Élisabeth Porquerol

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Élisabeth Porquerol
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Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Élisabeth PourcherolVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Élisabeth Porquerol est une écrivaine et journaliste française née Pourcherol en 1905 et morte en 2008.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élisabeth Pourcherol[1] est née le à Nîmes[2].

À 23 ans, elle propose à Notre temps le récit de son voyage à pied de Paris à Andorre, et entre dans le journalisme[2]. Collaborant à L'Intransigeant, Le Journal de la femme, L'Image, Le Crapouillot, Le Sourire, Le Rire ou Comœdia, elle écrit des enquêtes sur divers sujets[2].

En 1933, elle signe un article élogieux de Voyage au bout de la nuit dans Le Crapouillot[2], considérant « cet énorme coup de gueule du type qui en a marre » comme une « véritable révélation »[1] ; cela lui vaut l'amitié de son auteur, Louis-Ferdinand Céline[2]. Elle renonce en 1936 à fonder un journal satirique, Les Mensonges littéraires[2].

De 1957 à 1977, elle est la rédactrice en chef et principale autrice, sous six pseudonymes différents, de La Guilde du livre[2].

Amie de Dominique Aury, Pierre Herbart ou Jean Paulhan (elle a signé dans La Nouvelle Revue française[1]), elle reste critique des « milieux journalistiques et littéraires »[2]. Elle meurt le , à l'hôpital Broussais, à l'âge de 103 ans[2].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Versée dans le roman, elle s'adonne à la satire sociale[2]. Elle s'essaye aussi au théâtre, et sert de nègre à Suzy Solidor[2].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Nephtali sera canonisé, Paris, La Nouvelle Société d'édition, 1928 (notice BnF no FRBNF31137597).
  • À toi pour la vie, Paris, La Nouvelle Société d'édition, 1929 (notice BnF no FRBNF31137596).
  • Solitudes viriles, Paris, Albin Michel, 1942 (notice BnF no FRBNF32540581).
  • Jason, Paris, Albin Michel, 1945 (notice BnF no FRBNF32540579).
  • Le Moment d'Avrancourt, Paris, Albin Michel, 1945 (notice BnF no FRBNF32540580).
  • Le Fourbi arabe, Paris, Albin Michel, 1946 (notice BnF no FRBNF32540578).
  • La Ville épargnée, Paris, Minuit, 1953 (notice BnF no FRBNF32540582).
  • Éd. de la Véritable vie privée du maréchal de Richelieu, contenant ses amours et intrigues, et tout ce qui a rapport aux divers rôles qu'a joués cet homme célèbre pendant plus de quatre-vingts ans, Paris, Club du meilleur livre, coll. « Mémoires », 1954 (notice BnF no FRBNF32569984).
  • Les Voix, Paris, Grasset, 1965 (notice BnF no FRBNF33141083).
  • Clés en main, Paris, Grasset, 1967 (notice BnF no FRBNF33141082).

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Stefano Genetti, « Médée commence: In merito a Jason di Élisabeth Porquerol », dans Magia, gelosia, vendetta: il mito di Medea nelle lettere francesi, Nissim, 2006, p. 319-346.
  • (it) Stefano Genetti, « La statua e lo spettro: su Argos ou la journée du retour, scena omerica di Elisabeth Porquerol », Quaderni di lingue e letterature, no 31, 2006.
  • Patrick Kéchichian, « Elisabeth Porquerol, journaliste et romancière », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Serge Velay, Michel Boissard et Catherine Bernié-Boissard, « Porquerol Élisabeth », dans Petit dictionnaire des écrivains du Gard, Nîmes, Alcide, (ISBN 978-2-917743-07-2), p. 200-202.
  • Élisabeth Le Corre, « Jason d'Élisabeth Porquerol et Médée de Jean Anouilh : de la séparation du couple au divorce des idéaux », Le Paon d’Héra, no 6, mars 2010, p. 123-136.
  • Jean-Kély Paulhan, « Peur sur la ville », Le Banquet, mai 2010 (lire en ligne) — à propos de La Ville épargnée.
  • Rocio Gonzalez Naranjo, « Théâtres impossibles : Halma Angélico et Élisabeth Porquerol », dans Madelena González et Hélène Laplace-Claverie (dir.), Minority Theatre on the Global Stage: Challenging Paradigms from the Margins, Cambridge Scholars Publishing, 2012, p. 321-334.

Liens externes[modifier | modifier le code]