Élisabeth-Sophie Chéron

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Élisabeth-Sophie Chéron
Élisabeth-Sophie Chéron.jpg

Autoportrait, huile sur toile, 88 × 73 cm, Musée du Louvre.

Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Mouvement

Élisabeth-Sophie Chéron, née le à Paris où elle est morte le , est peintre sur émail, graveuse, poétesse et traductrice.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille d’Henri Chéron, Charles Le Brun la présente le , à l’Académie royale de peinture et de sculpture, où elle est admise. Elle est la quatrième femme peintre à entrer dans cette académie, neuf ans après Catherine Girardon et trois ans après Madeleine Boullogne et Geneviève Boullogne, les deux filles de Louis[1]. En 1699, l’Académie des Ricovrati de Padoue l’avait admise au rang de ses membres sous le nom de « Muse Erato ».

Élevée dans la religion protestante, elle abjura. Ses talents la firent rechercher par Le Hay, ingénieur du roi, qui l’épousa en 1692, alors qu’elle était âgée de quarante-quatre ans. Cette union fut un mariage blanc : un de ses biographes rapporte ce mot de la nouvelle mariée, au sortir de l’église, à Le Hay : « Nous voilà donc mariés, Monsieur, à la bonne heure, l’estime, séparée de l’amour, ne nous en demande pas davantage. » Et elle lui tint parole.

Œuvres[modifier | modifier le code]

œuvre picturale[modifier | modifier le code]

  • Suite de 36 pièces gravées pour le Livre à dessiner composé de testes tirées des plus beaux ouvrages de Raphaël. Chez l'autheur (sic) et chez Langlois, Paris 1706
  • Autoportrait
  • Portrait d’Antoinette Deshoulières
  • Descente de Croix, d’après Gaetano Giulio Zumbo[2].

Poèmes[modifier | modifier le code]

  • Les Cerises renversées, poème héroïque, publié après sa mort, et mis en vers latins par Raux (Giffart, 1717) ; à la suite de Batrachomyomachie d'Homère, ou Combat des rats et des grenouilles en vers françois, par le docteur Junius Biberius Mero. Lire en ligne sur Gallica
  • La coupe du Val de Grâce pièce de vers attribuée à Mademoiselle Chéron en réponse au poème de Molière "La gloire du Val de Grâce" Lire en ligne sur Gallica

Traductions[modifier | modifier le code]

Source partielle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la SIEFAR
  2. Mademoiselle Chéron a fait un tableau d'après cet excellent modèle en cire de Zumbo Lettre de Madame de Sévigné, tome quatrième, page 120 (Dalibon, 1823)

Liens externes[modifier | modifier le code]