Élections sénatoriales de 2019 en république démocratique du Congo

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Élections sénatoriales de 2019 en république démocratique du Congo
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Front commun pour le Congo
Sièges obtenus 95
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Lamuka
Sièges obtenus 7
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Cap pour le changement
Sièges obtenus 3
Composition de la chambre élue
Diagramme
  • Front commun pour le Congo : 95 sièges
  • Lamuka : 7 sièges
  • Cap pour le changement : 3 sièges
  • Sénateur à vie : 1 siège

Des élections sénatoriales ont lieu en république démocratique du Congo le afin de renouveler les 108 membres du Sénat, élus au scrutin indirect par les membres des assemblées provinciales.

Le scrutin fait suite aux élections présidentielle et législatives de décembre 2018. Le Front commun pour le Congo, bâti autour du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie de l'ancien président Joseph Kabila, remporte l'écrasante majorité des sièges. L'Union pour la démocratie et le progrès social, parti du nouveau président Félix Tshisekedi n'obtient quant à elle qu'une poignée de sièges. Le scrutin est entaché de « soupçons de corruption » concernant l'achat des voix des conseillers provinciaux[1].

Date du scrutin[modifier | modifier le code]

Initialement prévues pour juin 2012 au terme du mandat de cinq ans des sénateurs élus en 2007, les élections sont repoussées à plusieurs reprises par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) par « manque de financement ». Une première fois d'un an à juin 2013, puis à juin 2014 et à nouveau à début 2016, avant d'être fixées au 6 mars 2019[2],[3],[4] puis au 14 mars.

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

Le Sénat comprend 108 membres élus, à raison de quatre sénateurs par province et huit sénateurs pour la ville de Kinshasa. Ils sont élus pour un mandat de cinq ans renouvelable par les députés provinciaux au scrutin proportionnel plurinominal avec listes ouvertes et une seule voix préférentielle. La répartition se fait selon la règle du plus fort reste. Chaque Sénateur est élu avec deux suppléants[5],[6]. Les anciens présidents de la République sont de droit sénateurs à vie.

Résultats[modifier | modifier le code]

Composition du Sénat en mai 2019[7]
Parti Sièges +/-
Coalition Front commun pour le Congo 95 Increase2.svg 39
Coalition Lamuka 7 Decrease2.svg 12
Coalition Cap pour le changement 3 Increase2.svg 3
Sénateurs à vie 1 Nv
Sièges non pourvus 3 -
Total 109 Increase2.svg 1

Conséquences[modifier | modifier le code]

De nombreux cas de corruptions sont a déplorer. Les résultats de L'UDPS provoque la colère de ses adhérents. Le parti ne réussissant pas a remporter de sièges dans des provinces pourtant acquises[8].

Un mort est à déplorer dans des manifestations[9].

La majorité écrasante remporté au Sénat comme à l'assemblée nationale par la coalition FCC de l'ex président Joseph Kabila lui donne désormais le pouvoir de faire réviser par voie parlementaire la Constitution du pays ou encore de mettre en accusation le chef de l'Etat en exercice, Félix Tshisekedi[10].

Le 18 mars, le président Tshisekedi suspend les nominations des sénateurs, reporte sine die l'élection des gouverneurs, et ordonne au procureur général d'enquêter sur les allégations d'achat de voix[11]. La suspension est finalement levée le 29 mars, suscitant une polémique quant à la volte-face présidentielle[12]. Le chef de l’État aurait subi des pressions de la part du Front commun, allant jusqu'à la menace d'une destitution par le parlement[13].

Élections partielles[modifier | modifier le code]

Les scrutins législatifs et provinciaux sont repoussés dans les circonscriptions jugées favorables à l'opposition des provinces du Nord-Kivu et du Mai Ndombe, pour un total de quatre sièges de sénateurs. Cinq d'entre eux sont pourvus le 18 mai 2019, trois revenant au FCC, et un à la coalition Lamuka, qui y possède pourtant la moitié des députés provinciaux et conteste immédiatement les résultats[14],[15]

Références[modifier | modifier le code]