Élisabeth Vonarburg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Élisabeth Vonarburg
Image dans Infobox.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (74 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Activités
Autres informations
Genres artistiques
Roman de science-fiction, nouvelle de science-fiction (d), roman pour l'enfance (d), essai, poésieVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Œuvres principales

Élisabeth Vonarburg, née le à Paris, est une romancière et nouvelliste de science-fiction qui vit dans la région du Saguenay, au Québec, depuis 1973[1]. Elle écrit également sous le pseudonyme de Sabine Verreault[2].

Récipiendaire de nombreux prix pour son œuvre de création, elle a également accompli un important travail d'animation dans le milieu québécois de la science-fiction et a traduit vers le français des auteurs canadiens et américains de science-fiction et de fantasy de renom[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Née Élisabeth Ferron-Wherlin, elle vit en périphérie de Paris, tout d'abord au Blanc-Mesnil, puis à Sergines[4]. À l'Université de Dijon, elle obtient un diplôme de maîtrise dont son mémoire portait sur l'évolution de thèmes littéraires classiques en science-fiction et en fantastique[4]. Elle est l'une des premières à exploiter ce sujet en France[5].

Afin de devenir enseignante, elle passe l'examen du Certificat d'aptitude professionnelle à l'enseignement secondaire (CAPES), puis obtient une agrégation en littérature moderne en 1972[6]. Jusqu'en 1973, elle est enseignante au lycée de Chalon-sur-Saône[2].

Au Québec[modifier | modifier le code]

En 1973, son mari Jean-Joël Vonarburg est transféré à Chicoutimi (maintenant arrondissement de la ville de Saguenay) dans le cadre d'un échange international comptant pour le service militaire[4]. Elle l'accompagne et devient auteure-compositrice-interprète pour la radio et la télévision (1973-1982) ainsi que traductrice technique chez Alcan (1976-1977)[7].

Elle fraie à nouveau avec le milieu littéraire et universitaire en devenant chargée de cours à l'Université du Québec à Chicoutimi, à l'Université Laval et à l'Université du Québec à Rimouski pour des cours de littérature, parfois spécialisés en fantastique, en science-fiction ou en création littéraire[4],[6].

Elle obtient en 1987 un doctorat en création littéraire de l'Université Laval avec une thèse portant sur sa propre œuvre, à la fois analyse critique et fiction : La Seconde Naissance : entre la même et l'autre[5],[8].

Débuts en science-fiction[modifier | modifier le code]

Parallèlement, dès 1974, elle s'implique dans le milieu naissant de la science-fiction québécoise en écrivant des critiques et des essais pour le magazine Solaris, alors nommé Requiem[9]. Sa première nouvelle du genre publiée, Marée haute, y paraît en 1978. De 1979 à 1989, elle en est la directrice littéraire[3]. Elle organise la première convention québécoise sur la science-fiction, « Boréal », à l'Université du Québec à Chicoutimi cette même année[2].

Elle fait ses premiers pas dans la traduction d'ouvrages anglophones de science-fiction et de fantastique, avec La tombe de naissance de Tanith Lee[3]. On lui doit la traduction française de La tapisserie de Fionavar de Guy Gavriel Kay dont elle a traduit ultérieurement plusieurs autres ouvrages, ainsi que quelques douzaines de volumes des grands noms de la science-fiction et de la fantasy : Anne McCaffrey, Neil Gaiman, R.A. Lafferty, Marion Zimmer Bradley, Ian Watson, Cory Doctorow, James Tiptree Jr., Chelsea Quinn Yarbo[10],[11],[3].

Son premier roman de science-fiction, Le Silence de la cité, paraît en 1981 chez Denoël dans la collection Présence du futur[12]. C'est un succès : elle remporte en 1982 pour ce roman le Grand Prix de la SF française, le prix Boréal et le prix Rosny aîné[12],[13].

Elle publie un premier recueil de nouvelles, L'Œil de la nuit au Québec en 1980, puis Janus en France, encore chez Denoël, en 1984[14]. Reconnue pour son écriture et son implication dans le milieu, elle anime des ateliers d'écriture en science-fiction et fantastique, et est invitée à la télévision et à la radio afin d'animer des émissions ou des chroniques sur le sujet, tout d'abord en 1976 et 1977 à Radio-Canada, puis en 1985 et 1986 à la station de radio Choc FM et obtient une chronique hebdomadaire à Radio-Canada de 1993 à 1995, intitulée Demain la veille[3].

Elle publie également en 1986 un manuel intitulé Comment écrire des histoires - Guide de l'explorateur[3].

La « Grande Dame de la science-fiction québécoise »[modifier | modifier le code]

Écrivaine prolifique[15], elle publie de nombreuses nouvelles, romans et recueils parmi lesquels, en 1992, le roman Chroniques du Pays des Mères, dont la version anglaise remporte le prix spécial du prix Philip-K.-Dick en 1994, en plus du Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois, du prix Aurora et du prix Boréal[16]. En 1994, paraît le roman Les Voyageurs malgré eux[17]. Ensuite, elle développe en cinq volumes pour adultes et un recueil de nouvelles pour jeunes son Cycle de Tyranaël en 1995 et 1996 ; elle y explore la colonisation d'une planète étrange par les humains, œuvre monumentale de plus de 2000 pages[18].

En 2005, paraissent La Maison d'oubli, le premier tome d'un nouveau roman, et Reine de mémoire, une saga familiale située en France dans un univers parallèle où règne la magie[19]. Les quatre parties suivantes : Le Dragon de feu, Le Dragon fou, La Princesse de vengeance et La Maison d'équité paraissent respectivement en 2005, 2006 et 2007[1].

Alire, son éditeur québécois, l'a sacrée « Grande dame de la science-fiction québécoise », désignation fréquemment reprise pour la caractériser[20],[21],[22]. Elle aborde dans ses œuvres des thématiques liées au genre, à l'identité, aux mythes, à la religion, à l'environnement dans une perspective féministe[16].

Élisabeth Vonarburg a été l'invitée d'honneur de l'événement Anticipation 2009, un important congrès mondial de littérature fantastique et de science-fiction, qui a eu lieu à Montréal en 2009[23].

Elle est membre de l'Union des écrivaines et écrivains québécois et elle a été présidente de l'Association professionnelle des écrivains de la Sagamie-Côte-Nord de 1996 à 2000[1]. Elle a été reçue membre de la Société de l'ordre du bleuet en 2016[6].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Œuvre d'Élisabeth Vonarburg.

Recueils de nouvelles[modifier | modifier le code]

  • L'Œil de la nuit, Longueuil, Le Préambule, 1980, 205 p. (ISBN 289133017X)
  • Janus, Paris, Denoël, 1984, 285 p.
  • Ailleurs et au Japon, Montréal, Québec/Amérique, Littérature d'Amérique, 1991, 219 p., (ISBN 2890375277)
  • La Maison au bord de la mer, Lévis, Alire, 2000, 275 p., (ISBN 2922145425)
  • Le Jeu des coquilles de Nautilus, Lévis, Alire, 2003, 305 p., (ISBN 2-922145-77-8)
  • Vraies histoires fausses, Gatineau, Vents d'ouest, 2004, 150 p. (ISBN 2-89537-083-4)
  • Sang de pierre, Lévis, Alire, 2009, 373 p., (ISBN 978-2-89615-041-0)
  • Et autres petits mensonges , Gatineau, Vents d'ouest, Rafales, 2012, (ISBN 978-2-89537-225-7)
  • La Musique du soleil, Lévis, Alire, 2013, 280 p., (ISBN 9782896150991)

Romans[modifier | modifier le code]

Cycle de Tyranaël[modifier | modifier le code]

  • Contes de Tyranaël, Montréal, Québec/Amérique,1994, 216 p. (ISBN 2890376699)

Série de Reine de Mémoire[modifier | modifier le code]

Série Les Pierres et les Roses[modifier | modifier le code]

Romans jeunesse[modifier | modifier le code]

  • Histoire de la princesse et du dragon, Montréal, Québec/Amérique, 1990, réédité par Longueuil, Éditions Trampoline, 2011, 71 p. (ISBN 978-2-923521-19-0)
  • Les Contes de la Chatte Rouge, Montréal, Québec/Amérique,1993, réédité par Longueil, éditions Trampoline, 2010, 189 p. (ISBN 978-2-923521-12-1)
  • L'Enfant des neiges, Montréal, Éditions du Phoenix, 2012, 101 p. (ISBN 9782923425740)

Essai[modifier | modifier le code]

  • Comment écrire des histoires - Guide de l'explorateur, Lévis, Alire, 2013, 308 p., (ISBN 9782896150946)

Poésie[modifier | modifier le code]

Collaborations[modifier | modifier le code]

  • Marée haute dans Vingt maisons du zodiaque, Paris, Denoël, 1979, 272 p. (ISBN 2207302792)
  • Voyage au bout de la nuit ordinaire dans Traces, Chicoutimi, Éditions Sagamie, 1984, pp. 159-168.
  • Mané, Thécel, Pharès, sous le nom de Sabine Verreault dans Espaces imaginaires IV, Les Imaginoïdes, 1986, (ISBN 2-920513-03-6)
  • L'Eldorado dans les glaces de Denys Chabot ; introduction de Elisabeth Vonarburg, Montréal, BQ, 1989, 289 p. (ISBN 2894060343)
  • Mourir, un peu, sous le nom de Sabine Verreault, dans Sous des soleils étrangers, Laval, Ianus, 1989, 284 p. (ISBN 2980168300)
  • Un bruit de pluie dans L'Année 1991 de la science-fiction et du fantastique québécois, Montréal, Le Passeur / Logiques, 1993, 264 p. (ISBN 2-89381-201-5)
  • L’hiver c’est mon pays dans Un lac, un fjord I de Danielle Dubé et al., Chicoutimi, JCL, 1994, pp. 93-95, (ISBN 2-89431-121-4)
  • La Louïne, dans Le Bal des ombres, Montréal, Québec/Amérique (coll. Clip 17), 1994, (ISBN 2890376796)
  • Le pays où l’on arrive toujours dans Un lac, un fjord II, Mythes et histoires personnelles, Chicoutimi, JCL, 1995, pp. 7-13. (ISBN 2-89431-139-7)
  • Images d'ailleurs, Paul Roux avec la collaboration d'Élisabeth Vonarburg pour "La révélation", Laval, Éditions Mille-Îles, 1996, 41 p. (ISBN 2-920993-72-0)
  • Vous êtes ici dans Un lac, un fjord III, La ville, Chicoutimi, JCL, 1996, pp. 129-133. (ISBN 2-89431-149-4)
  • Le Musée de l'impermanence, dans Effet de lieu, 3e Impérial, Granby, Centre d'essai en art actuel,1997 (ISBN 2-9805637-0-6)
  • Aurélie sous les étoiles dans Un lac, un fjord V, Paysages imaginaires, paysages réels : rencontres, Chicoutimi, JCL, 1998, pp. 111-117. (ISBN 2-89431-183-4)
  • L’exilée de l’intérieur dans Un lac, un fjord VI, Voyages, Chicoutimi, JCL, 1999, pp. 37-42. (ISBN 2-89431-202-4)
  • Sur place dans Un lac, un fjord VII, Passages, Chicoutmi, JCL, 2000, pp. 25-27. (ISBN 2-89431-219-9)
  • Matriochkas dans Un lac, un fjord, un fleuve VIII, Jardins secrets, Chicoutimi, JCL, 2001, pp. 89-92. (ISBN 2-89431-245-8)
  • La grande bouche dans Un lac, un fjord, un fleuve IX, Nourritures terrestres, Chicoutimi, JCL, 2002, pp. 131-136. (ISBN 2-89431-267-9)

Traductions[modifier | modifier le code]

Élisabeth Vonarburg a traduit plusieurs romans et recueils de l'anglais vers le français.

Prix et honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j et k « Recherche - L'Île », sur www.litterature.org (consulté le )
  2. a b et c « Vonarburg, Élisabeth 1947- | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le )
  3. a b c d e et f « Élisabeth Vonarburg | l'Encyclopédie Canadienne », sur www.thecanadianencyclopedia.ca (consulté le )
  4. a b c d e et f « ÉLISABETH VONARBURG », sur elisabethvonarburgordredubleuet.blogspot.com (consulté le )
  5. a et b Bibliothèque et archives Canada, Recherche – Thèses Canada
  6. a b et c Littérature Sagamie, « Élisabeth Vonarburg | Littérature de la Sagamie » (consulté le )
  7. a et b « Vonarburg, Élisabeth 1947- | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le ).
  8. Site web, Natacha Vas-Deyres s'entretient avec Elisabeth Vonarburg
  9. « Natacha Vas-Deyres s entretient avec Elisabeth Vonarburg - PDF Téléchargement Gratuit », sur docplayer.fr (consulté le )
  10. « Science fantasy - Des traces de pas dans l'histoire », sur Le Devoir, (consulté le )
  11. Bibliographie
  12. a et b Michel Lord, « Le Silence de la Cité d’Elisabeth Vonarburg / E. Vonarburg, le Silence de la Cité, Paris, Denoël (Présence du futur), 1981, 283 p. », Lettres québécoises : la revue de l’actualité littéraire, no 28,‎ , p. 34–35 (ISSN 0382-084X et 1923-239X, lire en ligne, consulté le )
  13. a et b « Prix Rosny aîné : lauréats | Quarante-Deux/un Honneur insoutenable », sur www.quarante-deux.org (consulté le )
  14. « Archives stellaires/Bozzetto/Écrits/Élisabeth Vonarburg | Quarante-Deux », sur www.quarante-deux.org (consulté le )
  15. Worldcat
  16. a et b (en) Sophie Beaulé, « Special Issue on Élisabeth Vonarburg, Guest Editor Amy Ransom », Belphégor. Littérature populaire et culture médiatique, nos 11-1,‎ (ISSN 1499-7185, lire en ligne, consulté le )
  17. Voyageurs malgré eux (Les), (ISBN 978-2-89615-724-2, lire en ligne)
  18. « Trois raisons de (re)lire “Tyranaël”, d’Élisabeth Vonarburg, une grande fresque SF venue du Québec », sur Télérama, (consulté le )
  19. Marie Labrecque, « Élisabeth Vonarburg : reine de l’imaginaire », Entre les lignes : le magazine sur le plaisir de lire au Québec, vol. 3, no 3,‎ , p. 36–38 (ISSN 1710-8004 et 1923-211X, lire en ligne, consulté le )
  20. Éditions Alire
  21. Prix des Utopiales
  22. Poche SF
  23. « Montréal sera l'hôte d'un important congrès de science-fiction », sur La Presse, (consulté le )
  24. a b c d e f g h i j et k « Prix Boréal | Revue Solaris » (consulté le )
  25. a b c d e f et g « Prix SF/Aurora | Quarante-Deux », sur www.quarante-deux.org (consulté le )
  26. « Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois », sur www.grandprixsffq.ca (consulté le )
  27. a et b « Récipiendaires des Prix littéraires – Salon du livre – Du Saguenay–Lac-Saint-Jean » (consulté le )
  28. a et b « Elisabeth Vonarburg », sur www.salondulivre.ca (consulté le )
  29. « Prix Cyrano : lauréats | Quarante-Deux/un Honneur insoutenable », sur www.quarante-deux.org (consulté le )
  30. Pierre-Luc Desbiens | Collaboration spéciale, « Les honneurs pour Élisabeth Vonarburg », sur Le Journal de Québec (consulté le )
  31. Patrick Bilodeau, « Aki Shimazaki remporte le prix Hervé-Foulon pour son roman Tsubaki », sur revue.leslibraires.ca, (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :