Élisabeth-Dorothée de Saxe-Gotha

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Élisabeth-Dorothée de Saxe-Gotha-Altenbourg (), est une princesse allemande et membre de la Maison de Wettin de la branche Ernestine de Saxe-Gotha-Altenbourg. Par mariage, elle est landgravine de Hesse-Darmstadt et régente de 1678 à 1688.

Famille[modifier | modifier le code]

Élisabeth Dorothée est la fille aînée aînée d'Ernest Ier de Saxe-Gotha et d'Élisabeth-Sophie de Saxe-Altenbourg, la seule fille de Jean-Philippe de Saxe-Altenbourg[1]. Six ans après son mariage, son père hérite du duché de Saxe-Altenbourg et assume de nouvelles armes et des titres.

La vie à Darmstadt[modifier | modifier le code]

Le , Élisabeth Dorothée épouse Louis VI de Hesse-Darmstadt au Château de Friedenstein à Gotha. Le marié est un proche ami de son frère Frédéric Ier de Saxe-Gotha-Altenbourg et un veuf, père de six enfants. Elle donne à son mari huit autres enfants, deux filles et six fils; l'un mourut en bas âge et un autre est tué dans une bataille, dix mois avant sa propre mort[2]. Le comte Louis VI meurt le et est remplacé par le plus âgé des fils de son premier mariage, Louis VII de Hesse-Darmstadt, qui règne seulement 18 semaines et 4 jours avant de mourir de dysenterie, le à Gotha.

Comme son père, Louis VII désigne de sa belle-mère comme régente de Hesse-Darmstadt. La Cour Impériale (Reichskammergericht) exige qu'elle règne conjointement avec un groupe de conseillers dirigés par Weiprecht de Gemmingen, mais elle réussit à les écarter[3]. Darmstadt prospère sous son règne.

A la mort de Guillaume-Christophe de Hesse-Hombourg, en 1681, Élisabeth Dorothée conteste avec succès les droits de la branche de Hombourg sur Bingenheim, affirmant que la zone appartenait légitimement à la branche de Darmstadt  parce qu'elle avait été donnée à la Princesse Sophie Éléonore de Hesse-Darmstadt en dot quand elle a épousé le comte Guillaume-Christophe.

Après que son fils ait atteint sa majorité en 1688, elle se retire sur ses terres de Butzbach, mais offre son aide dans le gouvernement de son fils, qui refuse. Elle est décédée à Butzbach en 1709. Ses fils cadets se convertissent au catholicisme.

Elle a tenu un journal pendant un certain temps avant de l'abandonner, en 1667. Même si elle n'a laissé que de 52 pages, le journal est considéré comme un précieux point de vue dans le monde de la justice allemande.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]