s'instruisent pour vaincre. », sur saint-cyr.org (consulté le ).
- ↑ Joël Le Gall, Alésia : Archéologie et Histoire, Fayard, , 223 p. (ISBN 2-213-00354-8), p. 115-116.
- ↑ « Louis Le Cardonnel et Emile Espérandieu », Les Tablettes d'Avignon et de Provence, Avignon, vol. 10, no 526, , p. 3 (ISSN 2547-2607, lire en ligne sur Gallica).
- ↑ Léon Halkin, « Compte-rendu de lecture de : Espérandieu (Emile), « Inscriptions latines de Gaule (Narbonnaise) » », Revue belge de philologie et d'histoire, Paris, vol. 10, no 1, , p. 254 (ISSN 2295-9068, lire en ligne).
- ↑ Joseph Grivel, La Préhistoire chahutée : Glozel (1924-1941), Paris/Budapest/Torino, L'Harmattan, , 440 p., 24 cm (ISBN 9782747555999, OCLC 60557434), p. 56 & 72
- ↑ Amédée Boinet, « Emile Esperandieu : Recueil général des bas-reliefs statues et bustes de la Gaule romaine. Tome VII : Gaule germanique. I. Germanie supérieure. Paris, Impr. nationale, 1918 », Bibliothèque de l’École des chartes, t. 82, , p. 188-9 (ISSN 1953-8138, lire en ligne).
- ↑ Henri Lavagne, « La Base de données du Nouvel Espérandieu : une sauvegarde de la mémoire collective », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, vol. 151, no 4, , p. 1533-49 (ISSN 0065-0536, lire en ligne).
- ↑ État civil en ligne d'Alise-Sainte-Reine
Médiagraphie
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- « Espérandieu », dans Dictionnaire biographique du Gard, Paris, Flammarion, coll. « Dictionnaires biographiques départementaux » (no 45), (BNF 35031733), p. 243-244.
- Charles Picard, « Éloge funèbre de M. Emile Espérandieu, membre libre de l'académie », CRAI, 1939, 83-2, p. 161-172 Lire en ligne.
- H. Rolland, « Bibliographie d'Emile Espérandieu membre de l'institut 1883-1936 », avant-propos de Augustin Fliche, Paris - Société d'édition Les Belles Lettres, 1937, 124 p.
- Marianne Altit-Morvillez, « Le commandant Émile Espérandieu (1857-1939) et le patrimoine antique de Nîmes », Revue d'histoire de Nîmes et du Gard, SHNG, no 33, , p. 75-85 (ISSN 2607-9860, BNF 45471492)..
- [thèse] Marianne Altit-Morville, Émile Espérandieu (1857-1939) : un archéologue entre institution militaire et monde académique, Université Paris-I, (lire en ligne).
- Michèle Pallier, « Émile Jules », dans Patrick Cabanel et André Encrevé, Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, t. 2 D-G, Paris, Les Éditions de Paris / Max Chaleil, (ISBN 978-2-84621-333-2), p. 448-50.
- Augustin Fliche, « Biographie d’Émile Esperandieu 1857-1939 », .
Iconographie
[modifier | modifier le code]- Isabelle Gui, « Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire », .
Liens externes
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- Archives conservées par : Institut national d'histoire de l'art (Archives 6, FileId-3350)
- Ressources relatives à la recherche :
- Ressource relative à la vie publique :
- Ressource relative à l'architecture :
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Une partie des archives d'Emile Espérandieu est conservée à l'Institut national d'histoire de l'art.
- Archéologue français du XIXe siècle
- Archéologue français du XXe siècle
- Historien français de la Rome antique
- Épigraphiste français
- Membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres
- Président de l'Académie de Nîmes
- Lauréat du prix Gobert
- Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1931
- Naissance en novembre 1857
- Naissance dans le Gard
- Décès en mars 1939
- Décès à Avignon
- Décès à 81 ans