Émeutes de 2006 à Nukuʻalofa

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Les émeutes de 2006 au Tonga commencent au milieu du mois de novembre, à Nuku'alofa, la capitale du pays.

Origine[modifier | modifier le code]

Les émeutes sont la conséquence d'une agitation ayant démarré l'année précédente pour obtenir la révision du système politique du pays.
Jusque là, l'assemblée législative était composée de 30 membres, dont seulement 9 désignés par le peuple au suffrage universel, les 21 autres étant désignés par le roi au sein des 33 familles composant l'aristocratie du pays.
Cette composition est combattue par la Mouvement pro-démocratie, notamment ‘Akilisi Pohiva, député élu du peuple.

Alors que des milliers de personnes réclament la tenue, avant les vacances parlementaires, d'un vote sur des réformes démocratiques, le gouvernement ajourne la séance.

Ces émeutes causent la mort de huit personnes ainsi que la destruction d'une grande partie du centre ville (à plus de 80 %).

Conséquences[modifier | modifier le code]

Le Gouvernement proclame rapidement l'état d'urgence pour l'ensemble de l'île et met en place un couvre feu.

Les gouvernements australiens et néo-zélandais envoient un contingent commun d'environ 150 policiers et hommes de troupe pour aider le gouvernement tongien à rétablir l'ordre. Cet envoi n'aurait été accepté qu'après avoir obtenu en coulisses des assurances de démocratisation des institutions.

Le gouvernement tongien finit par convenir que la nouvelle assemblée issue des élections prévue en 2008 aurait une composition exactement inverse de celle qui prévalait jusqu'ici, et que les élus du peuple y seraient désormais au nombre de 21, pour 9 représentants de la noblesse, choisis par le roi.
Le Premier ministre et son gouvernement promettent également d'accélérer la mutation des institutions semi-féodales vers un modèle plus démocratique.

L'état d'urgence a été levé pour l'ensemble du pays mais reste toujours renouvelé mensuellement pour la capitale.