Émeutes à New York

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Émeutes à New York
59e histoire de la série Les Tuniques bleues
Scénario Raoul Cauvin
Dessin Lambil
Couleurs Vittorio Leonardo
Genre(s) Franco-Belge
Historique

Personnages principaux Sergent Chesterfield
Caporal Blutch
Lieu de l’action Drapeau des États-Unis États-Unis

Éditeur Dupuis
Première publication 2002
ISBN 2-8001-3180-2
Nb. de pages 48

Prépublication Spirou
Albums de la série Les Tuniques bleues
Précédent L'Oreille de Lincoln Requiem pour un Bleu Suivant

Émeutes à New York est la quarante-cinquième histoire de la série Les Tuniques bleues de Lambil et Raoul Cauvin. Elle est publiée pour la première fois du no 3329 au no 3339 du journal Spirou, puis en album en 2002. Elle relate un évènement survenu à New York, connu sous le nom de Draft Riots (en français : « émeutes de la conscription ») lors de la Guerre de Sécession.

Univers[modifier | modifier le code]

Synopsis[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, pendant la guerre de sécession, de nombreux soldats sont morts. Pour les remplacer le président Abraham Lincoln a mis en place la conscription. Le sergent Chesterfield et le Caporal Blutch sont envoyés avec leur régiment à New-York pour superviser les opérations de recrutement des nouvelles recrues. Les hommes riches peuvent s'acquitter d'une taxes de 300 $ pour éviter de partir au combat et ce au détriment des plus pauvres. Les hommes pauvres décident de prendre les armes et de se révolter contre le système de conscription. Le Sergent et le Caporal vont devoir se fondre dans les émeutiers pour pouvoir rester en vie. Au fil des pages, nous vivons en direct les émeutes qui se déroulées à New-York en Juillet 1863. Ils finissent par retrouver leur régiment qui avait fui les révoltes.

Personnages[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

Revues[modifier | modifier le code]

Album[modifier | modifier le code]

Références historiques[modifier | modifier le code]

À New-York, du 13 au 16 juillet 1863 ( Draft Riots ), des émeutes éclatent à la suite de l'adoption de la conscription par le Congrès des États-Unis. Abraham Lincoln signe la loi de la conscription en 1863. Dans la bande dessinée, des émeutes ont lieu à New-York le dimanche . Les émeutes débutent dans un bureau de conscription et ne durent qu'une journée.

La conscription provoque une inégalité entre les riches et les pauvres. En effet, en achetant pour 300 $ une exemption, les citoyens les plus riches pouvaient éviter d'aller faire la guerre. Par contre les pauvres étaient obligés de s'enrôler dans l'armée puisqu'ils ne pouvaient pas payer les 300 $ (somme très importante pour l'époque). L'inégalité entre les riches et les pauvres est bien représentée. Il y a un exemple de l'exemption (page 6).

Les pauvres et les ouvriers se révoltent contre la conscription et provoquent des émeutes. Les émeutiers attaquent le bureau où se déroule la conscription. Ils saccagent et pillent également des maisons bourgeoises, des églises et des bâtiments publics. Ils envisagent de détruire les bureaux du journal "New-York Tribune". Ils ont été surpris et arrêtés dans leur projet car les journalistes étaient en possession de deux mitrailleuses. Au fil des pages,les émeutiers s'attaquent effectivement au bureau de conscription, à des maisons bourgeoises mais aussi à un temple protestant (on peut voir le pasteur pleurer en voyant son édifice détruit page 30). Par contre, dans la BD, le journal "New-York Tribune" ne détient pas deux mitrailleuses. Le journal se fait saccager comme les autres bâtiments (page 23). Cependant, le journal " New-York Times" fait son apparition dans la bande dessinée. Les journalistes vont se défendre à l'aide de deux mitrailleuses et repousser les émeutiers (pages 31, 32).

Des travailleurs Irlandais s'opposent également au gradualisme politique. Ils n'acceptent pas d'être mis en concurrence avec des esclaves émancipés pour obtenir un emploi. Parmi les émeutiers, on cite brièvement la présence d'un Irlandais (page 18). Il est le chef des opérations (pour mettre à sac la ville). On en parle peu. On n'explique pas pourquoi ils se sont mêlès aux émeutiers.

La milice de New-York a été envoyée en Pennsylvanie (pour renforcer les troupes de l'Union) laissant seuls les policiers face aux émeutiers. Le régiment du sergent Chesterfield et du Caporal Bluch sont envoyés à New-York pour surveiller et sécuriser l'organisation de la conscription (page 4).

Lors de la conscription, l'ensemble des citoyens masculins (entre 18 et 35 ans) participaient à un tirage au sort qui les envoyait (ou pas) à la guerre. Les noms des citoyens étaient écrits sur des bouts de papier, déposés dans un tambour et tirés au sort. Le tirage au sort est fidèlement décrit dans les premières pages de la bande dessinée (on écrivait les noms sur des papiers et on tirait au sort) (page 4).

Les émeutiers s'attaquent aux Afro-Américains. Ils les prennent comme boucs émissaires. Les Afro-Américains sont considérés comme la cause première de la guerre de sécession. Ils saccagent un orphelinat d'enfants noirs. Les exactions envers les Afro-Américains sont bien décrites dans la bande dessinée (page 15 et 23) par l'incendie d'un orphelinat d'enfants noirs.

Les émeutiers parviennent à s'emparer d'armes en pillant un arsenal. Ce fait est bien relaté dans la bande dessinée (page 26).

La révolte est matée et l'ordre rétablit le 16 juillet 1863 par l'arrivée de troupes fédérales. Des milliers de soldats sont dans les rues de New-York. Un dernier affrontement à lieu entre les soldats et les émeutiers faisant plusieurs morts. Dans la bande dessinée, des régiments de soldats sont envoyés à New-York pour rétablir le calme (page 21). Les affrontements violents entre les soldats et les émeutiers provoquent de nombreux morts et blessés (pages 36, 37 et 38). Finalement, les émeutes se terminent par l'intervention musclée de l'armée.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]