Élections régionales de 2001 à Berlin

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Élections régionales de 2001 à Berlin
141 députés de la Chambre des députés
Majorité absolue : 71 députés
Type d’élection Élection parlementaire
Corps électoral et résultats
Inscrits 2 417 574
Votants 1 645 673
68,07 %  +2,5
Votes exprimés 1 623 338
Votes nuls 22 335
Klaus Wowereit Berlin-Tegel 02.jpg SPD – Klaus Wowereit
Voix 481 772
29,68 %
 +7,3
Députés élus 44  +2
Steffel.jpg CDU – Frank Steffel
Voix 385 692
23,76 %
 −17
Députés élus 35  −41
Gregor Gysi.jpg PDS – Gregor Gysi
Voix 366 292
22,56 %
 +4,9
Députés élus 33  0
Transparent flag waving on Infobox grey background.svg
FDP – Günter Rexrodt
Voix 160 953
9,91 %
 +7,7
Députés élus 15  +15
Sibyll Klotz.jpg Grünen – Sibyll-Anka Klotz
Voix 148 066
9,12 %
 −0,8
Députés élus 14  −4
15e législature de la Chambre des députés
Diagramme
Bourgmestre-gouverneur
Sortant Élu
Klaus Wowereit
SPD
Klaus Wowereit
SPD

Les élections régionales de 2001 à Berlin (en allemand : Wahl zum Abgeordnetenhaus von Berlin 2001) se tiennent le , afin d'élire les 130 députés de la 15e législature de la Chambre des députés, pour un mandat de cinq ans. Du fait de la loi électorale, 141 députés sont élus.

Contexte[modifier | modifier le code]

Aux élections régionales du , la CDU, au pouvoir depuis , confirme son emprise la ville. Cumulant 40,8 % des suffrages exprimés, elle progresse de plus de trois points et obtient 76 députés sur 169. Elle devance largement son partenaire de coalition. Le SPD se contente en effet de 22,4 % des voix et 42 sièges.

Le PDS gagne lui aussi trois points et s'affirme comme la troisième force politique de Berlin en totalisant 33 parlementaires. Il devance assez nettement les Grünen, qui enregistrent pour leur part trois points de recul. Ils retombent juste sous la barre des 10 % et font élire 18 élus.

Le bourgmestre-gouverneur Eberhard Diepgen confirme sa « grande coalition » et forme son cinquième gouvernement, dans lequel il s'attribue la tutelle du département de la Justice après que les deux alliés n'ont pu se mettre d'accord sur son attribution.

Le , la majorité se rompt après les révélations sur la banqueroute de la banque publique régionale Bankgesellschaft Berlin, dont l'un des principaux dirigeants est Klaus-Rüdiger Landowsky, président du groupe parlementaire de l'Union chrétienne-démocrate et mentor de Diepgen. La Chambre adopte neuf jours plus tard une motion de censure avec les voix du Parti social-démocrate, du Parti du socialisme démocratique et des Verts. Le président du groupe parlementaire du SPD Klaus Wowereit est ensuite élu à la tête de l'exécutif municipal, forme une « coalition rouge-verte minoritaire » tolérée par le PDS et annonce la tenue de nouvelles élections pour le suivant.

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

La Chambre des députés est constitué de 130 députés (en allemand : Abgeordnete), élus pour une législature de cinq ans au suffrage universel direct et suivant le scrutin proportionnel de Hare.

Chaque électeur dispose de deux voix : la première (en allemand : Erststimme) lui permet de voter pour un candidat de sa circonscription selon les modalités du scrutin uninominal majoritaire à un tour, le Land comptant un total de 78 circonscriptions ; la seconde voix (en allemand : Zweitstimme) lui permet de voter en faveur d'une liste de candidats présentée par un parti au niveau de la ville ou de son arrondissement.

Lors du dépouillement, l'intégralité des 130 sièges est répartie à la proportionnelle sur la base des secondes voix uniquement, à condition qu'un parti ait remporté 5 % des voix au niveau de la ville ou un mandat au scrutin uninominal. Si un parti a remporté des mandats au scrutin uninominal, ses sièges sont d'abord pourvus par ceux-ci.

Dans le cas où un parti obtient plus de mandats au scrutin uninominal que la proportionnelle ne lui en attribue, la taille du Landtag est augmentée jusqu'à rétablir la proportionnalité.

Campagne[modifier | modifier le code]

Principaux partis[modifier | modifier le code]

Parti Chef de file Résultat en 1994
Union chrétienne-démocrate d'Allemagne
Christlich Demokratische Union Deutschlands
Frank Steffel 40,8 % des voix
76 députés
Parti social-démocrate d'Allemagne
Sozialdemokratische Partei Deutschlands
Klaus Wowereit
(Bourgmestre-gouverneur)
22,4 % des voix
42 députés
Parti du socialisme démocratique
Partei des Demokratischen Sozialismus
Gregor Gysi 17,7 % des voix
33 députés
Alliance 90 / Les Verts
Bündnis 90/Die Grünen
Sibyll-Anka Klotz 9,9 % des voix
18 députés
Parti libéral-démocrate
Freie Demokratische Partei
Günter Rexrodt 2,2 % des voix
0 député

Sondages[modifier | modifier le code]

Sondages en vue des élections régionales de 2001 à Berlin[1]
Institut Date CDU SPD Grünen FDP PDS
Forsa 18/10/2001 25 % 35 % 9 % 7 % 18 %
Infratest dimap 12/10/2001 25 % 33 % 10 % 9 % 19 %
Forsa 11/10/2001 26 % 36 % 10 % 7 % 16 %
FgW 05/10/2001 26 % 36 % 10 % 9 % 15 %
Forsa 04/10/2001 27 % 34 % 10 % 10 % 15 %
Forsa 27/09/2001 28 % 34 % 10 % 9 % 16 %
Forsa 06/09/2001 26 % 35 % 10 % 9 % 17 %
Forsa 04/08/2001 30 % 32 % 10 % 7 % 17 %
Infratest dimap 20/07/2001 26 % 28 % 11 % 9 % 21 %
Forsa 01/07/2001 30 % 32 % 9 % 7 % 18 %
Infratest dimap 22/06/2001 30 % 28 % 9 % 7 % 22 %

Résultats[modifier | modifier le code]

Voix et sièges[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales de 2001 à Berlin
Partis Circonscriptions Sièges proportionnels Total des sièges
Votes % Sièges +/− Votes % Sièges Total +/−
Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) 547 345 33,96 32 en augmentation 32 481 772 29,68 12 44 en augmentation 2
Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) 435 135 27,00 19 en diminution 27 385 692 23,76 16 35 en diminution 41
Parti du socialisme démocratique (PDS) 327 528 20,32 26 en diminution 4 366 292 22,56 7 33 en stagnation
Parti libéral-démocrate (FDP) 143 364 8,89 0 en stagnation 0 160 953 9,91 15 15 en augmentation 15
Alliance 90 / Les Verts (Grünen) 137 626 8,54 1 en diminution 1 148 066 9,12 13 14 en diminution 4
Autres 20 770 1,29 0 en stagnation 80 563 4,96 0 0 en stagnation
Votes valides 1 611 768 97,93 1 623 338 98,64
Votes blancs et nuls 32 630 2,07 21 359 1,36
Total 1 645 673 100 78 en stagnation 1 645 673 100 63 141 en diminution 28
Abstentions 771 901 31,93 771 901 31,93
Nombre d'inscrits / participation 2 417 574 68,07 2 417 574 68,07

Analyse[modifier | modifier le code]

Avec près de 30 % des voix, le SPD devient la première force politique de Berlin, pour la première fois depuis les élections de . À l'inverse, la CDU au pouvoir depuis subit une vraie déroute en perdant plus de la moitié de ses élus. Le scrutin est également marqué par la nette progression du PDS et le retour du FDP à la Chambre des députés.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Klaus Wowereit ne réédite pas l'expérience du gouvernement minoritaire. Il forme une « coalition rouge-rouge » l'associant au PDS et entame son deuxième mandat le .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) « Sonntagsfrage – Berlin (Wahlumfrage, Wahlumfragen) », sur wahlrecht.de (consulté le 9 octobre 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]