Élections régionales de 1996 en Schleswig-Holstein

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Élections régionales de 1996 en Schleswig-Holstein
75 députés du Landtag
(Majorité absolue : 38 députés)
Type d’élection Élection parlementaire
Corps électoral et résultats
Inscrits 2 112 522
Votants 1 516 309
71,78 %  0
Votes exprimés 1 502 088
Votes blancs et nuls 14 221
1651 Heide Simonis.JPG SPD – Heide Simonis
Voix 597 751
39,79 %
 −6,4
Députés élus 33  −12
KAS-Hennig, Ottfried-Bild-7803-1.jpg CDU – Ottfried Hennig
Voix 559 107
37,22 %
 +3,4
Députés élus 30  −2
Transparent flag waving on Infobox grey background.svg
Grünen – Irene Fröhlich
Voix 121 939
8,12 %
 +3,2
Députés élus 6  +6
2013-08-23 - Wolfgang Kubicki - 8689.jpg FDP – Wolfgang Kubicki
Voix 86 227
5,74 %
 +0,2
Députés élus 4  −1
14e législature du Landtag
Diagramme
Ministre-présidente
Sortante Élue
Heide Simonis
SPD
Heide Simonis
SPD
statistik-nord.de

Les élections régionales de 1996 en Schleswig-Holstein (en allemand : Landtagswahl in Schleswig-Holstein 1996) se tiennent le , afin d'élire les 75 députés de la 14e législature du Landtag pour un mandat de quatre ans.

Le scrutin est marqué par la victoire du SPD de la Ministre-présidente Heide Simonis, qui perd cependant sa majorité absolue, acquise en . Simonis parvient à se maintenir au pouvoir en formant une « coalition rouge-verte » avec les Grünen.

Contexte[modifier | modifier le code]

Aux élections régionales du , le SPD du ministre-président Björn Engholm conserve de justesse sa majorité absolue, acquise en . Il cumule 46,2 % des voix et fait élire 45 députés sur 89, soit le minimum requis pour gouverner.

La CDU d'Ottfried Hennig, au pouvoir entre et , reste la deuxième force politique du Land en réunissant 33,8 % des suffrages, ce qui lui accorde 32 élus. Elle est suivie par la DVU d'Ingo Stawitz, qui devient le second parti d'extrême droite à entrer au Landtag, avec 6,3 % des exprimés, ce qui lui donne six parlementaires. Elle devance ainsi le FDP de Wolfgang Kubicki, qui fait son retour dans l'enceinte parlementaire en rassemblant 5,6 % des voix, soit cinq sièges.

Engholm, président fédéral du SPD et candidat putatif à la chancellerie en , annonce le qu'il démissionne de toutes ses fonctions et se retire de la vie politique. Cette décision est liée à l'aveu d'un mensonge : au cours de l'enquête parlementaire concernant l'affaire Barschel en , il avait affirmé n'avoir été informé des machinations d'Uwe Barschel que le jour des révélations médiatiques, le , or il a finalement admis avoir été mis au courant au moins une semaine avant. Le , la vice-ministre-présidente Heide Simonis lui succède, devenant ainsi la première femme de l'histoire allemande à diriger un gouvernement.

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

Le Landtag est constitué de 75 députés (en allemand : Mitglied des Landtags, MdL), élus pour une législature de quatre ans au suffrage universel direct et suivant le scrutin proportionnel d'Hondt.

Chaque électeur dispose d'une voix, qui compte double : elle lui permet de voter pour un candidat de sa circonscription, selon les modalités du scrutin uninominal majoritaire à un tour, le Land comptant un total de 45 circonscriptions ; elle est alors automatiquement attribuée au parti politique dont ce candidat est le représentant.

Lors du dépouillement, l'intégralité des 75 sièges est répartie en fonction des voix attribuées aux partis, à condition qu'un parti ait remporté 5 % des voix au niveau du Land. Cette limite ne s'applique pas à la Fédération des électeurs du Schleswig du Sud, qui représente les Danois d'Allemagne. Si un parti a remporté des mandats au scrutin uninominal, ses sièges sont d'abord pourvus par ceux-ci.

Dans le cas où un parti obtient plus de mandats au scrutin uninominal que la proportionnelle ne lui en attribue, la taille du Landtag est augmentée jusqu'à rétablir la proportionnalité.

Campagne[modifier | modifier le code]

Principales forces[modifier | modifier le code]

Parti Chef de file Résultats de 1992
Parti social-démocrate d'Allemagne
Sozialdemokratische Partei Deutschlands
Heide Simonis
(Ministre-présidente)
46,2 % des voix
45 députés
Union chrétienne-démocrate d'Allemagne
Christlich Demokratische Union Deutschlands
Ottfried Hennig 33,8 % des voix
32 députés
Union populaire allemande
Deutsche Volksunion
Renate Köhler 6,3 % des voix
6 députés
Parti libéral-démocrate
Freie Demokratische Partei
Wolfgang Kubicki 5,6 % des voix
5 députés
Fédération des électeurs du Schleswig du Sud
Südschleswigscher Wählerverband
Anke Spoorendonk 1,9 % des voix
1 député

Résultats[modifier | modifier le code]

Voix et sièges[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales de 1996 en Schleswig-Holstein
Parti Voix Sièges
Votes % MU1 +/- Liste Total +/-
Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) 597 751 39,79 26 en diminution 19 7 33 en diminution 12
Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) 559 107 37,22 19 en augmentation 19 11 30 en diminution 2
Alliance 90 / Les Verts (Grünen) 121 939 8,12 0 en stagnation 6 6 en augmentation 6
Parti libéral-démocrate (FDP) 86 227 5,74 0 en stagnation 4 4 en diminution 1
Union populaire allemande (DVU) 64 335 4,28 0 en stagnation 0 0 en diminution 6
Fédération des électeurs du Schleswig du Sud (SSW) 38 285 2,55 0 en stagnation 2 2 en augmentation 1
Autres 34 444 2,31 0 en stagnation 0 0 en stagnation
Votes valides 1 502 088 99,17
Votes blancs et nuls 14 221 0,83
Total 1 516 309 100 45 en stagnation 30 75 en diminution 14
Abstentions 596 213 28,22
Nombre d'inscrits / participation 2 112 522 71,78

Analyse[modifier | modifier le code]

Conséquences[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]