Émile-Marie Bodinier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d’aide sur l’homonymie Pour les articles homonymes, voir Bodinier.
Émile-Marie Bodinier
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 58 ans)
GuiyangVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Religion

Émile-Marie Bodinier, né à Vaiges (France) le , mort dans sa résidence de Kouy-Yang (Chine), le , est un prêtre catholique missionnaire et botaniste français du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il partit en 1849 pour Sablé-sur-Sarthe, commune où ses parents allaient tenir l'hôtel de Notre-Dame. Il quitta en 1862 le séminaire du Mans pour celui des Missions étrangères. Il est ordonné prêtre le , et part pour les missions étrangères. Il se rend l'année suivante à Kouy-Tchéou où il travailla pendant trente-cinq années et eut la charge de provicaire apostolique. En 1880, le père Boisseau[Note 1] écrivait de lui « qu'il avait dû armer ses chrétiens pour repousser les attaques des Pavillons noirs ». Il est envoyé auprès du ministre plénipotentiaire à Pékin où il reste quelque temps.

Le lieutenant de Vaulserre le rencontre en 1899, et publie dans Le Tour du monde (1901), le récit d'un voyage effectué en 1899 pour attirer le commerce du Kouy-Tchéou vers le Tonkin, et le bon accueil et les utiles renseignements qu'il reçut des missionnaires et spécialement du Père Bodinier[Note 2]. Le P. Bodinier est également reconnu comme botaniste[1]. Très grand collecteur, il a légué son herbier à l'Académie internationale de géographie botanique, herbier ayant conduit à la détermination de nombreuses plantes d'Asie[2],[3]. Parmi le grand nombre de spécimens ainsi fournis - plus de 3 000 rien que pour le Kouy-Tchéou. Tous les spécimens qu'il envoie au Muséum d'histoire naturelle à Paris sont étudiés par Adrien Franchet et certains par Gustave Bonati.

188 espèces lui ont été dédiées[4], parmi lesquelles :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son compatriote et son confrère dans la mission.
  2. À la photographie du Père, accompagné des douze élèves de son séminaire, il joint ces mots :

    « Le père Bodinier est grand, distingué, une longue barbe blanche ajoute à son air vénérable. Il fut avant la création du Consulat de France à Tchong-Ting, envoyé auprès de notre ministre plénipotentiaire à Pékin pour les affaires de la Mission et dut y rester quelque temps. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir sa note sur IPNI
  2. F. Gagnepain - Les Zingiberacées de l'herbier Bodinier - Bulletin de l'Académie de géographie botanique
  3. G. Bonati - Les Pedicularis du Kouy-Tchéou de l'herbier Bodinier, Bulletin de l'Académie de géographie botanique, 1904
  4. Liste des espèces qui lui sont dédiées sur le site de l'IPNI

Source partielle[modifier | modifier le code]

« Émile-Marie Bodinier », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (lire en ligne)