Aller au contenu

Élections législatives tchèques de 2025

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Élections législatives tchèques de 2025
200 sièges de la Chambre des députés
(Majorité absolue : 101 sièges)
et
Type d’élection Élections législatives
Corps électoral et résultats
Inscrits 8 253 316
Votants 5 690 635
68,95 % en augmentation 3,5
Votes exprimés 5 621 717
Blancs et nuls 68 918
ANO 2011 – Andrej Babiš
Voix 1 940 507
34,51 %
en augmentation 7,4
Sièges obtenus 80 en augmentation 8
SPOLU – Petr Fiala
Voix 1 313 346
23,36 %
en diminution 4,4
Sièges obtenus 52 en diminution 19
STAN – Vít Rakušan
Voix 631 512
11,23 %
Sièges obtenus 22 en diminution 11
ČSP – Zdeněk Hřib
Voix 504 537
8,97 %
Sièges obtenus 18 en augmentation 14
SPD – Tomio Okamura
Voix 437 611
7,78 %
en diminution 4,5
Sièges obtenus 15 en diminution 5
AUTO – Filip Turek
Voix 380 601
6,77 %
Sièges obtenus 13 en augmentation 13
Sièges par circonscription
Carte
Président du gouvernement
Sortant Élu
Petr Fiala
ODS
Andrej Babiš
ANO 2011

Les élections législatives tchèques de 2025 (en tchèque : Volby do Poslanecké sněmovny Parlamentu České republiky 2025) ont lieu les et afin d'élire les 200 membres de la Xe législature de la Chambre des députés.

À l'issue du scrutin, le parti ANO 2011 dirigé par Andrej Babiš, chef du gouvernement de 2017 à 2021, remporte une majorité relative avec 80 sièges face à la coalition au pouvoir sortante Ensemble (SPOLU), dirigée par le président du gouvernement Petr Fiala, qui perd sa majorité absolue avec son allié du parti Maires et Indépendants (STAN). Babiš parvient à former un gouvernement avec Les Automobilistes (AUTO) et Liberté et démocratie directe (SPD), deux partis d'extrême-droite.

Précédent scrutin

[modifier | modifier le code]
Le Premier ministre Petr Fiala et l'ancien président Miloš Zeman.

Le scrutin est une victoire pour l'opposition, les coalitions Ensemble (SPOLU) et Pirates et maires (PaS) remportant à elles deux la majorité absolue des sièges. Dès le soir du , ces deux coalitions annoncent la signature d'un accord en vue de la formation d'un gouvernement de coalition mené par le dirigeant d'Ensemble, Petr Fiala. Arrivée en tête des suffrages au niveau national par une courte avance sur ANO 2011, la coalition de centre droit dirigée par Fiala obtient cependant la deuxième place en termes de sièges du fait de la répartition par circonscription[1],[2].

Le , Miloš Zeman fait savoir qu'il est prêt à nommer Petr Fiala président du gouvernement[3]. Trois jours plus tard, les cinq partis signent officiellement leur accord de coalition[4], puis Petr Fiala se voit confier le lendemain par le président de la République une mission de formation du nouveau gouvernement tchèque[5]. La liste des ministres est rendue publique par Petr Fiala le après un entretien avec Miloš Zeman, le formateur précisant alors que le chef de l'État compte le nommer président du gouvernement dix jours plus tard[6],[7]. Une nouvelle hospitalisation du chef de l'État, cette fois pour cause de Covid-19, diffère cependant cette nomination au . Zeman fait part de son intention de nommer les membres du gouvernement plus tard, après les avoir rencontrés individuellement[8]. Fiala est finalement assermenté en présence d'un chef de l'État confiné à l'intérieur d'un box de plexiglas, par respect des règles sanitaires[9].

Le gouvernement est nommé dans son intégralité le , au cours d'une cérémonie au château de Lány, à laquelle ne participe cependant pas le futur ministre de l'Agriculture Zdeněk Nekula en raison d'une contamination par la Covid-19. Le , le gouvernement Fiala obtient la confiance de la Chambre des députés par 106 voix pour sur 193 exprimés[10],[11].

Système électoral

[modifier | modifier le code]
Salle de réunion de la Chambre des députés.

La Chambre des députés (en tchèque : Poslanecká sněmovna) se compose de 200 députés élus pour un mandat de quatre ans au scrutin proportionnel d'Hondt avec vote préférentiel dans 14 circonscriptions électorales[12].

Lors du vote, en plus de celui pour la liste de parti de leur choix, les électeurs peuvent aussi indiquer leur préférence pour un maximum de quatre des candidats inscrits sur la liste. Les candidats recueillant plus de 5 % des suffrages préférentiels à l'échelon régional sont placés en haut de la liste de leur parti. Lorsque plusieurs candidats recueillent plus de 5 % des votes préférentiels, ils sont classés par ordre du nombre total de votes préférentiels qu'ils ont recueillis[12].

Après décompte des suffrages, les sièges sont répartis dans chaque circonscription à la proportionnelle selon la méthode d'Hondt à tous les partis ou coalitions ayant franchi le seuil électoral de 5 % des suffrages exprimés au niveau national. Ce seuil passe à 8 % pour les coalitions de deux partis et 11 % pour les coalitions de trois partis et plus[12],[13].

Répartition des sièges

[modifier | modifier le code]
Répartitions des sièges par circonscriptions
Circonscriptions Sièges +/-
Bohême-Centrale
Středočeský
26 en stagnation
Bohême-du-Sud
Jihočeský
12 en diminution 1
Hradec Králové
Královéhradecký
11 en stagnation
Karlovy Vary
Karlovarský
4 en diminution 1
Liberec
Liberecký
6 en diminution 2
Moravie-du-Sud
Jihomoravský
24 en augmentation 1
Moravie-Silésie
Moravskoslezský
22 en stagnation
Olomouc
Olomoucký
13 en augmentation 1
Pardubice
Pardubický
11 en augmentation 1
Pilsen
Plzeňský
12 en augmentation 1
Prague
Hlavní město Praha
23 en stagnation
Ústí nad Labem
Ústecký
13 en diminution 1
Vysočina 11 en augmentation 1
Zlín
Zlínský
12 en stagnation
Total 200 en stagnation

Principaux partis

[modifier | modifier le code]
Parti Idéologie Chef de file Résultats en 2021
Ensemble
Spolu
(ODS-KDU-ČSL-TOP 09)
Centre droit
Libéral-conservatisme, démocratie chrétienne
Petr Fiala
Président du gouvernement
27,79 % des voix
71 députés
ANO 2011 Attrape-tout[14],[15] ou droite
Populisme, libéralisme
Andrej Babiš 27,13 % des voix
72 députés
Maires et Indépendants
Starostové a nezávislí
Centre à centre droit
Localisme, principe de subsidiarité, europhilie
Vít Rakušan 16,61 % des voix
37 députés[a]
Parti pirate tchèque[b]
Česká pirátská strana
Centre à gauche
Social-libéralisme, libertarisme de gauche, droit à l'information, démocratie directe, cyberdémocratie, europhilie
Zdeněk Hřib
Liberté et démocratie directe[c]
Svoboda a přímá demokracie
Droite à extrême droite
Nationalisme, démocratie directe, opposition à l'immigration, populisme de droite
Tomio Okamura 12,32 % des voix
20 députés[d]
Automobilistes ensemble
Motoristé sobě
Droite à extrême droite
National-conservatisme, populisme de droite
Filip Turek Nouveau

Au niveau national

[modifier | modifier le code]
Résultats préliminaires des législatives tchèques de 2025[16]
Partis Voix % +/- Sièges +/-
ANO 2011 1 940 507 34,52 en augmentation 7,39 80 en augmentation 8
Parti démocratique civique (ODS) 1 313 346 23,36 en diminution 4,43 27 en diminution 7
Union chrétienne démocrate - Parti populaire tchécoslovaque (KDU-ČSL) 16 en diminution 7
TOP 09 9 en diminution 5
Total Ensemble (SPOLU) 52 en diminution 19
Maires et Indépendants (STAN) 631 512 11,23 N/A 22 en diminution 11
Parti pirate tchèque (ČSP) 504 537 8,97 N/A 16 en augmentation 12
Parti vert (Z) 2 en augmentation 2
Total Parti pirate tchèque (ČSP) 18 en augmentation 14
Liberté et démocratie directe (SPD) 437 611 7,78 en diminution 4,54 11 en diminution 9
Parti des citoyens libres (Svobodní) 2 en augmentation 2
Trikolora (T) 1 en augmentation 1
Droit, Respect, Expertise (PRO) 1 en augmentation 1
Total Liberté et démocratie directe (SPD) 15 en diminution 5
Les Automobilistes (AUTO) 380 601 6,77 Nv. 13 en augmentation 13
Stačilo! (KSČM-SOCDEM-ČSNS-Moravané-SD-SN) 242 031 4,31 en diminution 4,23 0 en stagnation
Serment (P) 60 503 1,08 en diminution 3,60 0 en stagnation
Mouvement Génération (HG) 25 176 0,45 Nv. 0 en stagnation
La République tchèque à la 1ère place ! (ČR1) 12 455 0,22 Nv. 0 en stagnation
Démocratie suisse (ŠD) 12 097 0,22 en diminution 0,09 0 en stagnation
Souveraineté tchèque de la social-démocratie (en) (ČSSD) 10 263 0,18 en diminution 1,15 0 en stagnation
Voluntia 7 375 0,13 Nv. 0 en stagnation
Couronne tchèque (KČ) 7 313 0,13 en diminution 0,03 0 en stagnation
Défi 2025 (VÝZVA) 6 338 0,11 Nv. 0 en stagnation
Autres partis[e] 30 052 0,53 0
Suffrages exprimés 5 621 717 98,88
Votes blancs et invalides 63 590 1,12
Total 5 685 307 100 200 en stagnation
Abstentions 2 568 009 31,11
Inscrits/Participation 8 253 316 68,89

Par circonscription

[modifier | modifier le code]
Carte des résultats.

Après l'annonce des résultats, le président du gouvernement sortant Petr Fiala, à la tête de la coalition SPOLU, concède sa défaite et félicite Andrej Babiš pour la victoire de son parti ANO 2011, reconnaissant qu'il n'esr pas possible de former un gouvernement composé de SPOLU, des STAN et du Parti pirate. Babiš se déclare victorieux du scrutin et réitère qu'il ne formera pas de coalition avec les partis actuellement au pouvoir — le SPOLU et STAN — ni avec le Parti pirate, tandis que ces trois partis ont également exclu toute coalition avec ANO. Il fait part de son intention de tenter de former un gouvernement minoritaire, avec ANO seul au pouvoir, et déclare qu'il cherchera à négocier avec liberté et démocratie directe (SPD) et Les Automobilistes afin de conclure un accord de soutien sans participation pour son gouvernement[17]. Le , Jana Maláčová annonce sa démission prochaine du parti Social-démocratie (SOCDEM) lors d'un congrès extraordinaire[18].

Le , Fiala assume la responsabilité des résultats et annonce qu'il ne se représenter pas à la tête du Parti démocratique civique (ODS). Il déclare cependant qu'il ne quitte pas complètement la vie politique et qu'il terminera son mandat en tant que député. Le premier vice-président de l'ODS, Zbyněk Stanjura, déclare également qu'il ne se représentera pas à l'avenir, après avoir perdu son mandat en raison des votes préférentiels[19],[20].

Conséquences

[modifier | modifier le code]

Le 5 octobre, Babiš déclare que ANO mènera des négociations avec le SPD et AUTO afin de former un gouvernement composé d'un seul parti. Les formations du gouvernement Fiala sortant excluent toute collaboration avec ANO[21],[22]. Le président de la République Petr Pavel rencontre les dirigeants de tous les partis ayant fait leur entrée à la Chambre des députés. Le 6 octobre, Pavel déclare qu'il est « clair » qu'il y a un intérêt à former un gouvernement de coalition composé d'ANO, du SPD et de AUTO. L'objectif initial d'ANO, qui est de former un gouvernement minoritaire formé d'un seul parti, devient « difficile à atteindre », car le SPD et AUTO ont tous les deux déclaré vouloir participer directement au gouvernement[23]. Les deux partis souhaitent obtenir au moins deux ministères chacun ; le SPD s'intéresse au ministère de l'Éducation, de la Défense, des Affaires étrangères, de l'Industrie et de l'Intérieur, et propose de nommer des experts non membres du parti à leur tête afin d'éviter les tensions en interne. AUTO déclare vouloir nommer Petr Macinka en tant que ministre de l'Environnement, Filip Turek aux Affaires étrangères et Oto Klempíř à la Culture[24],[25],[26]. Le SPD fait également part de son souhait nommer son chef Tomio Okamura au poste de président de la Chambre des députés, ce que ni Babiš ni Okamura n'écartent[27].

Le , plus de 470 artistes, universitaires et représentants de la communauté culturelle signent une lettre ouverte adressée à Babiš et au président Pavel pour s'opposer à la nomination d'un candidat d'AUTO au poste de ministre de la Culture[28]. L'ONG environnementale Zelený kruh (cs) exprime son opposition à la nomination d'un candidat de ce parti au poste de ministre de l'Environnement[29]. Le , des milliers de personnes participent à une manifestation contre la nomination de Macinka sur la place Hradčany à Prague, organisée par les ONG Greenpeace, Re-set et Fridays for Future[30].

Le , Pavel demande à Babiš de former un gouvernement[31]. Les dirigeants d'ANO, du SPD et d'AUTO signent un accord de coalition le 3 novembre. La nouvelle législature de la Chambre des députés tient sa session constitutive le même jour[32].

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Somme des résultats de la liste Pirates et maires (15,62 %, 37 sièges) et du Parti vert (0,99 %) en 2021.
  2. Liste incluant des membres du Parti vert
  3. Liste incluant des membres de Svobodni, Trikolora et PRO
  4. Somme des résultats du SPD (9,56 %, 20 sièges) et de la liste Trikolora-Svobodni (2,76 %) en 2021.
  5. 11 partis, moins de 0,10 % chacun

Références

[modifier | modifier le code]
  1. « Élections. La République tchèque tourne la page du populiste Andrej Babis », sur Courrier international, (consulté le ).
  2. (en) « Czech Republic: Centre-right coalition defeats ruling ANO party », sur euronews, (consulté le ).
  3. Reuters, « Le président tchèque se dit prêt à nommer le chef de l'opposition au poste de Premier ministre », Boursorama,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. Magdalena Hrozínková, « Formation du gouvernement : cinq partis ont signé un accord de coalition », Radio-Prague,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. Anna Kubišta, « Le président charge Petr Fiala de former un gouvernement », Radio-Prague,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. (cs) « Fiala bude premiérem 26. listopadu, Zemanovi představil jména ministrů », Idnes,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. https://www.top09.cz/co-delame/tiskove-zpravy/petr-fiala-predal-prezidentovi-republiky-seznam-navrhovanych-ministru-29155.html
  8. « Le président Zeman devrait nommer dimanche Petr Fiala au poste de Premier ministre », sur Radio Prague International, (consulté le ).
  9. « Le nouveau Premier ministre tchèque intronisé depuis un box en plexiglass », sur Le HuffPost, (consulté le ).
  10. « Plus de deux mois après les législatives, la Tchéquie a un nouveau gouvernement », Radio Prague,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. « Le gouvernement obtient la confiance du Parlement », Radio Prague,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  12. a b et c « REPUBLIQUE TCHEQUE (Poslanecka Snemovna), Système électoral », sur www.ipu.org (consulté le ).
  13. (en) « Chamber passes required changes to election law (7.04.2021) », sur www.psp.cz (consulté le ).
  14. (cs) Jiří Hroník, « Známe tajemství velkého úspěchu Andreje Babiše », sur Parlamentní listy (consulté le )
  15. (cs) Josef Mlejnek, « Marketing jako kingmaker aneb Kam směřují české politické strany? », sur Revue Politika (consulté le )
  16. (en) Office tchèque des statistiques, « Elections to the Chamber of Deputies of the Parliament of the Czech Republic held on 3–4 October 2025 », sur volby.cz (consulté le ).
  17. (cs) Vít Pohanka, « Babiš plans one-party government and talks with SPD and Motorists », sur english.radio.cz, Radio Prague International, (consulté le ).
  18. (cs) « Maláčová a Zaorálek chystají rezignaci. Užší vedení SOCDEM navrhlo svolat mimořádný sjezd », sur irozhlas.cz, (consulté le ).
  19. (cs) Barbora Doubravová, « „Měl jsem radost.“ Fiala i Stanjura končí v čele ODS », sur seznamzpravy.cz, Seznam Zprávy, (consulté le ).
  20. (cs) Josef Kopecký, « Fiala už nebude kandidovat na šéfa ODS. Koalice SPOLU je přežitá, říká senátor Zdroj », sur idnes.cz, (consulté le ).
  21. (en) Jon Henley, « Andrej Babiš to hold talks with other Czech parties on forming government », sur theguardian.com, The Guardian, (consulté le ).
  22. (en) Jules Eisenchteter, « Babis Opens Coalition Talks After Landslide Win in Czech Election », sur Balkan Insight, (consulté le ).
  23. (en) Ketrin Jochecová, « Czech president hints right-wing populist Babiš will become PM », sur politico.eu, Politico Europe, (consulté le ).
  24. (cs) Barbora Kučerová et Václav Dolejší, « Macinka i Okamura stojí o vládní angažmá. Babiš ale má své páky », sur seznamzpravy.cz, Seznam Zprávy, (consulté le ).
  25. (en) Daniela Lazarová, « Motorists float cabinet names, SPD wants experts in government », sur english.radio.cz, Radio Prague International, (consulté le ).
  26. (en) Gwendolyn Albert, « Czech SPD wants to govern with ANO - will Babiš permit its chair, under prosecution for spreading hate toward migrants and Romani people, to join the cabinet or lead the lower house? », sur romea.cz, (consulté le ).
  27. (en) Aneta Zachová, « As coalition talks continue, populist 'Motorists' eye Czech foreign ministry », sur Euractiv, (consulté le ).
  28. (cs) Markéta Horešovská, « Umělci nechtějí ministrem kultury Motoristu. Otevřený dopis podepsaly stovky lidí », sur Novinky.cz, (consulté le ).
  29. (en) Česká tisková kancelář, « Ekologové odmítají Macinku, o životním prostředí budou jednat dál jen s Babišem Zdroj », sur idnes.cz, (consulté le ).
  30. (cs) « Lidé na Hradčanském náměstí protestovali proti Motoristům na životním prostředí », sur prazsky.denik.cz, Deník, (consulté le ).
  31. (cs) « Pavel pověřil Babiše jednáním o sestavení vlády. Šéf ANO slíbil, že mu příští týden ukáže koaliční smlouvu », sur irozhlas.cz, (consulté le ).
  32. (cs) Josef Kopecký, « ANO, SPD a Motoristé podepsali smlouvu. Vládu chce Babiš do konce listopadu Zdroj », sur idnes.cz, (consulté le ).

Articles connexes

[modifier | modifier le code]