Élisabeth-Sophie Chéron

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Élisabeth-Sophie Chéron
Image dans Infobox.
Autoportrait, 1672, huile sur toile, 110 × 95 cm, Musée du Louvre.
Biographie
Naissance
Décès
(à 62 ans)
Paris (France)
Nationalité
Activité
Autres informations
Domaine
Membre de
Mouvement
Genre artistique
Prononciation

Élisabeth-Sophie Chéron, née le à Paris où elle est morte le , est peintre sur émail, graveuse, poétesse et traductrice.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille d’Henri Chéron et de Marie Le Fèvre[1], Charles Le Brun la présente le , à l’Académie royale de peinture et de sculpture, où elle est admise. Elle est la quatrième femme peintre à entrer dans cette académie, neuf ans après Catherine Girardon et trois ans après Madeleine Boullogne et Geneviève Boullogne, les deux filles de Louis[2]. En 1699, l’Académie des Ricovrati de Padoue l’avait admise au rang de ses membres sous le nom de la « Muse Erato ».

Élevée dans la religion protestante, elle abjura. Ses talents la firent rechercher par Le Hay, ingénieur du roi, qui l’épousa en 1692, alors qu’elle était âgée de quarante-quatre ans. Cette union fut un mariage blanc : un de ses biographes rapporte ce mot de la nouvelle mariée, au sortir de l’église, à Le Hay : « Nous voilà donc mariés, Monsieur, à la bonne heure, l’estime, séparée de l’amour, ne nous en demande pas davantage. » Et elle lui tint parole.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvre picturale[modifier | modifier le code]

Poèmes[modifier | modifier le code]

  • Les Cerises renversées, poème héroïque, publié après sa mort, et mis en vers latins par Raux (Giffart, 1717) ; à la suite de Batrachomyomachie d'Homère, ou Combat des rats et des grenouilles en vers françois, par le docteur Junius Biberius Mero. Lire en ligne sur Gallica
  • La coupe du Val de Grâce pièce de vers attribuée à Mademoiselle Chéron en réponse au poème de Molière "La gloire du Val de Grâce" Lire en ligne sur Gallica

Traductions[modifier | modifier le code]

Source partielle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Natalis Rondot, « 759. Henri Chéron (†1677) », dans Les peintres de Lyon du quatorzième au dix-huitième siècle, Paris, Typographie E. Plon, Nourrit et Cie, (lire en ligne), p. 165
  2. Site de la SIEFAR
  3. Musée du Louvre, « "Autoportrait", Figure d'artiste, exposition au musée du Louvre, 2019-2021 »
  4. Mademoiselle Chéron a fait un tableau d'après cet excellent modèle en cire de Zumbo Lettre de Madame de Sévigné, tome quatrième, page 120 (Dalibon, 1823)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Dezallier 1762] Antoine-Joseph Dezallier d'Argenville, « Élisabeth-Sophie Chéron », dans Abrégé de la vie des plus fameux peintres, t. 4, (lire en ligne), p. 238
  • [Feller 1838] François-Xavier de Feller, « Chéron (Élisabeth-Sophie) », dans Biographie universelle, ou Dictionnaire historique des hommes qui se sont fait un nom par leur génie, leurs talents, leurs vertus, leurs erreurs ou leurs crimes, depuis le commencement du monde jusqu'à nos jours, t. 2, Besançon, Outhenin-Chalandre fils, (lire en ligne), p. 227
  • [Haag 1858] Eugène et Émile Haag, « Chéron (Élisabeth-Sophie) », dans La France protestante, t. III, Paris, Librairie Sandoz et Fischbacher, (lire en ligne)
  • Ferme l'Huis, « Éloge funèbre de Madame Le Hay connue sous le nom de Mademoiselle Chéron de l'Académie royale de peinture et de sculpture », Archives de l'art français, 2e série, t. 1,‎ , p. 370-411 (lire en ligne)
  • Léon Greder, « Le testament et la demeure d'Élisabeth-Sophie Chéron », Bulletin de la Société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-France, 32e année,‎ , p. 159-163 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]