Émile Durand (musicien)

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Émile Durand (1830–1903)

Émile Durand est un musicien et compositeur français, né à Saint-Brieuc le , et mort à Neuilly-sur-Seine le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Sépulture d'Émile DURAND et de Louise BOIELDIEU - Cimetière Montmartre

Émile Durand naît à Saint-Brieuc en Bretagne où ses parents sont hôteliers[1]. Son père, musicien amateur, l’éveille à la musique mais c’est à Montpellier, où la famille s’établit en 1842, qu'il s'initie au chant. En 1845 il s'inscrit au Conservatoire de Paris et y obtint en 1847, dans la classe de solfège d’Alkan, un premier prix ; en 1851, dans la classe d'harmonie de Bazin, un autre premier prix, et, en 1853, dans la classe de composition d'Halévy, le second grand prix de Rome. Dès 1850, avant même qu'il eut obtenu le premier prix d'harmonie, Auber lui avait confié la direction d'une classe de solfège qu'il conserva, comme titulaire, jusqu'en 1871. Il a été professeur de solfège du pianiste Louis Diémer et du compositeur Frédéric Bentayoux (source : Fétis).

En 1856, la chansonnette Le Biniou[2] écrite par Hippolyte Guérin et mise en musique par Emile Durand rencontre un succès immédiat[3]. Membre de diverses associations comme « Les Bretons de Paris » ou « La Pomme », il participe à leurs Dîners Celtiques, agapes culturelles et musicales. Attaché à sa ville natale il y vint diriger ses Chants d’Armorique en 1889.

Il fréquentait Louis-Albert Bourgault-Ducoudray, Guy Ropartz et Louis Tiercelin du mouvement de la Renaissance bretonne.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Louis-Auguste Durand et de Zéphirine-Aimée-Pauline Vallée, il est l’époux de la pianiste Louise Boieldieu fille d’Adrien Boieldieu, (1815-1883), compositeur et de Fanny Defourneaux, et petite-fille de François-Adrien Boieldieu (1775-1834). Le mariage a eu lieu le 23 juillet 1857 à l'église Notre-Dame-de-Lorette.

Il est le frère du statuaire Ludovic Durand, (1832-1905), lequel est père de Maxime Durand, consul de France.

Il est inhumé au cimetière de Montmartre, 32e division, avec son épouse, ses fils Amédée Durand, (1860-1914), François Durand (1873-1933) et Gaston Durand (1864-1949) et d'autres membres de la famille : Fanny Defourneaux, etc.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvres musicales[modifier | modifier le code]

  • L'Elixir de Cormelius, opéra-comique, 1868
  • L'Astronome de Pont-Neuf, pochade musicale en un acte, 1869
  • Sourires de Bretagne, fantaisie pour hautbois, violon et clarinette, 1888
  • Il a composé la musique d'une vingtaine de chansons interprétées par Théodore Botrel: .

Écrits[modifier | modifier le code]

Enseignant l’harmonie, il est l’auteur d’ouvrages pédagogiques :

  • Émile Durand, Traité complet d'harmonie théorique et pratique, Paris, Leduc, (notice BnF no FRBNF42970475, lire en ligne)
  • Traité d’accompagnement pratique au piano, 1884
  • Solfège élémentaire et progressif, théorique et pratique, 1884
  • Traité de composition musicale, 1899
  • Solfège mélodique
  • Traité de transposition au piano théorique et pratique

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Dictionnaire national des contemporains ; tome 3 ; Curinier, C.E. ; 1914 » page 48
  • « Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique. Supplément et complément. [vol. 1] par F. J. Fétis » page 295
  • Nécrologie « Le Ménestrel » 10 mai 1903
  • 1856. un petit air de Bretagne « Le Télégramme » 16 juillet 2006
  • « Chanteclair : chanson patriotique / Durand (E.). La Chanson des gars d'Irlande / Holmes ; Yolin (Gilbert), de l'Opéra Comique, avec orchestre » fichier audio et fichier audio

Références[modifier | modifier le code]

  1. DURAND Emile (1830-1903), appl-lachaise.net
  2. « Le biniou : chanson Bretonne », sur Bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris (consulté le 14 février 2018)
  3. Stéphane Guihéneu, 1856. Un petit air de Bretagne, Le Télégramme, 16 juillet 2006

Liens externes[modifier | modifier le code]