Émile Devreux
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Émile Devreux est un architecte, homme politique belge et un militant wallon, membre du Parti libéral, né à La Hestre le et mort à Charleroi le .
Biographie
[modifier | modifier le code]Architecte de formation, il exerce ses talents dans l'industrie. Il est alors le collaborateur de Julien Dulait et travaille avec lui à des installations d'éclairage électrique en Belgique et à l'étranger[1].
Il est élu conseiller communal le et nommé échevin de Charleroi durant la même année. Le , il devient bourgmestre de Charleroi. En collaboration avec Jules Destrée, il organise l''Exposition industrielle de Charleroi en 1911[2]. C'est sous son mayorat que l'éclairage public est installé à Charleroi avec l'aide de son ami Julien Dulait, fondateur des ACEC[3],[4]..
Le , il prend la tête d'une délégation qui part négocier le « traité de Couillet » avec Max von Bahrfeldt, commandant de la 19e Division de Réserve de la Seconde armée allemande. Il obtient, contre une imposition importante à laquelle contribuent les communes de l'agglomération, la fin des bombardements de la ville par l'armée allemande[2].
Il était administrateur de l'Université du Travail et participe à l'Assemblée wallonne en juillet 1921.
En 1921, Il démissionne de sa fonction de bourgmestre de Charleroi et se retire de la vie politique. Il revient à sa passion première et devient président de la Société archéologique de Charleroi en 1926, poste qu'il occupe jusqu'à sa mort. Sa principale contribution à l'histoire locale réside dans la réalisation des plans de la ville forte de Charleroi depuis les origines en 1666 jusqu'au démantèlement de 1868[1].
Il est chargé par la Commission royale des Monuments et des Sites de faire le relevé et l'étude des fouilles pratiquées en 1916 à Binche sur le site du palais construit pour Marie de Hongrie. Les résultats furent publiés en 1930 dans une brochure intitulée Les Châteaux de Binche[1].
Carrière politique
[modifier | modifier le code]- Conseiller communal du au .
- Échevin du au .
- Bourgmestre de Charleroi de au .
Distinctions
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Officier de l'ordre de Léopold (en 1919) ;
Commandeur avec étoile de l'ordre de Saint-Olaf (en 1920 pour son dévouement dans ses fonctions de Consul de Norvège)[5];
Officier de l'ordre de l'Empire britannique (en 1922)[4].
Hommages
[modifier | modifier le code]- Un boulevard de Charleroi porte le nom d'Émile Devreux depuis le [6].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 Hardy 1956.
- 1 2 Schaeffer 1995.
- ↑ Philippe Mac Kay, Charleroi d'hier et d'aujourd'hui, Charleroi, La Nouvelle Gazette,
- 1 2 « Distinction honorifique », Journal de Charleroi, , p. 2
- ↑ « Distinctions honorifiques », Gazette de Charleroi, , p. 2
- ↑ Everard 1959, p. 89.
Annexes
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Paul Delforge, « Émile Devreux », sur Connaitre la Wallonie, (consulté le ).
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Anne-Catherine Bioul et Anne Van Loo (dir.), « Devreux Émile », dans Dictionnaire de l'architecture en Belgique de 1830 à nos jours, Anvers, Fonds Mercator, , p. 269
- Jean Everard, Monographie des rues de Charleroi, Charleroi, Collins, , 223 p..
- Joseph Hardy, « Devreux (Émile) », dans Biographie nationale, t. 29, Bruxelles, Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, (lire en ligne [PDF]), col. 557-558
- Pierre-Jean Schaeffer, Charleroi 1830-1994, Histoire d'une Métropole, Ottignies-Louvain-la-Neuve, Quorum, , 466 p. (ISBN 2-930014-42-3), p. 152-153