Életot

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Életot
La mairie-poste.
La mairie-poste.
Blason de Életot
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Havre
Canton Fécamp
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Valmont
Maire
Mandat
Paul Le Guen
2014-2020
Code postal 76540
Code commune 76232
Démographie
Gentilé Életotais
Population
municipale
618 hab. (2012)
Densité 91 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 47′ 21″ N 0° 27′ 17″ E / 49.7892, 0.454749° 47′ 21″ Nord 0° 27′ 17″ Est / 49.7892, 0.4547  
Altitude Min. 0 m – Max. 118 m
Superficie 6,81 km2
Localisation

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Életot
Liens
Site web eletot.fr

Életot est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rose des vents (La Manche) (La Manche) Saint-Pierre-en-Port Rose des vents
Senneville-sur-Fécamp N Ecretteville-sur-Mer
O    Életot    E
S
Bondeville Sainte-Hélène Clainville

La commune est située sur la côte d'Albâtre, à 7 km de Fécamp.

Elle est située sur la falaise, à une altitude moyenne de 101 m. Les principales dépressions sont la valleuse et le bois de Saint-Pierre aussi appelé Bois Joli. L'altitude minimale est 0 m (la Manche) et l'altitude maximale est de 118 m (près de Bondeville).

L'accès à la commune se fait par la D79 à partir de Saint-Pierre-en-Port et de Bondeville, ou par la C401 à partir de Sainte-Hélène.

Elle appartient à la couronne de l'aire urbaine de Fécamp qui compte 27 373 habitants (2008)[1]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Élétot

Le nom du village est attesté sous la forme Esletetot vers 1025[2].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale, composée des éléments vieux norrois sletta « terrain plat », qu'on retrouve aussi dans Eslettes (Seine-Maritime, Esletis vers 1040) et dans les toponymes danois Sletten et anglais Sleights[3].
Le second élément -tot représente le vieux norrois topt, utilisé comme terminaison dans près de 350 noms de lieux normands. Il signifie « ferme, propriété rurale »[3].

L'étymologie et la tradition justifient l'orthographe et la prononciation Élétot et non pas Életot[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse d'Életot dépendait de l’abbaye de Fécamp avant la Révolution (un livre terrier le prouve). Aujourd’hui, la commune fait partie de la Paroisse Saint-Benoît-du-Grand-Caux, appartenant au Diocèse du Havre.

On y a retrouvé des traces d'une ville romaine, ainsi que des vases et des meules datant de l'Antiquité.

Des cercueils de pierre et une bague en argent ont également été découverts, ils datent de la période mérovingienne.

Après la Révolution française, sur la place du Marquais, un chêne fut planté, appelé arbre de la Liberté, il fut abattu en 1946 parce qu'il devenait dangereux. Deux autres arbres furent plantés : un autre chêne, l'arbre de l'égalité, à 100 m du premier, et un hêtre, l'arbre de la Fraternité, près du calvaire, à l'ouest du village.

En 1879, l'école des garçons et la mairie sont construits. Aujourd'hui, l'école des garçons accueille la classe des CP-CE1, les CE2-CM1-CM2 sont dans l'ancienne école des filles, et la mairie a été transformée en cantine. La mairie actuelle se situe à 100 m de là, accompagnée de La Poste.

Le , le village est traversé pour la première fois par le Tour de France, il s'agit de la 4e étape du Tour de France 1926, allant de Dunkerque au Havre et longue de 361 km et remportée par le belge Félix Sellier en 14 h 57 min 1 s. Le village a été une seconde fois traversé par le Tour de France le lors de la 4ème étape du Tour de France 2012 entre Abbeville et Rouen, longue de 214,5 km, remportée par l’Allemand André Greipel.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , à 13 h 25, l'armée allemande, venant de Saint-Pierre-en-Port, arrive à Életot. Elle en repartira le .

Deux jours plus tard, un avion anglais, en feu, veut se poser sur le terrain d'aviation. Il est immédiatement abattu par la DCA allemande. 4 des 5 passagers sautent en parachute, le 5e, resté aux commandes, est tué lors de l'explosion de l'appareil.

Le , les corps de 19 soldats sont découverts au pied de la falaise. Ils proviennent du cargo français le Mekhnès, torpillé le .

Toutes les rangées d'arbres le long de la falaise sont abattues. Les troncs vont être utilisés pour empêcher les avions de se poser sur l'aérodrome d'Életot. Celui-ci, inauguré le , est bétonné par les Allemand et est encore visible aujourd'hui sous le nom de La Piste, et est emprunté par le GR 21. Il est utilisé pour stationner une partie des 480 avions de chasses allemands prévu pour un éventuel débarquement en Angleterre, les autres étant à Sainte-Hélène-Bondeville, mais la plupart d'entre eux seront utilisés pour des opérations en URSS en mai et juin 1941.

Le , les Allemands font sauter à la dynamite l'escalier d'accès à la mer. Celui-ci sera reconstruit par le département en 1946.

Pendant l'été 1941, une batterie d'artillerie de Marine est installée dans la valleuse d'Életot, et une mitrailleuse sur la falaise. Les soldats sont alors environ 3 000. Deux batteries antiaériennes suivront, en .

Dans la nuit du 11 au , une maison hébergeant des Allemands est bombardée faisant 4 victimes civiles.

Du 31 mars au 7 juin 1943, sont construits 3 blockhaus : un poste de direction de tir et un abri pour groupe de combat au-dessus de la valleuse et un poste d'observation sur la falaise. Ils sont construits par l'entreprise RAFF originaire de Saint-Brieuc, sous-traitante de l'armée allemande.

Le à 13 h 25, le village est à nouveau bombardé, par 36 avions alliés, mais, cette fois, ne faisant aucune victime.

Le , le corps du soldat anglais le Trooper Ivor Douglas James APLIN, du 43rd Recce Regiment (en), est découvert sur la plage. Il provenait du MV Derrycunihy (en), cargo de 10 200 tonnes, qui a explosé sur une mine acoustique allemande le au large de Ouistreham, faisant 214 morts, dont 25 membres d'équipage, et 150 blessés. Il est aujourd'hui inhumé dans le cimetière de la commune.

Après guerre[modifier | modifier le code]

En 1952 est organisé le premier Repas des Ainés.

En 1983, le Club de Football est créé.

En 2000, l'école maternelle voit le jour, ainsi que de nouveaux vestiaires pour le terrain de football.

Le , la nouvelle véranda de l'école est inaugurée, ainsi que le toit de l'ancienne Mairie, qui a été rénové et recouvert de Panneaux photovoltaïques.

L'église[modifier | modifier le code]

L’église d'Életot

Dédiée originellement à Saint Pierre, l’église est mise sous le patronage de Notre-Dame-de-l'Assomption vers 1849, lors de la reconstruction de l’église qui appartenait alors à la Fabrique dont les biens furent remis au Bureau de Bienfaisance à la séparation de l’Église et de l’État en 1905.

Le bâtiment est construit sur une base en pierre et alterne bandeaux de briques et de silex. Une imposante tour carrée, épaulée aux angles de puissants contreforts de brique, dont le rez-de-chaussée forme le narthex, est accolée à la façade occidentale, coiffée d’une courte flèche quadrangulaire. Cette flèche était à l’origine la plus haute du pays et servait de point de repère aux marins jusqu’en 1861, année où la foudre et une violente bourrasque eu raison d’elle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative des maires d'Életot située dans la mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
14 janvier 1793 1795 Jean Jaques Emo (1737-1804)   Cultivateur
1795 (an IV) 1796 Nicolas Lejeune (1736-?)    
1796 (an V) 1798 Michel Duval (1747-1821)    
1798 (an VII) 1798 (3 mois) Pierre Jacques Desmares (1764-?)    
1798 (an VII) 1799 Jean Lecarpentier (1756-1802)   Cultivateur
1799 (an VIII) 18 janvier 1831 Jean-Baptiste Leplay (1760-1836)   Cultivateur
19 janvier 1831 2 novembre 1831 André Jacques Gournay (1759-1834)    
3 novembre 1831 19 août 1848 Prosper Le Bas (1804-1861)   Cultivateur
20 août 1848 21 octobre 1848 Irenée Levesque (1814-1889)    
22 octobre 1848 11 juin 1861 (décès) Prosper Le Bas (1804-1861)   Cultivateur
29 septembre 1861 2 octobre 1865 Irenée Levesque (1814-1889)    
3 octobre 1865 8 octobre 1870 François Grenier (1785-1881)   Cultivateur
9 octobre 1870 19 avril 1885 Romain Lucas (1826-1893)   Cultivateur
20 avril 1885 19 mai 1888 Jean-Baptiste Noël (1832-1894)   Cultivateur
20 mai 1888 15 juin 1891 Romain Lucas (1826-1893)   Cultivateur
16 juin 1891 14 février 1912 (décès) Honoré Dufour (1834-1912)   Agriculteur
28 mars 1912 26 février 1918 Frédéric Hamel (1859-?)    
27 février 1918 24 novembre 1921 Anthime Lozel (1854-1927)    
25 novembre 1921 15 mai 1935 Pierre Boudin (1881-1956)   Cultivateur
16 mai 1935 18 mai 1945 Jules Lecanu (1887-1955)    
19 mai 1945 20 juin 1946 (décès) Adrien Tronel (1894-1946)    
31 juillet 1946 15 novembre 1972 (décès) Pierre Basile (1898-1972)    
22 décembre 1972 29 mai 1984 Léon Jeanne (1920)   Agriculteur
30 mai 1984 24 juin 1995 Rémi Hautot (1930)    
25 juin 1995 19 mars 2008 Paul Le Guen (1939)   Menuisier
20 mars 2008 4 avril 2014 Patrick Régnier (1949)   Retraité de la Marine Marchande
4 avril 2014 en cours
(au 4 avril 2014)
Paul Le Guen (1939)   Menuisier retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 618 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
699 730 747 823 936 1 046 983 918 892
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
785 895 870 883 873 783 800 756 717
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
714 736 699 685 688 679 632 547 537
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
500 508 516 510 552 537 581 612 618
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2009, la suivante :

  • 50 % d’hommes (0 à 19 ans = 28.8 %, 20 à 64 ans = 59.8 %, plus de 65 ans = 11,4 %) ;
  • 50 % de femmes (0 à 19 ans = 25.2 %, 20 à 64 ans = 56.9 %, plus de 65 ans = 18.0 %).
Pyramide des âges à Élétot en 2009 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,7 
5,2 
75 à 89 ans
8,8 
13,1 
60 à 74 ans
14,4 
21,9 
45 à 59 ans
19,3 
19,0 
30 à 44 ans
25,2 
18,6 
15 à 29 ans
11,1 
21,9 
0 à 14 ans
20,6 
Pyramide des âges du département de la Seine-Maritime en 2009 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
6,0 
75 à 89 ans
9,6 
12,7 
60 à 74 ans
13,8 
20,6 
45 à 59 ans
20,1 
19,9 
30 à 44 ans
18,9 
20,6 
15 à 29 ans
19,0 
19,8 
0 à 14 ans
17,6 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école publique (PS à CM2) qui a été récemment renommée École La Valleuse.

Les collèges et lycées les plus proches sont situées à Fécamp à 7 km.

La commune dispose aussi d'une petite bibliothèque de 2 623 ouvrages en 2012, inaugurée le , située à proximité de l'école et de la Mairie.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune n'a pas de médecin sur son territoire. Le plus proche est situé à Saint-Pierre-en-Port à 4 km.

L'hôpital le plus proche est le Centre Hospitalier Intercommunal du Pays des Hautes Falaises, située à Fécamp à 9 km.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Valleuse d'Életot (vers 1990)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Életot

Les armes de la commune d'Életot se blasonnent ainsi : tranché d'azur et de gueules, à la crosse d'abbé d'or brochant sur la partition, accompagnée en chef d'une coquille et en pointe d'un vase romain, le tout d'argent. Elles ont été adoptées le , lors d'une réunion du conseil français d'héraldique à Mont-Saint-Aignan.

  • La crosse d'abbé représente l'appartenance à l'abbaye de Fécamp
  • La coquille représente la proximité de la mer
  • Le vase romain représente celui trouvé dans la commune.

Logotype[modifier | modifier le code]

Logo d'Életot.

Le logo d'Életot a été créé en juin 2010.

  • La dépression symbolise la valleuse
  • Le bleu symbolise la mer
  • Le vert symbolise la nature, les arbres
  • Le bâtiment symbolise l'église

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=207&codeZone=207-AU2010&idTheme=3
  2. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 70
  3. a, b et c François de Beaurepaire, op. cit.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  6. « Évolution et structure de la population à Élétot en 2009 », sur le site de l'Insee (consulté le 19 juillet 2013)
  7. « Résultats du recensement de la population de la Seine-Maritime en 2009 », sur le site de l'Insee (consulté le 19 juillet 2013)
  8. fille de Louis Thomas Legay, débitant de tabac, 36 ans et de Césarine Eulalie Soudry, sans profession, 25 ans, mariés le 10 décembre 1835 à Életot. Elle décèdera à l'Hôtel-Dieu de Rouen le 20 août 1892.