Élisabeth-Sophie Bonicel

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Élisabeth-Sophie Bonicel
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 83 ans)
LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Surnom
La Mère des CévennesVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
André Guizot (d) (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
François Guizot
Jean-Jacques Guizot (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion

Élisabeth-Sophie Bonicel (1764-1848), dite « La Mère des Cévennes », est la mère de François Guizot. Sa vie durant, elle joue auprès de lui un rôle important ; elle est remarquée par ses contemporains pour ses mœurs austères et simples.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élisabeth-Sophie Bonicel naît le à Nîmes[1]. Originaire du hameau de Felgerolles, sur la paroisse du Pont-de-Montvert, elle est la fille de Jean-Jacques Bonicel, avoué et procureur du sénéchal à Nîmes[1].

Elle épouse en André Guizot, avocat de son état ; ils ont deux enfants, François, homme d'État, et Jean-Jacques, haut fonctionnaire[1]. Accusé de « fédéralisme », André Guizot est guillotiné à Nîmes le [1]. Devenue veuve, elle porte le deuil jusqu'à sa mort[1]. Installée à Genève entre 1799 et 1805, elle y élève ses fils, avant de retrouver Nîmes jusqu'à la mort de son père en 1823, et de s'installer à Paris auprès de François devenu ministre[1].

Elle apparaît régulièrement « au milieu du cercle » des « amis politiques et littéraires » de son fils François[1]. Victor Hugo et Sainte-Beuve laisse des portraits « saisissants » de « Madame Guizot mère » : le premier la dépeint en « apparition des Cévennes », tandis que le second évoque « la vénérable mère de M. Guizot, dans cette mise antique et simple » qui « représentait la foi, la simplicité, les vertus subsistantes de la persécution et du Désert »[1]. Ary Scheffer donne vers 1843 un portrait de Madame Bonicel-Guizot, où elle pose aux côtés d'une imposante Bible[1]. Plus tard, Adolphe de Lescure lui consacre un chapitre de ses Mères illustres (1882), et Véga un ouvrage intitulé La Mère d'un grand homme d'État (1901)[1].

Elle meurt à Londres le , où elle avait suivi François en exil après la Révolution de 1848[1]. Elle est inhumée au cimetière de Kensal Green[1].

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Notice sur le site de l'Association des amis de François Guizot