Électroculture

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L’électroculture désigne diverses pratiques visant à stimuler la croissance des plantes en les soumettant à des champs électriques ou directement à des courants électriques[1]. Après un engouement marqué, si ce n'est pratique du moins théorique, à la charnière du XIXe siècle et du XXe siècle, l'électroculture, quand bien même dépouillée de ses aspects les plus artisanaux et irrationnels, fut déconsidérée dans les années 1920-1930, pour des raisons d'ordre plus économiques et techniques que strictement scientifiques et/ou théoriques. Les progrès de l'électrophysiologie et de l'écophysiologie ont parfois permis de mieux délimiter la réalité de pratiques, par ailleurs diverses, qui prétendent intervenir soit au seul niveau de la germination soit durant tout le développement de la plante ou de l'arbre. L'électroculture n'est plus aujourd'hui pratiquée que très marginalement, soit par des particuliers soit par des institutions et des organisations plus académiquement reconnues, et ce avec des prétentions et des justifications qu'il convient de distinguer. En 2001, Joseph Molitorisz, qui fut actif dans ce champ de recherche, risque l'hypothèse que dans l'avenir la stimulation électrique des végétaux pourra remplacer maints traitements chimiques[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Les développements de l'électroculture doivent s'apprécier dans le cadre des connaissances sur l'électricité d'une part et sur les végétaux de l'autre (notamment de l'électrophysiologie).

En 1751 Franklin démontre l’existence de l'électricité atmosphérique (Atmospheric electricity (en)) et en 1795 Coulomb montre que l'air est un conducteur électrique. La conductibilité de l'air dépend toutefois de la présence en son sein de particules chargées positivement ou négativement ce que montreront les travaux de J.J. Thomson en 1898[3] , suivi par ceux de Julius Elster (en) et Hans Geitel (en) en 1899 (ces derniers désignent ces particules sous le terme d'« ion » par analogie avec les particules chargées du même nom présentes dans les solutés).

Les effets de l'électricité artificielle (Le XVIIIe siècle utilisa la machine électrostatique pour électriser divers végétaux, le XIXe siècle utilisera pour ce faire des piles et des génératrices[4]) tout autant que naturelle sur les animaux et l'homme furent très tôt observés. Des observations d'abord anecdotiques de savants (D'Arsonval) signalent assez tôt par exemple l'effet d'une source atmosphérique orageuse sur eux-mêmes ou leurs proches ; il faudra attendre les travaux de Tchijewsky en 1934 pour que cette question soit scientifiquement examinée[5]. Parallèlement se développait la pratique de l'électrothérapie, scientifiquement explorée par exemple par D'Arsonval, tandis que l'électricité pouvait parfois être ramenée à des conceptions, des pratiques marquées de vitalisme[6].

Le point de départ des essais d'utilisation de l'électricité naturelle en électroculture se trouve dans le phénomène bien connu de l'accroissement très sensible des végétaux après un orage [7].

Avec des moyens théoriques et matériels renouvelés, et en liaison avec les avancées dans le domaine du bioélectromagnétisme, l'écophysiologie qui étudie les réponses comportementales et physiologiques des organismes, en l’occurrence végétaux, à leur environnement apportera après la seconde guerre mondiale des connaissances permettant parfois de justifier certaines pratiques.

Les phénomènes potentiellement mis en œuvre par l'électroculture peuvent également relever de la Biometeorology (en).

Des débuts : explorations théoriques et pratiques[modifier | modifier le code]

Le Dr Mainbray ou Maimbray/ Von Maimbray est crédité[8],[9]de la première expérimentation (1746); sa présentation devant la Royal Society de Londres de ses expérimentations sur le « myrtle bush » (Morella cerifera ?) fit sensation.

Les Britanniques ne reprennent toutefois pas ces expériences qui furent par contre imitées en France, en Suisse et en Allemagne. Ainsi en France, l’abbé Jean Antoine Nollet, travaillant notamment sur la capillarité, prenant connaissance des observations de Maimbray se décide à étudier l'effet de l'électricité sur la végétation. À Genève le Pr Jallabert, qui a déjà conduit des expériences semblables entre avril et mai 1747, encouragé par les observations de Nollet et de Maimbray, expérimente à l'automne 1747. Nollet, qui rédigera en 1749 un opuscule sur « les effets nuisibles ou avantageux » des phénomènes électriques », et Jallabert affirment l'effet positif de l’électricité sur la germination et la croissance des végétaux. Le Pr Georg Matthias Bose, de Wittemberg, expérimente lui aussi en I747 ; l'Abbé Menon fait de même à Angers[8].

En 1768 Joseph Priestley, dans son History of Electricity, avance que le coût des expériences menées par Maimbray, Nollet et Jallabert a pu dissuader d'autres savants d'entreprendre des recherches sur un sujet qui, dit-il, est d'un grand intérêt et mérite d'autres investigations[8].

De multiples auteurs contribuent au sujet : En 1775 Giovanni Battista Beccaria suggère l'influence de l'électricité sur la végétation[10]. En 1779 Bernard-Germain de Lacépède relate dans son livre sur l'électricité les expériences, positives, qu'il a lui-même effectuées. En 1782 Marat décrit ses expériences sur la germination de graines électrisées.

Mais c'est surtout l'abbé Pierre Bertholon qui marque l'époque par ses travaux. Il s'était déjà fait remarquer en 1750[11], ainsi qu'en 1776 [12]. En 1783 il publie De l'électricité des végétaux, un ouvrage dans lequel il est traité de l’effet de l’électricité atmosphérique sur les plantes ainsi que de leurs vertus médico et nutritivo-électriques et principalement des moyens pratiques de l'appliquer utilement à l'agriculture. Il réalise un électrovégétomètre avec lequel il n'obtient toutefois que des résultats irréguliers[13] ; l'électrovégétomètre, un dispositif visant à recueillir l'électricité atmosphérique pour la distribuer dans le sol et ensuite aux végétaux, n'eut alors guère de succès, mais sera repris et modifié plus tard par Beckensteiner[14]. Bertholon imagine également de soumettre les végétaux à une « pluie électrique » en reliant une grosse seringue à une source électrique[15].

En 1784 Francesco Giuseppe Gardini publie un livre dans lequel il relate notamment les expériences qu'il a initiées quatorze ans auparavant à Turin[8],[16],[17].

Nicolas Théodore de Saussure et Franz Karl Achard soutiennent le rôle de l'électricité dans la croissance des plantes.

En 1785, le Pr Schwankhardt publie un compte rendu des expériences qu'il a menées conjointement avec Jan Ingenhousz; bien que ces deux savants n'excluent pas que l'électricité puisse théoriquement exercer un effet sur les plantes, ils lui dénient toute causalité dans les expériences qu'ils ont réalisées ou qu'ils ont eu à connaître ; un certain Duvarnier met en doute la précision des expériences d'Ingenhousz, ce que conteste Sylvestre -dans les Mémoires de la Société d'agriculture de Paris, 1791 - ; Pacts, Van Troostwyck et Cornelis Rudolphus Theodorus Krayenhoffarrivent aux mêmes conclusions qu'Ingenhousz après leurs propres expériences [8],[18].

En 1788 Duhamel du Monceau émet l'opinion que l'électricité atmosphérique exerce une action favorable sur le développement des plantes[15]. Il s’appuie sur les observations de Nollet et de Le Mosnier.

En 1788 Jan Ingenhousz reprend part au débat ; il conteste les conclusions tirées par Bertholon des observations rapportées par Quirini et rend compte des résultats négatifs des expériences qu'il a lui-même menées suivant le dispositif de Gardini. (Van Breda, à Delft, conduisant à l'époque des expériences semblables arrive aux mêmes conclusions défavorables). Venant d'un savant-philosophe de la qualité d'Ingenhousz, ces conclusions mettent un moment un terme au débat sur l'électroculture[8].

En 1794, dans ses « Aphorismen aus der Chemischen Physiologie der Pfianzen », Humbolt, avertit qu'il n'y a pas de sujet divisant plus la société des savants que la question de l'influence de l'électricité sur la végétation[8],[19].

En 1811 un article (posthume) de Johann Wilhelm Ritter signale l'induction de mouvement de Mimosa pudica soumise à un très fort voltage[20].

Par la suite Sir Humphry Davy, Humboldt, Wollaston et Becquerel se penchent sur l'aspect théorique de l'électrophysiologie. Faraday s'intéresse à l'électrophysiologie[21],[22]. Pouillet affirme que les plantes dégagent une grande quantité d'électricité positive, affirmation alors contestée[23].

Tandis que Liebig publie en 1840 Werken Die organische Chemie in ihrer Anwendung auf Agricultur und Physiologie, « beaucoup de physiciens cherchèrent en vain à mettre en évidence dans le sol des phénomènes électriques dont ils espéraient montrer l’influence sur la croissance des plantes. Ces travaux (Wollny, Grandeau, Gasparin, etc.) encombrent les publications scientifiques de l’époque, y compris la correspondance entre Karl Marx et Engels »[24].

Les premières expériences pratiques ne commencent qu'à partir des années 1840 :

  • Les expériences menées par Dr Forster, à Findrassie, Elgin, parvenues d'abord informellement à la connaissance du public en 1843, font l'objet d'une communication en 1844 par un certain M.. Gordon devant la Tring Agricultural Association; elles suscitent alors un vif intérêt[8],[25].
  • Aux États-Unis les expériences par W. Ross telles qu'il les a exposées en juillet 1844 au Farmers' Club de New-York, abondamment relayées par la presse agricole, ont probablement stimulé les initiatives d'autres expérimentateurs[8] (Galvanic Experiments on Vegetation, U.S.Patent Office Report, 1844 : 370-373).
  • On trouve encore, Jules-François Dupuis-Delcourt, qui expérimente en 1845, puis abandonne ces recherches au bout d'un an[13], et aussi William Henry Weekes qui rapporte une expérience en 1845[26] mais encore Sheppard, Robert Dewey Forster et Sturgeon en 1846[27],[17], et enfin Hubeck en 1847. Les résultats négatifs d'Andrew Fife/Fyfe[28] en Angleterre et d'Otto von Ende en Allemagne affectent les recherches qui reprennent avec Fichtner et Fischer.

À la même époque - en 1848 - Gustav Fechner, pionnier de la psychophysique, publie Nanna, oder Über das Seelenleben der Pflanzen.

Burdon-Sanderson en 1873 et Darwin en 1875 prêteront intérêt à l'électrophysiologie des végétaux[22].

En 1876 Wilhelm Velten affirme qu'il existe dans les plantes un courant électrique analogue à celui que Du Bois-Reymond a reconnu entre les muscles et les nerfs, mais dirigé en sens inverse[29].

Louis Grandeau, qui de 1871 à 1910 « domine les sciences agronomiques en France », conduit diverses études avec des résultats apparemment probants sur les végétaux cultivés en cage de Faraday ou sous arbre[30] ; en 1878 il observe que la différence de potentiel entre l'atmosphère et le sol stimule la croissance des arbres[31] ; en 1878 il expose ses recherches sur d'autres végétaux[32]. Charles Naudin sur la base d'une brève expérience à Antibes, conteste des résultats de Grandeau.

Maccagno conduit des expériences sur la croissance de la vigne[33]. La même année, un autre italien, Giovanni Luvini fait une communication devant l'Académie Agricole de Turin[34].

Les espoirs de la fée électricité[modifier | modifier le code]

En 1881 l'exposition internationale d'Électricité, de Paris donne une nouvelle impulsion aux initiatives des chercheurs et des curieux[13]. Par ailleurs, lors de la première conférence internationale de météorologie tenue à Paris en 1896, est décidée la création d'un comité permanent sur le magnétisme terrestre et l'électricité atmosphérique. À la fin du XIXe siècle l'électroculture exerce une fascination sans commune mesure avec ses résultats : les propos optimistes de ses promoteurs sont repris dans les congrès et cités par les encyclopédies[35]. (Ainsi, en 1910 une publication du tout récent Institut international d'agriculture rapportera les travaux de Priestley, de Newman et de Lodge [36]. En 1911, l'institut publiera de nouveau un, très court, paragraphe favorable[37]). Cet engouement pour l'électroculture - associé parfois avec celui pour le labourage électrique dans un contexte de développement d'électrification rurale -est porté par certains experts de l'époque[38]. Vers la fin du XIXe siècle, l'opinion prévaut que l'électroculture permettra de produire des fruits géants et des fleurs en toute saison mais aussi de détruire tous les insectes qui s'attaquent aux plantes[39].

En 1883 Ewald Wollny/ Volny publie Über die Anwendung der Elektricität bei der Pflanzenkultur (Application de l'électricité à la culture. Annales agronomiques, 1884, 10 : 43-43. ). En 1888 [40]puis en 1893[41] Wollny conclura à l’absence d'effet bénéfique, voire plutôt à un effet négatif de l’induction de courant directement dans le sol (d'après le rapport de Briggs de 1926[42]).

En 1889, Marcellin Berthelot, étudie l’influence de l'électricité sur la fixation de l'azote ; il conclut son article par « L'ensemble de ces résultats paraît donc rendre très vraisemblable une action propre de l'électricité pour accroître la fixation de l'azote à la fois sur la terre et dans le cours de la végétation[43]. »

En 1889, le Russe N. Spechnew publie un compte rendu de ses expériences dans la revue La Lumière électrique[44]. Il utilise une bobine de Ruhmkorff. Le Pr Spechnew a conduit des expériences au Jardin botanique de Kiev, dont il est directeur, et d'autres à Pskov. Schtchawinsky directeur de la Gazette de l’électricien et des agronomes russes reprennent les expériences de Spechnew[45]. Luvini soumet les propos de Spechnew à la critique en 1890 dans une communication faite à l'Académie royale de Turin[46]. En 1891 Le Courrier des Alpes et de la Haute Savoie témoignera de l'intérêt suscité par les expériences de Spechnew (en Angleterre )et de Luvini dans le monde horticole ; l'article rapporte également que de nombreux directeurs de stations agricoles se lancent dans des expérimentations[47].

En 1890, le frère Paulin (M. Chabert, directeur des Frères des écoles chrétiennes de Montbrison et directeur de l'Institut agricole de Beauvais), publie un opuscule intitulé De l'influence de l'électricité sur la végétation ; il « perfectionne » le géomagnétifère pour lequel Christophe Beckensteiner avait déposé un brevet en 1848 ; en 1892 un condisciple, le frère Héribaud-Joseph/Jean-Baptiste Caumel est l'auteur d’Application de l'électricité atmosphérique à l'agriculture (Clermont-Ferrand, A. Richet, 3, place de la Treille, 18 pages)[48]. (Une revue de 1893 rapporte que Paulin, suivi par Lagrange à Bruxelles, s'inspire des travaux de Spechen - alias Spechnew/Spechneff -[49]).

Fernand Basty, lieutenant au 135e régiment d'infanterie à Angers, se lance dans des expérimentations [50]en 1893 et, bientôt soutenu par le vicomte de Bonald, fonde même une revue spécialisée « L'électroculture »[13].(C'est le scientifique Henri Dehérain qui a forgé le terme d'« électroculture » dans les années 1880[38]). En 1908 il crée à Angers un jardin d'essais[7]. En 1910 Basty publiera un essai sur l'électroculture[51].

En 1892 Clarence Duane Warner publie une brochure A Brief Summary of Results in Electro-culture, Gathered from Various Sources: Also Some Experiments Made at the Station with Lettuce Grown Under the Influence of Dynamical Electricity, Press of Carpenter & Morehouse, 8 pages. Warner observe une moindre infestation par le mildiou des carrés de laitue dont le sol a été exposé à un courant continu. La même année il publie dans Science un article intitulé Electricity in Agriculture[52]. Un article au titre identique paraît dans le supplément du Scientific American du 13 février 1892[53]. En 1893 il publie un autre opuscule Electro-culture, Hatch Experiment Station of the Massachusetts Agricultural College, 15 pages.

En 1893, Constant Crépeaux, agronome, publie "La Culture électrique, diverses méthodes d'application de l'électricité aux semences et aux plantes en végétation : intérêt de la question pour l'agriculture" ; la même année il est l'auteur d'un article sur le sujet dans l'Illustration.

En 1893 un article paru dans Ciel et Terre rend compte des expériences du Pr Chodat de la société de physique et d'histoire naturelle de Genève[54].

En 1894 E. Lagrange, par ailleurs professeur à l'école militaire de Bruxelles, signe un article dans la revue populaire d'astronomie, de météorologie et de physique du globe « Ciel et Terre »[46].

En 1897, Asa Stephen Kinney publie Electro-germination (Amherst, Mass. : Hatch Experiment Station of the Massachusetts Agricultural College, 1897)[55]. Kinney observe des effets positifs sur la germination, variables suivant les espèces végétales et les modalités d'expositions.

En 1898, Hull, un Californien, présente l'histoire de l'électroculture - directe et indirecte- ainsi que ses derniers développements[56].

En septembre 1898, lors d'un congrès à Bristol la British Association for the Advancement of Science, Karl Selim Lemström[57] fait une communication intitulée Experiments on the Influence of Electricity on Plants[58]; il y fait état des expériences, de laboratoire et de plein champ, qu'il a entreprises depuis les années 1880 -en Finlande surtout, mais aussi en 1888 en Bourgogne chez le baron Arnould Thénard (fils de Louis Jacques Thénard )- à la suite de ses observations et de ses réflexions développées à l'occasion de ses travaux sur les aurores boréales ; constatant la croissance rapide des végétaux aux hautes latitudes, il en suppose la raison dans l'atmosphère électrique particulière de ces régions ; il voit dans la conformation des feuilles des sapins, les aiguilles, une caractéristique propice aux phénomènes électriques ; il conditionne l'effet de cette électrisation à une hygrométrie adéquate ; il avance deux mécanismes pour expliquer cet effet : soit au niveau de la respiration, l'électricité facilitant l'absorption de gaz supposés alors favorables à la plante (tel l'ozone !), soit au niveau de la circulation de la sève par une capillarité facilitée ; Lemström, qui appuie son exposé avec des photographies, rapporte avoir conçu une machine plus adaptée que la machine de Wimshurst avec laquelle il a toutefois obtenu quelques-uns de ses résultats [59]. Lors de ce même congrès, Ernest H. Cook, du Clifton Laboratory, fait également une communication intitulée « The Action of Electricity upon Plants » ; rappelant les expériences de Spechnew et de Barrat, il rend compte de ses propres expériences sur la croissance et la germination des plantes, mais aussi sur la croissance des spirogyres et d'algues unicellulaires d'eau douce ; il y mentionne aussi la présence à Clifton du français Pinot de Moira[60], ardent promoteur local des techniques électroculturales françaises, qui tentera plus tard en vain de le convaincre d'utiliser la Tour Cabot (Bristol) [61]récemment construite comme d'un capteur électrique. Aux États-Unis, la presse grand public, illustration à l'appui, évoque le projet d'une ferme électrique en Finlande auquel s'associerait le Pr. Bailey de l'université de Cornel[62]. En 1902, Lemström publie en allemand « Elektrokultur »[63]. Il publie également le résultat de ses recherches en 1904 dans Electricity in Agriculture and Horticulture(London, "The Electrician" Print. & Pub. Co., Ltd.; 1904.). Gustav Gassner confirme des observations de Lemström en 1907[17],[64].

En 1904 Nazareno Strampelli soumet quelques plantules de blé à un champ électrique (une expérience sans lendemain mais dont se souviendra plus tard son compatriote Pirovano)[65].

En 1905 Richard Löwenherz/Loewenherz, publie Versuche über Elektrokultur (Zeitschrift für Pflanzenkrankheiten, XV. Bd., Jahrg. 1905)[66].

En 1907 Alexander Koltoński publie Über den Einfluß der elektrischen Ströme auf die Kohlensäureassimilation der Wasserpflanzen[67].

En 1908, les Belges H. Micheels/Michaels et Pierre De Heen publient une note sur la germination du froment soumis à l'action des courants alternatifs de haute fréquence[68].

En 1909, George E. Stone, s'intéresse aux effets de l'électricité sur les microorganismes, un domaine peu investigué, dit-il, jusque là[69].

Les travaux de Lemström retiennent l'attention de chercheurs britanniques, comme Joseph Hubert Priestley[70] qui se lance dans des expérimentations avec le physicien J. E. Newman. S'inspirant de l'installation de Lemstöm, le célèbre physicien Lord Oliver Lodge[71], associé avec Newman, mène une expérimentation sur 8 hectares. Ces deux chercheurs créeront d'ailleurs une société, l' Agricultural Electric Discharge Company, Ltd.[72] afin de commercialiser leur système, la Lodge-Newman Installation / A.E.D. high tension discharge set, en Grande-Bretagne et à l'étranger; l'A.E.D. Co. publiera Increased Food Production… by Electrical Stimulation). Miss Dudgeon (à Lincluden Mains Farm, Dumfries[73]) ainsi que le prof. V. H. Blackman à l'Imperial College London mènent des recherches semblables. Toutes ces travaux suscitent une attention forte du monde agricole britannique ce qui poussera les autorités, locales et nationales[74], à s’intéresser officiellement à ces phénomènes[59]. (Ainsi le British Board of Agriculture, qui publie un article de J.H. Priestley en 1910[75], lui accorde des fonds en 1911[72],[76]. En 1916, des expériences conduites par Blackman et Ingvar Jorgensen sur la ferme de Miss Dudgeon sont publiées dans le Journal of the Board of Agriculture[77]).

En 1910, H. Micheels et P. de Heen observent qu'un courant alternatif favorise la germination alors qu'un courant continu y est défavorable [78].

En 1910, Ernest Bosc, un auteur intéressé par l'ésotérisme et l'occultisme, publie L'Électroculture : action de l'électricité sur les plantes, divers modes utilisant l'électricité, des paragrêles.

En 1910 Gerlach et Erwein observent l'inefficacité de leurs essais d'électroculture[79].

Du 24 au 26 octobre 1912 se tient à Reims le premier -et dernier - Congrès international d’électroculture[13]. Le colonel Pilsoudski y relate ses observations ses expériences et ses espoirs ; François Kövessi[80] - représentant la Hongrie -conclut à l'influence négative du courant continu sur la végétation ; l'utilisation de l'électricité pour la destruction des insectes est évoquée (notamment procédé Fuchs[81] contre le Phyloxéra ); diverses applications de l'électricité aux industries agroalimentaires sont mentionnées[82]. Armand Gautier est désigné par l'Académie des sciences pour la représenter au Congrès[83]. Les congressistes s'accordent sur la tenue d'un second congrès en 1913, qui faute d'avancées est remis à octobre 1914 ...

En 1913, dans Electrical World, H. G. Dorsey rapporte des expériences conduites près de Dayton, Ohio[84].

En 1914, I. Jorgensen (également orthographié Jorgenson) et J. Priestley font paraître un article [85].

En 1914, Knight et Priestley rendent compte de leurs travaux de laboratoire visant à mettre en évidence des mécanismes physiologiques attribuables aux effets observés[86].

En 1915, dans une publication de General Electric, Helen R. Hosmer fait une revue détaillée et critique des différents travaux et expériences réalisés à cette date[87].

En 1917 Ingvar Jorgensen et Walter Stiles, font paraître, dans le Journal of Ecology, un article intitulé Atmospheric electricity as an environmental factor ; ils y discutent d'une affirmation de Rose Stoppel concernant l'effet de l'électricité atmosphérique sur la physiologie végétale.

Après la première guerre mondiale : un intérêt cultivé puis abandonné[modifier | modifier le code]

Dans l'entre-deux guerre les autorités de différents pays lancent des projets d'évaluation qui tous - à l'exception d'un rapport d'autorités régionales indiennes- aboutissent à des conclusions défavorables. De fait, que ce soit aux États-Unis ou en Europe, alors même que l'électrification rurale est promue par les autorités publiques et les intérêts industriels[88], l'électroculture stricto-sensu tout comme la traction électrique, ne se développent guère ; cette résistance, alors volontiers considérée comme une preuve de l'arriération des paysans, doit plutôt être comprise comme le résultat d'une réflexion sur la -faible- rentabilité de ces techniques[89].

Dans les années 1920, les chercheurs montrent toutefois un intérêt accru pour les éventuels effets des rayonnements cosmiques et de l’électricité atmosphérique sur les êtres vivants[90].

En Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

À Calderstones Park (en), des expériences comparatives ont lieu en 1917[91]. En 1917 et 1918 la South Wales Electrical Distribution Company mène une expérimentation sur des pommes de terre et de l'avoine, obtenant des résultats significatifs[92]. En 1918, J. Hendrik rend compte d’expériences menées avant guerre à Kincardineshire, qui se sont révélées financièrement non rentables ; la même année Jorgensen et Stiles dans "The Electroculture of Crops", rappelant les principales expériences conduites depuis 1747, observent que l'étude de l'électroculture devrait relèver moins de la physique que de la physiologie des plantes[93].

En 1918 - la Grande-Bretagne souffre alors du blocus allemand - le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Rowland Prothero, 1st Baron Ernle (en), met sur pied un comité - the Electro-Culture Committee - chargé d'évaluer la pertinence scientifique mais aussi et surtout économique de différents procédés (comme la méthode Lemström ou le Wolfryn process). Comptant onze membres, dont six de la Royal Society [94], ce comité interdisciplinaire présidé par Sir John Snell, publiera 18 rapports entre 1918 et février 1937. Le comité amassa une masse importante de données issus d'expériences réalisées parfois en plein champ mais surtout en laboratoire et en pots : il confirme la réalité d'une effet de l'électricité sur la croissance des végétaux[95], dont il précise les conditions d'administration, mais relève aussi la difficulté à s'assurer de leur constance et de leur maîtrise ; le comité ne chercha jamais à expliquer les raisons des effets observés (l'état de la science et de la technique d'alors auraient de toute manière rendu ces investigations difficiles). Il semblerait que la décision de mettre fin aux travaux du comité tînt plus à des raisons économiques que scientifiques : l’intérêt du bailleur de fonds, le ministère, étant plutôt de court terme, tandis que les recherches avaient besoin de plus de temps pour parvenir à des conclusions plus fermes et précises. Tandis qu'ailleurs en Europe, et notamment en Norvège, les recherches semblables soutenaient elles aussi la réalité d'un effet, les autorités américaines abandonnent toutes recherches dans ce domaine à la suite des conclusions négatives de deux rapports publiés en 1926 et 1927. Il est probable que la décision américaine a pesé dans le choix de mettre fin aux travaux du comité britannique par ailleurs incessamment sommé depuis sa création d'aboutir à des résultats immédiatement transposables aux champs. Après la dissolution du comité, dont les rapports ne furent librement accessibles qu'à partir des années 1970, peu de travaux furent entrepris avant les années 1960[59]. Alors que Blackman, Legg et Gregory (1923) et Blackman (1924)[96] aboutissaient à des résultats globalement favorables, Briggs et al. (1926), puis Collins, Flint et Maclane (1929)[97], et encore Briggs (1938) aboutissent à des résultats défavorables[17]. En dépit des avis défavorables de la commission, R. Borlase Matthews[98], par ailleurs intéressé par toutes les applications de l'électricité aux activités agricoles[99] - comme le lumière artificielle ou la traction électrique - conduit à ses frais des expérimentations à Felcourt jusqu'à 1931 quand un incendie détruit son installation[100].

En 1919 Martin Sutton publie un rapport défavorable sur le Wolfryn Process[101], un procédé d'électrification des graines mises à tremper dans une solution de chlorure de calcium[102]. Ce procédé, mis au point par Fry, fut ardemment promu par le Dr Charles Arthur Mercier (en), un aliéniste et criminologue alors en vue[103],[104]. Henry Ernest Fry et Charles Edward De Wolf ont obtenu un brevet, britannique, en 1917[105]. Ils ont obtenu le brevet N°1106039 auprès de l'USPTO en 1914. E. J. Russell, de l'Electroculture Committee donne son avis défavorable en 1920[106].

En 1921, A. E. Baines publie Germination in its electrical aspect[107].

En 1925, à l'occasion de la British Empire Exhibition, le Dr Chree, prenant acte des résultats plutôt décevants enregistrés par l'électroculture quand elle cherche à s'appliquer aux cultures, conserve l'espoir que cette technique trouve à s'appliquer plus efficacement en sylviculture ; en outre, il appelle à la poursuite des recherches[108].

En France[modifier | modifier le code]

En France, Jules-Louis Breton, directeur des Inventions, informé des recherches anglaises, décide en 1918 - malgré les ressources raréfiées du fait de l'état de guerre - de lancer des recherches ; il met sur pied une commission sous la direction du Pr Chaumat ; les premiers essais conduits en 1919 à Montgeron souffrent de circonstances défavorables ; les essais d'« effluvation de la végétation » sont poursuivis à Boulogne-sur-Seine, laboratoire de Phytotechnie du Pr Heim[109]. En France, Jules-Louis Breton et Lucien Plantefol, qui noueront contact avec l'Electro-Culture Committee en 1922, reprennent les recherches initiées par Fernand Basty (sans doute disparu lors de la guerre) sur un mode plus scientifique. Enregistrant des résultats d’abord encourageants, ils cessent toutefois leurs recherches en 1925, probablement déçus des résultats obtenus sur de plus grandes surfaces[110].

Justin Étienne Christofleau publie Augmentation des récoltes et sauvetage des arbres malades par l'électroculture, La Queue-les-Yvelines, 1923. Il dépose de nombreux brevets relatifs à l'électroculture (ou à d'autres domaines : avion, pétrin mécanique). L'office européen des brevets garde trace de 15 brevets à son nom[111]. En 1925 il obtient un brevet auprès du bureau luxembourgeois pour un appareil électromagnétique aéro céleste[112]. En 1926, le journal L'Humanité, rappelant ses soucis administratifs et judiciaires, prend la défense de Christofleau[113].

En 1924 Georges Lakhovsky publie un article ou est relaté un traitement du cancer chez les plantes via un dispositif recourant à des ondes courtes.

En 1925, à la suite d'une décision d'Eugène Roux, directeur de l'Institut de recherches agronomiques, les chaires d'enseignement d'électroculture sont fermées[65],[114]. En 1929 M.-D. Chouchak publie L'Assimilation chlorophyllienne de l'acide carbonique par les feuilles vertes dans un champ électrique.

En 1935 Alfred Gradenwitz publie un article intitulé L'électro-germination dans la revue La Nature.

Science et Vie, en décembre 1935, publie un article titré « En électroculture, l'empirisme cède le pas à la méthode scientifique Les dernières recherches effectuées au laboratoire ont démontré l'action bienfaisante de l'électricité sur le développement des végétaux et permettront d'orienter scientifiquement l'électroculture dans des voies nouvelles »[115].

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis le département de l'Agriculture sous la direction du Bureau of plant industry mène des recherches à la ferme expérimentale d'Arlington en Virginie entre 1907 et 1918 (par ailleurs le jardin botanique du Missouri engage des expériences avec l'appareil de Graffigny entre 1916 et 1918[93]). La décision d'engager un tel programme fut prise à la suite de la communication, en 1904[116], par le consul de Saint- Pétersbourg, de réalisations russes apparemment prometteuses en ce domaine ; les expériences furent conduites, entre 1907 et 1918, sous la supervision de Lyman James Briggs qui, avec ses collaborateurs, publiera ses conclusions en janvier 1926. Dans ce rapport -aux mots choisis- émis au nom de l'Office of Biophysical Investigations[42], Briggs ne prend pas parti sur le fonds, sur la réalité d'un effet ou l'efficacité d'une méthode : il met juste en regard l'imprécision des mesures et l'irrégularité des résultats en rappelant que cette irrégularité caractérise toutes les expériences entreprises depuis les débuts de l'électroculture[117].

Entretemps, le Bureau of plant industry, qui a pris connaissance des résultats positifs mis en évidence en 1923 par le comité britannique, a lancé une deuxième série d'expériences. Flint en rend compte fin 1926 : indiquant ne pas pouvoir corréler avec certitude les effets positifs observés avec le courant électrique, et rappelant les conclusions du rapport Briggs, il conclut : «It seems clear that at the present time no practical method of electrical stimulation has been developped »[118]. En 1929, Collins, Flint et MacLane reconduisent leurs conclusions[97].

En dépit de ces avis défavorables émis par des autorités fédérales, des expérimentations poursuivies dans l'Iowa, font l'objet d'un compte rendu en 1937, sous la plume de Charles S. Dorchester [119].

Nota : en 1924, Franklin Davis Fulton publie sa thèse intitulée Electroculture: A Survey of the Investigations Made Up to the Year 1924 (University of Wisconsin).

Australie, Nouvelle-Zélande, Japon, Canada[modifier | modifier le code]

En 1920, le Sydney Mail interpelle la Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation et invite les lecteurs à faire part de leur expérience ; rappelant la publication contemporaine d'une étude d'Ewen Mackinnon (The application of electricity to increase crop production, Science and Industry)et se faisant l'écho des expérimentations de Lodge, il signale le procédé d'électrisation des semences mis au point par H.E. Fry[120].

Dans les années 1920 les autorités australiennes testent le système de traitement des semences expérimenté par Carr Bennett à Wentworthville[121],[122]. Bennett est l'auteur de plusieurs livres sur le sujet[123].

En 1929, en Nouvelle-Zélande, un essai conduit par le Cawthron Institute of Research and Science à Nelson conclut à l'inefficacité du dispositif de Justin Christofleau[124].

En 1927, Shibusawa et Shibata rapportent l'effet d'un champ électrique sur la croissance végétale[125].

En 1933, Fraser et Pidgeon évaluent la méthode Wolfryn pour le compte d'un institut canadien et aboutissent à une conclusion défavorable[126].

En Italie[modifier | modifier le code]

En 1922, en Italie, Alberto Pirovano publie les résultats de ses expérimentations commencées en 1912 par lesquelles il induit des mutations chez des végétaux dont les graines ont été soumises à un champ électromagnétique(La mutazione elettrica delle specie botaniche e la disciplina dell'eredita' nell'ibridazione)[127]. Pirovano puise largement ses informations bibliographiques chez Arturo Bruttini (L'influenza dell'elettricità sulla vegetazione e sui prodotti delle industrie agrarie, Milan, U. Hoepli, 1912). Concluant de l'examen des travaux réalisés avant lui à l'inutilité de l'application de l'électricité à des organismes déjà formés, il axe ses expériences sur le pollen, initiant ainsi ce qu'il appelle déjà l'elettrogenetica . Pirovano est présent au premier congrès international de biologie radio-électrique de Venise[65]. À l'occasion de ce même congrès[128],en septembre 1934, Bindo Riccioni[129] expose ses propres travaux (qui, après guerre, inspireront au comte Alessandro Anguissola Dj'Altoe de Milan la création d'une société soumettant des semences à une influence électrique)[130].

Suisse et pays germanophones[modifier | modifier le code]

En Suisse, Paul Jaccard étudie la question (il est notamment auteur de L'Électrisation des plantes et son rendement dans l'électroculture). Il met en garde les agriculteurs contre une technique qui n'a pas encore fait ses preuves[131].

En 1923 le physiologiste Ferdinand Scheminsky publie Untersuchungen über den Einfluß dauernder elektrischer Durchströmung auf Lebenwese (Elektrokultur)[132].

En Allemagne une société Elektroterro A. G. commercialise un appareil, objet d'un livre[133].

Carl Lipperheide publie en 1927 Neuere Untersuchungen über den Einfluß der Elektrizität auf Pflanzen et Werner Oswald en 1933 Beiträge zur theorie der elektrokultur (résultat d'un travail académique dont Paul Jaccard était référent[134]).

En Inde[modifier | modifier le code]

En Inde, alors sous domination britannique, l'électroculture a les faveurs de Shri Shridar Nehru, scientifique indien formé d'abord en Inde, puis en Grande-Bretagne et en Allemagne. S.S. Nehru a déjà publié sur le sujet en 1931[135], 1932[136] et 1933[137]. En 1933, en qualité de Président de l' Indian Science Congress for Agriculture [138] et membre de l'Imperial Council for Agricultural Research[139] il tient à Londres une conférence intitulée New Methods in Electro-Culture [140]. En 1934, Nehru est vice président de la conférence de radiobiologie de Venise[141]. En 1935 Nehru publie The Application of electricity to fruit farming.[142]

En 1940, un rapport émanant des autorités de Madras atteste de quelques expérimentations d'electroculture faites en Inde, dans un contexte de famine, au cours des années 1920 et 1930[143].

Dans les vingt premières années du XXe siècle, Bose, qui a déjà derrière lui une œuvre scientifique établie, étudie la physiologie végétale, notamment en rapport avec l'électricité. Bose mesure ainsi la réponse mécanique de Mimosa Pudica et du Desmodium/Codariocalyx motorius (en) à l'action de potentiels électriques; dans ses dernières études, il compare l’effet de stimuli électrique à ceux de différents stimuli mécaniques[144]. En 1926 il publie The Nervous Mechanism of Plants[22].

Les réflexions de Bose sont peu connues et appréciées par ses contemporains ; elles sont pourtant aujourd'hui sinon toutes acceptées du moins largement débattues dans la littérature spécialisée[145].

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1946, A. Demolon note que l'action de l'électricité sur les végétaux peut être très différente suivant qu'il s'agit de courant à basse ou à haute tension, alternatifs ou continus, de haute ou de basse fréquence[15],[146].

En 1947, E. J. Lund publie Bio-Electric Fields and Growth, University of Texas Press, Austin, 1947 ; il y rappelle l’occurrence fréquente de résultats contradictoires concernant l'effet de champs électriques sur la végétation[147].

Albert P. Krueger, Ch. H. Bachman et L.E. Murr publient sur le sujet[10]

Aux États-Unis, l'adoption d'appareils de triage magnétique des semences - séparation magnétique - offre l'occasion d'examiner l'effet de champs électromagnétiques sur la germination[148],[149].

En 1962 et 1963 Gunar & Sinykhin montrent la présence d'un Potentiel d'action chez toute une variété de plantes (on croyait ce phénomène réservé aux seules plantes dites sensibles). Cette découverte, confirmée par Karmanov et al. en 1972, est une découverte majeure en électrophysiologie[22].

En 1962 Krueger et Kotaka publient Studies on the Effects of Gazeous Ions on Plant Growth[150].

En 1963 Lawrence E. Murr indique que la croissance des plantes peut être affectée par un champ électrique[151]. Murr contribue par d'autres écrits[152].

En 1963 U. J. Pittman publie sur le même sujet[153].

En 1965, J. Molitorisz fait une communication devant le 37e congrès annuel d'électricité rurale de Californie[154].

En 1968 Kokata et Krueger montrent que la croissance des plantes est affectée par les ions atmosphériques ; certaines plantes bénéficient de l'exposition à des ions oxygènes, d'autres souffrent d'une exposition à des ions de dioxyde de carbone.

En 1968 est rapporté un essai d'électroculture appliquée aux fruits à coque[155].

En 1968 les éditions Rodale Press publient Electroculture in Plant Growth.

En 1968 une publication soviétique traite des rapports de la nutrition des végétaux avec l'électricité atmosphérique[156]

En 1970, Wheaton - qui s'était déjà intéressé aux effets de l'électricité sur la germination [157]- compile la littérature sur les effets de l'électricité sur les plantes[158].

En 1975 Sidaway, qui a précédemment contribué à des travaux d'électrophysiologie[159], compile la littérature ayant trait à l'électroculture[16],[160].

En 1975 Edwards étudie l'effet du courant électrique sur les semences de citron [161]

En 1975 le département de pédologie de l'Université du Wisconsin conclut à un effet mitigé des courants très lents (ELF) quand ils restent inférieurs à 0,07 volts/mètre[162].

En 1976 une station agronomique expérimentale canadienne publie un rapport de synthèse intitulé Pre-Germination Magnetic Seed Treaters. Basé sur les données rassemblées par différents instituts, ce document se proposait de trancher la question controversée du traitement des semences par des moyens magnétiques (magnetic seed treatments). Le rapport confirme que des résultats probants et parfois substantiels ont pu être obtenus en conditions de laboratoire ; il signale toutefois qu'en condition réelle, en plein champ, la plupart des études ne permettent pas de montrer un effet favorable de ces procédés. Dans leur conclusion, les experts se disent peu favorables à ces procédés[163],[164].

En 1977 Jaffe et Nuccitelli compilent la littérature sur la réponse des cellules, animales ou végétales, soumises à un champ électrique[165].

En 1981 H.A. Pohl et G. W. Todd publient Electroculture for crop enhancement by air anions.[166]. De leur revue de la littérature, Pohl et Todd concluent que l'électroculture pourrait accroître la production (d'après un document de l'Office of Scientific and Technical Information (en) : « electroculture can potentialy increase crop growth and production »)[167].

En 1984 Martine Queyrel présente une thèse sur le sujet à l'université de pharmacologie d'Angers[168].

En 1987 J. Duchatel et G. Ferone de la Selva publient « Les tentatives d'utilisation de l'électricité comme activateur biologique en agriculture » (Bulletin de l'histoire de l'électricité, 10 décembre 1987).

En 1999, Kareem S. A, rend compte - dans une revue scientifique nigérienne - d'expérience de stimulation de la croissance végétale par l'électricité[169].

En 2006, Andrew Goldsworthy, de l'Imperial College, propose un mécanisme rendant compte des effets observés, ce mécanisme étant pensé comme une réponse adaptative des plantes qui leur permettrait de mieux bénéficier des pluies d'orages annoncées par une modification du champ électrique[170].

En 2007 Ahmad M., Galland P., Ritz T., Wiltschko R., Wiltschko W. montrent que le cryptochrome est affecté par les champs magnétiques[171].

Aujourd'hui les connaissances scientifiques et les progrès techniques permettent d'envisager dans l'avenir l'utilisation d'influx électriques sur les arbres pour optimiser l'apport d'eau et la photosynthèse[22].

Les différents procédés[modifier | modifier le code]

Différents procédés furent proposés qui ont pu recourir à l'électricité électrostatique, atmosphérique, aux champs magnétiques à l'application de courants électriques (directement sur la plante ou dans le sol).

Réseau de câbles aérien ou souterrain[modifier | modifier le code]

Le dispositif Newmann « comprend essentiellement une source d'électricité dont l'un des pôles communique avec la terre et l'autre avec un système de fils placés au-dessus du champ d'expériences. De distance en distance sont enroulés sur les fils d'autres petits fils de cuivre terminés par des pointes dirigées vers le sol. C'est par ces pointes que s'écoule l'électricité devant agir sur les plantes.Les fils conducteurs sont supportés par des isolateurs analogues à ceux utilisés dans les lignes télégraphiques. La différence de potentiel entre la terre et le réseau de fils est considérable et variable avec la distance des pôles. Malgré cela, il arrive que, par les temps humides, les plantes et le sol ne sont pas influencés par suite des déperditions d'électricité qui se produisent.»[172].

Électrodes directement plantées dans la terre[modifier | modifier le code]

Électrisation des semences avant plantation[modifier | modifier le code]

Lors d'épandage de graines par avion (Seed bombing (en)), lors d'opération de reforestation en zone difficiles d'accès, la faculté de germination des graines est un facteur important de réussite. C'est en ayant cela en vue, que des chercheurs ont récemment soumis des graines de pins Pinus tabuliformis Carr. à un champ électrique[173]. Dans une communication soumise au XIIe congrès forestier mondial qui s'est tenu en 2003 à Québec, Zhi-bin Gui rapportait avoir semé par avion 800 kg de ces graines (et 800 kg de graines témoins non électrisées) entre 1989 et 1994 ; les graines soumises à un champ électrostatique ont germé de façon significativement plus vigoureuse ainsi qu'un relevé sur le terrain l'a confirmé[174].

Associée avec celle du Priming (agriculture) (en)- traitement d'amorçage de la germination- avec de l'acide gibbérellique, cette technique donne encore de meilleurs résultats[175].

John Derek Bewley, Michael Black, et Peter Halmer, dans The Encyclopedia of Seeds :Science, Technology And Uses, CABI, 2006 réservent une courte section au electromagnetic enhancement. Rappelant l'intérêt limité de la littérature professionnelle pour ce sujet, ils ont peu à dire faute de données attestant la fiabilité et l'utilité de ce procédé ; ils supposent que le mécanisme d'action relève de la chimie des radicaux libres et de processus antioxydants[176].

Pour évaluer la vigueur des semences les semenciers peuvent recourir au test de conductivité des graines.

Des pratiques aux effets et aux principes controversés[modifier | modifier le code]

La polémique concernant la viabilité du procédé d’électroculture a commencé à la suite des expériences infructueuses de M.Fife en Angleterre et de Otto Von Ende en Allemagne au milieu du XVIIIe siècle.

En 1951, d'après un article paru dans la Revue forestière française : « La conclusion pour le moment est que les faits observés sont encore mal expliqués et que les divers dispositifs proposés jusqu'ici sont insuffisamment efficaces ou trop onéreux pour conférer un intérêt pratique à l'électroculture ». L'article signale toutefois une utilisation du champ électrique à petite échelle en horticulture[15].

L'Electroculture Committee a pu enregistrer un accroissement de rendement de 112 % sur de l'orge commune après seulement un mois d'exposition[177].

Outre une croissance accélérée, les expériences ont montré que la production des fruits et légumes soumis à un courant électrique avait augmenté. De plus, leur saveur serait d’une qualité supérieure. Les tests ont souligné une résistance accrue des plantes ainsi traitées face à certaines maladies et insectes nuisibles.[réf. nécessaire] De plus, les végétaux, sous l’action de ce procédé, nécessitent peu voire pas d'arrosage, l'électroculture permet à la plante de mieux gérer ses besoins en eau.

En 2008, G. Hugh Sidaway[178], dans un article qui aborde plutôt la question des risques sanitaires liés aux diverses utilisations de l'électricité signale la difficulté d'accès aux informations dans ce domaine (chapitre plant growth studies and electroculture)[177].

Désherbage électrique[modifier | modifier le code]

Plusieurs brevets mettant en œuvre la technique du désherbage électrique ont été déposés aux États-Unis dès les années 1900 et même avant[179]. Les préoccupations contemporaines de réduction des pesticides ont réactivé la réflexion des chercheurs en ce domaine. En 1984 Diprose, Benson et Willis s’intéressent à l'utilisation de courants électriques, de champs magnétiques et de microondes dans le contrôle des adventices ; « Des courants électriques ont été amenés à circuler à travers des plantes par l’application d’électrodes sur les feuilles. Les effets, nuls quand 50 à 100 V et 1 à 2 μA sont utilisés, sont par contre frappants quand des voltages de 5 à 15 kV sont appliqués, entraînant la circulation de courants de plusieurs ampères et la destruction rapide des cibles. On remarque cependant que, de petits courants électriques envoyés dans un sol contenant des plantes, accélèrent leur croissance; les effets d’un faible courant sur la croissance des feuilles individuelles sont ici réexaminés. L’utilisation d’un appareillage à haut voltage mobile pour le contrôle des mauvaises herbes est aussi pris en considération.»[180]. En 1990 Vigneault et al. compile la littérature et évalue l’intérêt de cette technique[181].


Séduisante - car non polluante (sous réserve d'une appréciation de son effet sur la vie du sol)- le désherbage électrique est compliqué à mettre en œuvre et couteux en énergie ; peu d'appareils sont disponibles dans le commerce. La technique ne présente d'intérêt que lorsque les végétaux à éliminer dépassent sensiblement ceux de la culture à protéger, et à condition que leur implantation, homogène, ne soit pas top dense. Ces conditions limitent l'extension de sa pratique. Toutefois, les plants montés dans les champs de betterave, les chénopodes, les rumex dans les mêmes champs, les chardons dans les pois protéagineux ou les lentilles, les grandes crucifères dans une jeune céréale peuvent éventuellement se prêter à un tel traitement[179].

Divers[modifier | modifier le code]

Dans L'Île à hélice, Jules Verne imagine une ville, Milliard City, entourée d'une campagne artificielle et d'une végétation à base d'électroculture[182].

Dans Mort à crédit, Céline évoque les expériences d'électroculture de Courtial, personnage inspiré de Raoul Marquis alias Henry de Graffigny qu'il avait personnellement brièvement connu. Marquis écrivit à plusieurs reprises dans Eurêka, notamment en 1918 (La culture intensive par l'électricité); retiré sur les plateaux de Septeuil, il installe un réseau électrique dans son jardin potager[183].

Dans une anthologie des meilleurs textes de Pierre Dac parus de 1938 à 1940 dans L'Os à moelle, on trouve, à la date du vendredi 2 septembre 1938 « Le roi de l'électricité nous dit : c'est à l'électricité que doit pousser le navet ».

Un procédé, breveté, basé sur l'accrétion minérale électrolytique soutient la croissance des récifs de coraux (qui sont des animaux vivant parfois en symbiose avec des végétaux unicellulaires) soumis à des champs électriques[184].

L'USPTO a délivré divers brevets concernant l’électroculture (1905 / 1908 / 1932 / 1995).

Des recherches récentes visent à faire produire de l'électricité par les végétaux (biopiles).

Au printemps 2013 une exposition au musée EDF Electropolis aborde ce sujet (parmi d'autres).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'électroculture a aussi pu désigner d'autres usages agricoles de l'électricité, tels l'éclairage artificiel . Ainsi, en 1911 E. Paque distinguait l'électroculture indirecte - éclairage artificiel - de l'électroculture directe - celle décrite dans cet article- Bulletin de la Société royale de botanique de Belgique, t. 48, fasc. 1 (1911), p. 27-31. Cette distinction est reprise par Jean Escard en 1912
  2. Joseph Molitorisz, The Memoirs of an Immigrant, iUniverse, 1 oct. 2001, p. 223
  3. Par ailleurs il publiera Conduction of electricity through gases University Press, Cambridge 1906
  4. Pierre Zweiacker, Fluide vital : Contes de l'ère électrique, PPUR presses polytechniques, 2005
  5. Olivereau J.-M.. L'ionisation atmosphérique et ses conséquences sur le comportement des animaux et de l'homme. In: L'Année psychologique. 1976 vol. 76, no 1. p. 213-244.
  6. cf par ex. Hippolyte Bernheim, De la suggestion dans l'état hypnotique et dans l'état de veille : 1884, Éditions L'Harmattan, 2004 Page 115, Berheim rappelle que le terme d'électrobiologie a d'abord été forgé par le mesmériste américain Grimes
  7. a et b https://archive.org/stream/bulletindelasoci481911soci/bulletindelasoci481911soci_djvu.txt
  8. a, b, c, d, e, f, g, h et i E. Solly, The influence of electricity on vegetation (Jour. Hort. Soc., vol 1, p. 81-109, 1845) Accessible là : https://archive.org/stream/journalofhorticusl01hort/journalofhorticusl01hort_djvu.txt
  9. Ces faits sont déjà rapportés en 1776 par Joseph Priestley ainsi qu’en témoigne Walter Wright, The New Gardening, 1913, p. 390.
  10. a et b Herbert A. Pohl, Electroculture, Journal of Biological Physics 1977, Volume 5, Issue 1-2, p. 3-23 Cf : https://link.springer.com/article/10.1007%2FBF02310088#page-1
  11. Bertholon, par ailleurs ami de Franklin attribue alors « la supériorité de l'eau de pluie sur l'eau ordinaire pour les arrosages au fait qu'elle se trouve électrisée à la suite de son passage à travers des couches d'air de potentiel croissant» https://archive.org/stream/laroussemensueli03auguoft/laroussemensueli03auguoft_djvu.txt
  12. Bertholon fait alors une communication à l'Académie des sciences de Paris sur les expériences qu'il a menées
  13. a, b, c, d et e Denis Guthleben, Rêves de savants : étonnantes inventions de l'entre-deux-guerres, Armand Colin, 2011
  14. Electroculture, Manuel général de l'instruction primaire - journal hebdomadaire des instituteurs et des institutrices-, 28 août 1897, tome XXIII, no 35, p. 414 http://www.inrp.fr/numerisations/manuel-general-instruction-primaire/Fascicules/1897/INRP_MGIP_18970828_FA.pdf
  15. a, b, c et d S, L., L'état électrique de l'air et la végétation, La Revue Forestière Française, ENGREF, no 7-8, 1951 http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/27995/RFF_1951_7-8_518.pdf?sequence=1
  16. a et b Frank M. Yamaguchi, Albert P. Krueger, Electroculture of tomato plants in a commercial hydroponics greenhouse, Journal of Biological Physics 1983, volume 11, Issue 1, p. 5-10 https://link.springer.com/article/10.1007%2FBF01857966#page-1
  17. a, b, c et d H. A. Pohl, G. W. Todd, Electroculture for crop enhancement by air anions, International Journal of Biometeorology 1981, Volume 25, Issue 4, p. 309-321 https://link.springer.com/article/10.1007%2FBF02198246#page-1
  18. pour Duvarnier : http://cnum.cnam.fr/RUB/bibelec2.pdf
  19. « Es giebt wohl kein phyfifches Problem, woritiu die Gelehrten fo wenig einig find, als in dem über den Einflufs der Elektricität auf die Vegetabilien » https://archive.org/stream/aphorismenausder01humb/aphorismenausder01humb_djvu.txt
  20. Alexander G. Volkov, Plant Electrophysiology: Methods and Cell Electrophysiology, Springer, 1er janvier 2012, p. 59
  21. cf A new theory of vegetable physiology based on electricity
  22. a, b, c, d et e Luis A. Gurovich, electrophysiology of woody plants, Electrophysiology - From Plants to Heart, Saeed Oraii, (ISBN 978-953-510-006-5), InTech, 2 février 2012 http://cdn.intechopen.com/pdfs/27512/InTech-Electrophysiology_of_woody_plants.pdf Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « c5 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  23. Manuel de culture maraîchère, Julien Deby et Émile Rodigas
  24. Jean Boulaine, Histoire abrégée de la science des sols, Étude et Gestion des sols, 4, 2, 1997, p. 141-151 http://www.afes.fr/afes/egs/EGS_4_2_BOULAINE.pdf
  25. http://paperspast.natlib.govt.nz/cgi-bin/paperspast?a=d&d=NENZC18451108.2.6 ou encore http://trove.nla.gov.au/ndp/del/article/2947214
  26. Observations on Electro-culture with Details of an Experiment Illustrating the Influence of Electric Currents on the Economy of Vegetation. Weekes était un chirurgien, passionné par les questions relatives à l'électricité, notamment atmosphérique ; il ambitionna de réhabiliter Andrew Crosse (en) et, de fait, prétendit avoir produit comme celui-ci, un acarien, au moyen d'électricité (par génération spontanée) D'après : David Gooding, Trevor J. Pinch, Simon Schaffer, The Uses of Experiment: Studies in the Natural Sciences, Cambridge University Press, 1989
  27. « An Account of Some Experiments on the Electro-Culture of Farm Crops.» accessible en ligne : https://archive.org/stream/jstor-110913/110913#page/n1/mode/2up
  28. https://archive.org/stream/edinburghnewphil40edin/edinburghnewphil40edin_djvu.txt
  29. https://archive.org/stream/archivesdesscien258gen/archivesdesscien258gen_djvu.txt
  30. http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/21837/RFF_1985_6_449.pdf?sequence=1
  31. J. Boulaine et C. Feller, L. Grandeau (1834-1911) Professeur à l'école forestière, Revue Forestière Française, 36(6), 1985,p. 449-455 http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/27995/RFF_1951_7-8_518.pdf?sequence=1
  32. L. Grandeau, De l'influence de l'électricité atmosphérique sur la nutrition des plantes in Comptes rendus de l'Académie des sciences, Soc. biol. 87: 60–2, 285–7, 939–40. p. 60–62 ici : http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-3044 et, la suite, là : http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-3044
  33. Maccagno, J. 1880. Influenza dell' elettricita atmosferica sulla vegetazione della vite. In Staz. Sper. Agr. Ital., vol. 9, p. 83-89.
  34. Applicazione dell'elettricità all'agricoltura : comunicazione fatta alla R. Accademia d'agricoltura di Torino dal socio Giovanni Luvini, Annali della R. Accademia d'agric. di Torino, vol. 33, adunanza del 26 marzo 1890.
  35. Thierry Nadeau, Itinéraires marchands du goût moderne : produits alimentaires et modernisation rurale en France et en Allemagne, 1870-1940, Les Éditions de la MSH, 2005, p. 158
  36. The Science and Practice of Farming During 1910 in Great Britain (England, Wales, Scotland) As Seen Through the Scientific and Agricultural Press https://archive.org/stream/sciencepracticeo00interich/sciencepracticeo00interich_djvu.txt
  37. Bulletin of the Bureau of Agricultural Intelligence and of Plant Diseases, second year, number 1, january 1911, Rome, Unione Editrice http://scans.library.utoronto.ca/pdf/2/26/internationalrev02romeuoft/internationalrev02romeuoft.pdf
  38. a et b René Massé, Histoire de l'électrification rurale en France, édition « Études et travaux en ligne » du Gret. no 03. 2005 http://www.riaed.net/IMG/pdf/Histoire-electrification-rurale-France.pdf
  39. Pierre Zweiacker, Fluide vital : Contes de l'ère électrique, PPUR presses polytechniques, 2005, p. 84
  40. Elektrische Kulturversuche, Forsch. Agr. Phys., BD 11, 1888, p. 88-112
  41. Elektrische Kulturversuche, Forsch. Agr. Phys., BD 16, 1893, p. 243-267
  42. a et b L.J. Briggs, A.B. Campbell, R.H. Heald, L.H. Flint, Electroculture, département de l'Agriculture des États-Unis, Department Bulletin no 1379, janvier 1926 Document accessible à ces deux adresses : https://archive.org/stream/electroculture1379brig#page/n1/mode/2up https://www.biodiversitylibrary.org/item/83151#page/3/mode/1up
  43. Recherches nouvelles sur la fixation de l'azote par la terre végétale. Influence de l'électricité p. 286-287.
  44. N. Spechnew, L'Application de l'électricité à l'agriculture, La Lumière électrique, no 51. 21 décembre 1889 accessible en ligne : http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?P84.34/557/100/649/0/0
  45. http://ropdigital.ciccp.es/pdf/publico/1908/1908_tomoI_1727_05.pdf
  46. a et b E. Lagrange, Une expérience d'électroculture, Ciel et Terre, vol. 14, p. 1-5 accessible en ligne : http://articles.adsabs.harvard.edu//full/1894C%26T....14....1L/0000005.000.html
  47. http://www.memoireetactualite.org/presse/73COURDALPES/PDF/1891/73COURDALPES-18910219-P-0003.pdf
  48. https://archive.org/stream/dispositionmthod00hrib/dispositionmthod00hrib_djvu.txt
  49. http://www.inrp.fr/numerisations/revue-de-l-enseignement-primaire/Fascicules/1893/INRP_REP_18930725_FA.pdf
  50. « L'appareil Basty, qui ressemble à un petit paratonnerre planté dans le sol, se compose d'une tige de fer, terminée en haut par une pointe inoxydable. Sa longueur varie avec la taille des plantes soumises à la culture : elle atteint 2 mètres pour les céréales, par exemple, et n'a que 0 m 80 pour les plantes basses (fraises, épinards, etc.). Son diamètre est proportionnel à sa hauteur et oscille entre 2 et 5 millimètres.» https://archive.org/stream/bulletindelasoci481911soci/bulletindelasoci481911soci_djvu.txt
  51. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k133671c
  52. Accessible en ligne : https://www.jstor.org/stable/1767021?seq=1
  53. Accessible en ligne : http://www.gutenberg.org/files/15193/15193-h/15193-h.htm
  54. Quelques effets de l’électricité statique sur la végétation, Ciel et Terre, vol. 13, p. 465-468 accessible en ligne : http://articles.adsabs.harvard.edu//full/1893C%26T....13..465./0000517.000.html
  55. Entièrement accessible en ligne là : http://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=uiug.30112019623120;view=1up;seq=1
  56. Gary S. Hull, Electro-Horticulture,The Knickerbocker Press, 1898 https://archive.org/stream/electrohorticult00hullrich#page/n0/mode/2up
  57. En 1890 Lemström avait déjà publié, en français (mais chez l'éditeur Frenckell, à Helsingsfors/Helsinki), « Expériences sur l'influence de l'électricité sur les végétaux ». Né à Ingâ le , Lemström est un physicien finlandais dont les travaux ont porté principalement sur la météorologie et sur l'électricité. Il fait ses études à Helsinki et, pendant un séjour à Stockholm, travaille sous la direction du physicien Erik Edlund (en). Professeur de physique à l'université d'Helsinki, il fut en Finlande - alors un Duché soumis à l'Empire russe- un des principaux animateurs du projet d'Année polaire internationale. Il décède en 1904
  58. Le texte de cette intervention est accessible là : https://archive.org/stream/reportofbritisha99brit/reportofbritisha99brit_djvu.txt
  59. a, b et c Kinahan, D. (2009), ‘Struggling to Take Root: The Work of the Electro-Culture Committee of the Ministry of Agriculture and Fisheries Between 1918 and 1936 and its Fight for Acceptance', Reinvention: a Journal of Undergraduate Research, Volume 2, Issue 1, http://www2.warwick.ac.uk/go/reinventionjournal/issues/volume2issue1/kinahan
  60. http://www.audcent.com/audcent/biog_henri_pdm.pdf
  61. Un article d'un journal californien l'atteste : Electric Cabbage Culture, Pacific Rural Press, Volume 56, Number 6, 6 August 1898 http://cdnc.ucr.edu/cdnc/cgi-bin/cdnc?a=d&d=PRP18980806.2.19.3&cl=CL2.1898.08&srpos=0&dliv=none&st=1&e=-------en-logical-20--1-----all---
  62. Raising Plants with Electricity, San Francisco Call, Volume 83, Number 40, 9 January 1898 http://cbsrimage.ucr.edu/cgi-bin/cdnc?a=d&d=SFC18980109.2.182.20
  63. Elektrocultur. Erhöhung der ernte-erträge aller kultur-pflanzen durch elektrische behandlung. Auf grund mehrjähriger versuche dargestellt von Dr Selim Lemström… Autorisierte übersetzung von Dr Otto Pringsheim, Berlin, W. Junk, 1902
  64. Gassner publie Zur Frage der Elektrokultur , Ber. dtsch Bot. Ges. 1907, Bd 25, S. 26-38 texte consultable là : https://archive.org/stream/cbarchive_51610_zurfragederelektrokultur1883/zurfragederelektrokultur1883#page/n1/mode/2up
  65. a, b et c Luca Iori, Electrical Hybrids in Giuliano Pancaldi, Electricity and Life -Episodes in the history of hybrid objects-, Università di Bologna, Dipartaminto di Filosofia, Centro Internazionale per la Storia delle Università e della Scienza, 2011 https://www.academia.edu/1118965/Electricity_and_Life
  66. texte accessible là : https://archive.org/stream/zeitschriftfrp15stut/zeitschriftfrp15stut_djvu.txt
  67. Dont on trouve en ligne des pages éparses ; par ex : ici http://bibdigital.rjb.csic.es/Imagenes/P0032_23/P0032_23_0271.pdf et là http://bibdigital.rjb.csic.es/Imagenes/P0032_23/P0032_23_0230.pdf
  68. Action des courants alternatifs de haute fréquence sur la germination
  69. https://www.jstor.org/stable/2467456
  70. Notice nécrologique parue dans New Phytologist, Volume 45, Issue 1, Article first published online: 4 MAY 2006 http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1469-8137.1946.tb05040.x/pdf
  71. Oliver Lodge associera également son fils, Lionel Lodge, à ces travaux cf : http://trove.nla.gov.au/ndp/del/article/26255632
  72. a et b http://research.borderlands.com/wiki/Electroculture_-_1917-11_-_Electricity_Being_Used_to_Hasten_Crops
  73. E. C. Dudgeon, Growing crops & plants by electricity. Explaining what has been done on a practical scale , London, S. Rentell & Co., Ltd, 1912 https://archive.org/stream/growingcropsplan00dudgrich#page/n0/mode/2up. Un texte de Miss Dudgeon, Electroculture : With brief account of some experiments conducted at Lincluden Mains est également accessible là : Dumfriesshire and Galloway Natural Society & Antiquarian Society, Transactions and Journal of Proceedings, 1915-1916 http://www.dgnhas.org.uk/transonline/SerIII-Vol4.pdf
  74. Le comité ad-hoc mis en place en 1918 travaillera ainsi, par exemple, avec les édiles de Chester cf : http://www.gracesguide.co.uk/images/f/f7/Er19180215.pdf
  75. J.H. Priestley, Overhead Electrical Discharge and Plant growht, Jour. Bd. Agr., vol 17, p. 16-28, 1910 l'article est un résumé historique des expériences d'électroculture, assorti d'une réflexion sur la difficulté d'en attribuer des causes physiologiques
  76. http://trove.nla.gov.au/ndp/del/article/92155170
  77. https://archive.org/stream/electricityinagr00allerich/electricityinagr00allerich_djvu.txt
  78. Académie Royale de Belgique. — Bulletin de la Classe des Sciences. Bruxelles, 1910. No. 8, p. 665-668
  79. Versuche über die Einwirkung der Elektrizität auf das Pfanzenwachstum, Mitt. K. W. Inst. Landw.
  80. En 1912, F.Kövessi fait deux communications à l'Académie des sciences intitulées : Effet électrolytique du courant électrique continu sur les cellules des plantes vivantes et Influence de l'électricité à courant continu sur le développement des plantes
  81. Jean Fuchs, Électroculture, Procédé pour détruire le phylloxéra, le mildew, l’oïdium et tous autres microbes et parasites nuisibles à la vigne et aux plantes en général, ainsi que pour l'électroculture, 1898
  82. A. Ph. Silbernagel, 1er Congrès international d'électroculture et des applications de l'électricité - A l'agriculture à la viticulture à l'horticulture et aux industries agricoles-, Comptes rendus, Éditions de Technique Agricole Moderne de l'Office Central du Génie Rural de la Motoculture et de l'Electroculture, Paris, 1913 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1336679
  83. Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, 1912, tome 7, page 635 http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-3108
  84. http://booksnow1.scholarsportal.info/ebooks/oca9/1/electricalworld62newy/electricalworld62newy_djvu.txt
  85. The Distribution of the Overhead Electrical Discharge Employed in Recent Agricultural Experiments, J. Agriculture science, 6, 337
  86. R.C. Knight et J.H. Priestley, The Respiration of Plants under Various Electrical Conditions, Annals of Botany, vol XXXVIII, no 109, janvier 1914 http://aob.oxfordjournals.org/content/os-28/1/135.extract
  87. http://webdev.archive.org/stream/generalelectricr18gene/generalelectricr18gene_djvu.txt
  88. On trouve d'ailleurs ce témoignage « For the elctricity supply industry electro-culture will provide excellent propaganda, whilst meeting an urgent need in the agricultural industry» http://digital-library.theiet.org/content/journals/10.1049/jiee-1.1929.0150
  89. Olivier Coutard, Imaginaire et développement des réseaux technique. Les apports de l'histoire de l'électrification rurale en France et aux États-Unis. http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/08/39/71/PDF/CoutardReseaux2001HAL.pdf
  90. C'est ainsi que Friedrich Dessauer, ne pouvant expérimenter sur des êtres humains, se tourne vers des botanistes comme Kurt Stern et E. Bünning. http://www.annualreviews.org/doi/pdf/10.1146/annurev.pp.28.060177.000245
  91. Département de l'Agriculture des États-Unis. States Relations Service. Office of Experiment Stations.. Experiment Station Record, Volume 40, January-June, 1919. Washington. UNT Digital Library. https://digital.library.unt.edu/ark:/67531/metadc5014/. Accessed June 28, 2013
  92. http://paperspast.natlib.govt.nz/cgi-bin/paperspast?a=d&d=WC19190527.2.52
  93. a et b Département de l'Agriculture des États-Unis. States Relations Service. Office of Experiment Stations.. Experiment Station Record, Volume 40, January-June, 1919. Washington. UNT Digital Library. https://digital.library.unt.edu/ark:/67531/metadc5014/. Accessed June 28, 2013.
  94. Pr V. H. Blackman, Dr Charles Chree (en), Dr William Eccles (en), Pr T. Mather, E. J. Russell (directeur de la station expérimentale de Rothamsted, Pr Charles Thomson Rees Wilson - codétenteur d'un prix Nobel-
  95. En 1924, V.H. Blackman rend compte de ses expériences dans le Journal of Agricultural Science . Il y rapporte une augmentation de rendement de 22 % pour les parcelles semées en orge et en avoine de printemps, mais ne peut apporter de résultat concluant concernant le blé d'hiver et le trèfle. The Journal of Agricultural Science / Volume 14 / Issue 02 / April 1924, p. 240-267 cf : http://journals.cambridge.org/action/displayAbstract?fromPage=online&aid=4480384
  96. Pour 1924 on trouve pour Blackman et Blackman and Legg deux articles dans The Journal of Agricultural Science publié par l'université de Cambridge : http://journals.cambridge.org/download.php?file=%2FAGS%2FAGS14_03%2FS0021859600003646a.pdf&code=1ee812ed3ece64c6b38b329bcd41b762
  97. a et b G. N. Collins, L. H. Flint et J. W. Maclane, Electric stimulation of plant growth, Journal of agricultural Research 38: 585–600 http://naldc.nal.usda.gov/download/IND43967689/PDF. Dans leur introduction ils écrivent : « A year seldom passes without the announcement of a new method by which electric forces are to be utilized to increase the yields of agricultural plants »
  98. Dans les années 1920, les prises de positions de Matthews contribuèrent grandement à la renommée de l'électroculture en Grande-Bretagne ; quand les avis d'experts se montrèrent plus réservés, il sut adapter sa ligne éditoriale. Cf Bill Luckin, Questions of Power : Electricity and Environment in Inter-War Britain, Manchester University Press, 1er janvier 1990, p. 73-78
  99. En 1926 il écrit un article Electro-farming, or the applications of electricity to agriculture , Electrical Engineers, Journal of the Institution of (Volume:64, Issue: 356) et en 1928 un livre Electro-farming: Or The Application of Electricity to Agriculture, Ernest Benn, 1928
  100. Article de Roy Bridgen dans un document non identifié publié sur le site du HFBG (Historian Farm Building Group) http://www.hfbg.org.uk/downloads/Richard_Borlase_Matthews_&_Greater_Felcourt_Roy_Brigden.pdf
  101. Martin H. F. Sutton, The Electrification of Seeds by the Wolfryn Process: A Report of the Experiments Carried Out at Reading in 1919, Suttons Seeds (en), 1919
  102. https://archive.org/stream/electricityinagr00allerich#page/102/mode/2up
  103. http://paperspast.natlib.govt.nz/cgi-bin/paperspast?a=d&d=PBH19181116.2.63.3
  104. Charles Arthur Mercier publia un livre sur le sujet en 1919 : A Manual of the Electro-Chemical Treatment of Seeds accessible là : http://wap.archive.org/stream/cu31924081040010/cu31924081040010_djvu.txt
  105. https://archive.org/stream/electrochemicalt305leig#page/n1/mode/2up
  106. Report on the Proposed Electrolytic Treatment of Seeds (Wolfryn Process) before Sowing, Jour. Ministry Agric. Great Britain 26: 971-981. 1920
  107. Germination in its electrical aspect, a consecutive account of the electro-physiological processes concerned in evolution, from the formation of the pollen-grain, to the completed structure of the seedling, together with some further studies in electro-physiology https://www.biodiversitylibrary.org/item/47021#page/7/mode/1up
  108. https://archive.org/stream/phasesofmodernsc032468mbp/phasesofmodernsc032468mbp_djvu.txt
  109. Bulletin officiel de la direction des recherches scientifiques et industrielles et des inventions, no 4, février 1920, p. 13 et suivantes https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58011722/f5.image
  110. Denis Guthleben, « Les folles années des inventions », La Recherche, no 456,‎ , p. 67. (lire en ligne)
  111. notamment pour un fertilisateur électro-magnétique (1938), un appareil d'électroculture (16 06 1930), (22 05 1934), (15 10 1934), (11 09 1936), un protecteur électromagnétique pour jeunes plantes (21 06 1930), une couveuse-pondoir électro-magnétique (25 11 1927), une cloche électro-magnétique (29 10 1927)et An electromagnetic apparatus for collecting electric currents from space (06 01 1927) http://worldwide.espacenet.com/publicationDetails/biblio?CC=GB&NR=244723
  112. Mémorial du Grand-Duché de Luxembourg, vendredi 22 avril 1927, annexe no 4 http://www.legilux.public.lu/leg/a/annexes/1927/annexe_04/annexe_04.pdf
  113. samedi 27 novembre 1926 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4022669.vocalTextePage.f1.langFR ; même article le 28 novembre https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k402267p/f1.texte.langFR
  114. Cette décision est également rapportée dans L'Agriculture et l'alimentation, des origines à nos jours : actes du 61e Congrès de l'Association bourguignonne des sociétés savantes, Dijon, 22-23 septembre 1990
  115. Science & Vie mensuel no 222 page 497
  116. Le 19 avril 1900, la revue Nature avait rendu compte des expériences de Spyeshneff et de Kravkoff (Nature 61, 602-602 (19 April 1900) http://www.nature.com/nature/journal/v61/n1590/abs/061602a0.html) ; par ailleurs, Eugène Pilsoudsky et Eugène Ragozine avaient déposé une demande de brevet auprès de l'USPTO le 12 décembre 1903 qui leur est accordée le 7 mars 1905 US784346
  117. E.R. Landa, J.R. Nimmo, Soil History - The Life and Scientific Contributions of Lyman J. Briggs, Soil Science Society of America Journal, vol 67, p. 681-693,(2003) http://wwwrcamnl.wr.usgs.gov/uzf/abs_pubs/papers/SSSAJ.67.681.pdf
  118. L.H. Flint, Electroculture Experiments Not Yet Conclusive, Yearbook of agriculture, 1927 http://naldc.nal.usda.gov/download/IND43842787/PDF
  119. ces travaux furent conduits à (Université d'État de l'Iowa) cf : The Effect of Electric Current on Certain Crop Plants, Research Bulletin no 210, mars 1937, Agricultural Experiment Station - Iowa State College of Agriculture and Mechanic Arts texte accessible là : http://dspace.gipe.ac.in/jspui/bitstream/1/6086/3/GIPE-047295.pdf
  120. Electricity and Production - Some Remarkable Results, 25 février 1920 accessible en ligne : https://news.google.com/newspapers?nid=1302&dat=19200225&id=CO1UAAAAIBAJ&sjid=KZIDAAAAIBAJ&pg=6566,1809387
  121. http://trove.nla.gov.au/ndp/del/article/22613668
  122. http://trove.nla.gov.au/ndp/del/article/16577483
  123. Alexander Carr Bennett, Electroculture : the application of electricity to seeds in vegetable growing / by A. Carr Bennett, Sydney : Angus & Robertson, 1921 ; First Steps in Electro Culture, May Bennett, 1921 ; Simple Studies in Electroculture: The Seed and the Cell, R. A. Rogers, the Fairfield Printer, 1931
  124. http://paperspast.natlib.govt.nz/cgi-bin/paperspast?a=d&d=NZTR19291024.2.7.1&l=mi&e=-------10--1----2--
  125. Shibusawa, M., and Shibata, K., J. Elect. Eng. (Japon), 473, 1 (1927)
  126. Fraser, J. G. G. et Pidgeon, L. M., Electrolysis of Seed of Cereals, Sci. Agr., 14 (1933)
  127. A. M. Van Harten, Mutation Breeding: Theory and Practical Applications, Cambridge University Press, 1998, p. 45
  128. Ce congrès se tint du 10 au 15 septembre 1934 ; il fut placé sous la présidence honoraire de Guglielmo Marconi . À ce congrès est par ailleurs présent Vladimir Zvorykine qui y présente son microscope électrique (d'après Albert Abramson, Zworykin : Pioneer of Television, University of Illinois Press, 1995, p.269). Alexander Gurwitsch ouvre ce congrès (d'après : LEV V. BELOUSSOV, Life of Alexander G. Gurwitsch and his relevant contribution to the theory of morphogenic fields, The International Journal of Developmental Biology, 41: 771-779, 1997)
  129. Il publiera en 1942 Il trattamento elettrico del seme di grano "sistema Riccioni" dal laboratorio all'agricoltura pratica , Bergamo : Istituto italiano d'arti grafiche, 1942
  130. The Free Lance-Star - 8 novembre 1951 accessible par Google
  131. Le Chasseur français rapporte ainsi ses réflexions : « Malgré les résultats favorables obtenus dans de nombreux cas, il n’est pas encore possible de tabler sur un rendement économique assuré. Si, théoriquement, l’on peut admettre que l’électroculture offre à l’agriculture des perspectives, il est cependant prudent de mettre en garde les agriculteurs contre des espoirs prématurés, étant donnée surtout la difficulté qu’on éprouve à réaliser pratiquement en plein champ, c’est-à-dire dans des conditions météorologiques que nous ne pouvons dominer, le réglage du courant électrique pouvant accélérer sûrement la croissance des plantes et en augmenter le rendement. » http://perso.numericable.fr/cf40/articles/4041/4041616B.htm
  132. Archiv für mikroskopische Anatomie und Entwicklungsmechanik 12. juillet 1923, volume 98, Issue 3-4, p. 315-378 https://link.springer.com/article/10.1007%2FBF02108339#page-1
  133. intitulé Der Elektro-Terro-Apparat bringt reichere Ernte und gewährleistet gesunde Produkte
  134. https://dx.doi.org/10.3929/ethz-a-000101389
  135. Experiments in Electric Farming : Analysis of Different Methods of Applying Electricity to Plant Growth During Tests Made in the District of Rae Bareli, Lucknow and Naini Tal, United Provinces, from August, 192 to March 1931, Superintendent Government Press, United Provinces, 1931 & Experiments in electro farming, Allahabad : Dept. of Land Records and Agriculture, 1931.
  136. Further Experiments in Electrofarming Continuation of Experiments in Electrofarming (Bulletin No. 53) and Analysis of Results Obtained with Further Tests Made in the Districts of Naini Tal and Lucknow - from March, 1931 to March, 1932 - See more at: http://www.printsasia.co.jp/book/further-experiments-in-electrofarming-continuation-of-experiments-in-electrofarming-bulletin-no-53-and#sthash.vkCtMKdw.dpuf
  137. New Experiments in Electrofarming :Continuation of "Further Experiments in Electrofarming"… and "Experiments in Electrofarming
  138. Indian Science Congress Association (en)
  139. Organisme qui se survit sous l'identité de l' Indian Council of Agricultural Research (en)
  140. S. S. Nehru, New Methods in Electro-Culture, Journal of the Royal Society of Arts, Royal Society for the Encouragement of Arts, Manufactures and Commerce, Vol. 82, No. 4234 (JANUARY 12th, 1934), pp. 231-257 https://www.jstor.org/discover/10.2307/41360039?uid=3738016&uid=2129&uid=2&uid=70&uid=4&sid=21102368128361
  141. D'après ce livre - non identifié- : http://ikashmir.net/bnsharga/doc/kp5b.pdf
  142. The Application of electricity to fruit farming, Allahabad, Gov't Printer, 1935
  143. Electroculture by Swami Sevavanda, Fonds Ralph S. Thompson de la Weber State University http://dc.weber.edu/cdm/singleitem/collection/REG/id/1026/rec/12#idm2225248 activer l'item 9 « Electroculture by Swami Sevavanda » Ce même document est également accessible là : dspace.gipe.ac.in/jspui/bitstream/1/4015/3/GIPE-049879.pdf
  144. Alexander G. Volkov, Plant Electrophysiology: Signaling and Responses, Springer, 1er janvier 2012, p. 94
  145. Alexander G. Volkov, Plant Electrophysiology: Methods and Cell Electrophysiology, Springer, 1er janvier 2012, p. 4
  146. A. Demolon, Croissance des végétaux cultivés, 3e édition, Paris, 1946, p. 36-38
  147. D'après G.H. Sidaway, Influence of Electrostatic Fields on Seed Germination, Nature 211, 303 (16 July 1966) http://www.nature.com/nature/journal/v211/n5046/abs/211303a0.html
  148. J.E. Harmand, N.R. Brandenburg, D.E. Booster, Seed Cleaning by Electrostatic Separation, (reprinted from)Agricultural Engineering, vol. 12, no 1, p. 22-25, janvier 1961 http://scholarsarchive.library.oregonstate.edu/xmlui/bitstream/handle/1957/5951/SR%20no.%20102_OCR.pdf?sequence=1
  149. En 1977 Brandenburg signale encore le peu de recherches académiques sur le sujet (indépendantes des industriels) in Robert Brandenburg, Magnetic separation of seeds, Agricultural Experiment Station -- Technical Bulletin, Oregon State University, mai 1977 shttp://ir.library.oregonstate.edu/xmlui/bitstream/handle/1957/8680/tec_bul_137.pdf?sequence=1
  150. http://europepmc.org/articles/PMC2195229/pdf/879.pdf
  151. L. E. MURR, Plant Growth Response in a Simulated Electric Field-environment, Nature 200, 490 - 491 (02 November 1963), http://www.nature.com/nature/journal/v200/n4905/abs/200490b0.html cité par Siqingaowa Bao et Zhanxin Ma, Research on the Aging Property of Electric Field Influence on Corn Seeds, Advances in Computer Science, Intelligent System and Environment, Advances in Intelligent and Soft Computing Volume 106, 2011, p. 91-96 L'article de Bao & Ma peut partiellement être librement lu : David Jin, Sally Lin, Advances In Computer Science, Intelligent System and Environment, volume 3, Springer, 1er janvier 2011
  152. Murr, L. E., "Mechanism of Plant-Cell Damage in an Electrostatic Field", Nature, 201, 1964, 1305-1306 ou encore L.E. Murr, Plant growth response in electrostatic field, Nature 207 (1965) 1177-1178.
  153. Magnetism and Plant Growth, 1. Effect on Germination and Early Growth of Cereals Seeds, Can. J. of Plant Science, vol 43 http://pubs.aic.ca/doi/pdf/10.4141/cjps63-104
  154. Effects of electric current on Citrus trees ; en 2001, Joseph Molitorisz revient sur ces expériences dans un ouvrage consultable en ligne : The Memoirs of an Immigrant, iUniverse, 1 oct. 2001
  155. Hoffman, M. M. Electro-culture applied to growing of nut trees . Northern Nut Growers Assoc. Ann. Rpt. 59: 63-64. 1968.
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  158. Fredrick Warner Wheaton, Influence of Electrical Energy on Plants : A Review, Agricultural Experiment Station, University of Maryland, 1970
  159. Notamment en 1966, Influence of Electrostatic Fields on Seed Germination, et en 1968, Influence of Electrostatic Fields on plant Respiration, en 1969 encore
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  162. Wilford R. Gardner, Robin F. Harris, Champ Bean Tanner, United States. Office of Naval Research, University of Wisconsin. Dept. of Soil Science, Response of plants and soil microorganisms to extremely low frequency electric fields: final report
  163. Le site du gouvernement de l'Alberta en donne un résumé : http://www1.agric.gov.ab.ca/$department/deptdocs.nsf/all/eng7939 et permet d’accéder à l'étude dans son intégralité : http://www1.agric.gov.ab.ca/$department/deptdocs.nsf/all/eng7939/$file/237.pdf?OpenElement
  164. Voir aussi d'U. J. Pittman http://pubs.aic.ca/doi/pdf/10.4141/cjps77-006
  165. Jaffe, L.F. and Nuccitelli, R. , Electrical Controls of Development, Ann. Rev. Biophys. Bioeng. 6 (1977): 445-476. 19 cité par Kenneth R. Robinson, The Response of Cells to Electrical Fields : A Review https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2114002/pdf/jc10162023.pdf
  166. International Journal of Biometeorology (en), Volume 25, Issue 4, p. 309-321 https://link.springer.com/article/10.1007%2FBF02198246
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  168. Thèse pour le diplôme de Docteur en Pharmacie «Electroculture et Plantes Médicinales», 28 mai 1984, Université de Limoges, Faculté de Médecine et de Pharmacie Documentable sur SUDOC : http://www.sudoc.abes.fr//DB=2.1/SET=1/TTL=1/CLK?IKT=1016&TRM=ELECTROCULTURE+ET+PLANTES+MEDICINALES
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  170. Goldsworthy, A. (2006), Effects of Electrical and Electromagnetic Fields on Plants and Related Topics, in Volkov, A. G. (eds.), Plant Electrophysiology: Theory and Methods, Berlin: Springer
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  173. Zhi-bin Gui, Antonio Piras, Li-Min Qiao, Improving Tree Seed Germination by Electrostatic Field, International Journal of Recent Technology and Engineering, Volume 1, Issue 6, janvier 2013 http://www.ijrte.org/attachments/File/v1i6/F0432021613.pdf
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  177. a et b Environmental and social impacts of electricity utilization: broadening the debate https://link.springer.com/article/10.1007/s10669-007-9160-2#page-1
  178. Sidaway est par ailleurs Research & development officer d'une société Derlwyn Systems Limited https://www.duedil.com/director/902002421/gerald-hugh-sidaway Derlwyn Systems Limited est « an active private limited company incorporated on 19th May 1988. Nature of business of Derlwyn Systems Limited is "Other research and experimental development on natural sciences and engineering" and "Non-trading company". This company resides in Pentwyn, Wales. »
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  180. M.F. Diprose, F.A. Benson, A.J. Willis, The effect of externally applied electrostatic fields, microwave radiation and electric currents on plants and other Organisms, with special Reference to Weed Control, The Botanical Review, avril-juin 1984 https://link.springer.com/article/10.1007/BF02861092
  181. Vigneault, C.; Benoit, D. L.; McLaughlin, N. B., Energy aspects of weed electrocution, Reviews of Weed Science 1990 Vol. 5 p. 15-26
  182. Picot Jean-Pierre. « Utopie de la mort et mort de l'utopie chez Jules Verne ». In: Romantisme, 1988, no 61. Pessimisme(s). p. 95-105.http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/roman_0048-8593_1988_num_18_61_5517
  183. Frédéric Vitoux, La Vie de Céline, Grasset, 13 janv. 1988
  184. http://ieeexplore.ieee.org/xpl/login.jsp?tp=&arnumber=1283366&url=http%3A%2F%2Fieeexplore.ieee.org%2Fxpls%2Fabs_all.jsp%3Farnumber%3D1283366

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