Élections législatives salomonaises de 2019

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Élections législatives salomonaises de 2019
Corps électoral et résultats
Inscrits 359 690
Votants 310 913
86,48 %  −3,5
Votes blancs et nuls 936
Transparent flag waving on Infobox grey background.svg
Parti démocrate – Mathew Wale
Voix 42 245
13,63 %
Sièges obtenus 8  +7
Transparent flag waving on Infobox grey background.svg
Parti unifié des Îles Salomon
Voix 32 302
10,42 %
Sièges obtenus 2  +2
John Maneniaru poses for an official photo as part of the delegation led by Solomon Islands Prime Minister Manasseh Sogavare (26 September 2017) in Taipei, Taiwan.jpg Parti Kadere – John Maneniaru
Voix 29 421
Sièges obtenus 8  −4
DannyPhilip.jpg Parti démocrate unifié – Danny Philip
Voix 25 293
8,16 %
Sièges obtenus 4  −15
Composition de l'assemblée élue
Diagramme
Premier ministre
Sortant Élu
Rick Houenipwela
Alliance démocrate
Manasseh Sogavare
Parti de la propriété, de l'unité et de la responsabilité

Des élections législatives ont lieu aux Îles Salomon le 3 avril 2019 afin de renouveler l'ensemble des cinquante députés du Parlement national à l'issue de leur mandat de quatre ans[1]. Les Salomon sont une monarchie parlementaire fondée sur le modèle de Westminster.

Une fois élu, le nouveau Parlement doit soit renouveler sa confiance dans le Premier ministre sortant, Rick Houenipwela, ou bien choisir un nouveau Premier ministre[2]. Rick Houenipwela, réélu député, ne brigue pas de nouveau mandat à la tête du gouvernement, et les députés élisent Manasseh Sogavare (déjà Premier ministre à trois reprises précédemment) au poste de Premier ministre[3].

Contexte[modifier | modifier le code]

À l'issue des élections de novembre 2014, une majorité des députés (trente-et-un) s'assemblent en une « Coalition démocratique pour le changement », et portent Manasseh Sogavare au poste de Premier ministre. Jeremiah Manele devient chef de l'opposition parlementaire. Le 6 novembre 2017, le Premier ministre Sogavare est destitué par une motion de censure au Parlement, après la défection de neuf de ses ministres[4]. Rick Houenipwela est élu à sa succession par les députés le 15 novembre[5]. Initialement prévues en novembre 2018[6], les élections sont reportées de quelques mois, vers début 2019.

Les élections de 2019 sont les premières depuis le départ en 2017 de la Mission d'Assistance régionale aux îles Salomon (RAMSI), force d'intervention internationale déployée dans le pays en 2003 sur demande du gouverneur général John Lapli pour restaurer l'ordre dans un contexte de violences intercommunautaires, et pour restaurer un État en déliquescence[1]. L'Australie apporte néanmoins une aide logistique et sécuritaire pour la tenue de ce scrutin, fournissant quelque deux cents soldats et des hélicoptères pour acheminer les urnes et autre matériel électoral dans les îles reculées[7].

Système électoral et politique[modifier | modifier le code]

Intérieur du parlement

Les Salomon sont une démocratie multipartite. Les 50 députés de son Parlement monocaméral sont élus pour cinq ans au suffrage universel direct via un scrutin uninominal majoritaire à un tour dans autant de circonscriptions[2],[8].

En pratique, traditionnellement, l'absence de grands partis politiques avait conduit à ce qu'aucun parti ne puisse obtenir seul une majorité de sièges, et le Parlement était généralement composé de députés sans étiquette aux côtés de nombreux petits partis avec un faible nombre de sièges. En conséquence, les majorités étaient formées par des coalitions instables, et les motions de confiance faisant chuter les gouvernements étaient fréquentes au gré d'alliances fluctuantes[9]. Une réforme politique introduite en 2014 a toutefois apporté la stabilité à la législature entamée cette année-là.

Réforme des partis[modifier | modifier le code]

La loi d'intégrité des partis politiques de 2014 (Political Parties Integrity Act), dans son article 53(3), interdit aux partis politiques au Parlement de former une coalition avec des élus sans étiquette, l'objectif étant de stabiliser la vie politique du pays. Ainsi, les députés indépendants doivent rejoindre l'un des partis s'ils souhaitent participer au gouvernement. Bien que la plupart des députés en 2014 aient été élus sans étiquette, ceux de la majorité parlementaire rejoignent donc des partis politiques après leur élection. La composition politique de l'assemblée qui en résulte est la suivante[10] :

Parti Députés élus sous cette
étiquette en 2014
Après
réorganisation
Parti démocrate unifié 5 19
Parti Kadere 1 12
Parti de l'alliance populaire 2 8
Parti de l'alliance démocratique 7 6
Parti pour le développement rural 2 2
Parti du peuple d'abord 1 1
Parti démocrate 0 1
Indépendants 32 1

Candidats[modifier | modifier le code]

Quinze partis politiques sont en lice, et il y a 333 candidats, dont vingt-cinq femmes[7].

L'ensemble des quarante-huit députés sortants se représentent. (Le siège pour la circonscription de Kwaio-ouest est vacant, le député Peter Tom, de l'Alliance démocrate, étant mort en novembre 2018. Et l'élection de Freda Comua dans la circonscription de Temotu Vatud avait été rétroactivement invalidée par la justice en octobre 2018, laissant ce siège vacant également[11].) Quatorze députés sortants (Jackson Fiulaua, Manasseh Sogavare, Duddley Kopu, Bradley Tovosia, Stanley Sofu, Augustine Auga, Nesta Giro, John Dean Kuku, Dickson Mua, Tautai Kaitu'u, Peter Shanel Agovaka, Namson Tran, Elijah Muala et Silas Tausinga) renoncent à leurs partis respectifs et se présentent au scrutin sans étiquette, ce qui leur permettra de ne rejoindre un parti qu'après avoir été élus. Parmi les autres, treize se présentent sous l'étiquette du Parti démocrate, dont leur chef Mathew Wale ; huit pour le Parti kadere, dont leur chef John Maneniaru ; et cinq respectivement pour l'Alliance démocrate, l'Alliance populaire et le Parti démocrate unifié[12].

Campagne[modifier | modifier le code]

La campagne « ressemble à une atmosphère de carnaval », « colorée et bruyante »[7]. Les scrutins précédents ayant été entachés d'actes de corruption de la part de candidats, le gouvernement sortant a introduit des lois anti-corruption. La soirée précédant le jour du vote est communément appelée « nuit du diable » car certains candidats y distribuent ouvertement des dons pour acheter illégalement la faveur des électeurs ; pour la première fois en 2019, toute campagne électorale est interdite la veille du vote, et les autorités déploient à cet effet un important dispositif policier. La commission électorale demande par ailleurs la coopération de Facebook pour empêcher la diffusion de matériel de campagne la veille du scrutin[7].

Déroulement[modifier | modifier le code]

La journée de vote se déroule dans le calme. 1 041 bureaux de vote sont ainsi ouverts pour permettre aux électeurs de départager les 333 candidats et quinze partis en lice.

La sécurité est cependant grandement renforcée du fait des importants déplacements de résidents de la capitale rentrant dans leurs îles natale pour y voter. Les services d'urgence des hopitaux et cliniques sont ainsi momentanément saturés, ce qui amène le personnel hospitalier à réclamer la possibilité de voter en avance, comme le font les forces de l'ordre[13]. L'Australie, qui contribue à hauteur de 188 millions de dollars au budget solomonais, est encore très présente dans le pays à la suite de la mission RAMSI[14].

À l'issue du scrutin, l'équipe d'observateurs internationaux du Commonwealth des nations menés par l'ancien Premier ministre vanuatais Sato Kilman émet un rapport positif quant à l'organisation pratique du vote[15] ; les observateurs envoyés par le Groupe mélanésien Fer de lance et menés par le Fidjien Ratu Inoke Kubuabola font de même[16].

Résultats[modifier | modifier le code]

Près des trois quarts des députés sortants conservent leurs sièges, dont le Premier ministre Rick Houenipwela. Vingt-et-un candidats sont élus sans étiquette de parti. Il n'y a que deux femmes parmi les élus[17].

Par parti[modifier | modifier le code]

La différence de sièges est donnée par rapport à la répartition après la réorganisation de 2014.

Après l'annonce des résultats, l'ancien Premier ministre Manasseh Sogavare, réélu député de Choiseul-est sans étiquette politique, annonce la re-fondation de son ancien Parti de la propriété, de l'unité et de la responsabilité (Ownership, Unity and Responsibility Party), et appelle d'autres élus indépendants à le rejoindre[18].

Résultats des législatives salomonaises de 2019[19],[20],[21],[22]
Solomon Islands Parliament 2019.svg
Partis Voix % Sièges +/-
Parti démocrate des Îles Salomon 42 245 13,63 8 Increase2.svg 7
Parti unifié des Îles Salomon 32 302 10,42 2 Nv.
Parti Kadere 29 421 9,49 8 Decrease2.svg 4
Parti démocrate unifié 25 293 8,16 4 Decrease2.svg 15
Parti de l'alliance démocrate 19 720 6,36 3 Decrease2.svg 3
Parti de l'alliance populaire 18 573 5,99 2 Decrease2.svg 6
Parti du peuple d'abord 11 419 3,68 1 Steady.svg
Parti pour le développement rural 9 863 3,18 1 Decrease2.svg 1
Parti du développement direct 120 961 39,02 0 Steady.svg
Parti progressiste populaire 0 Steady.svg
Parti vert des Îles Salomon 0 Nv.
Parti de la nouvelle nation 0 Steady.svg
Congrès pan-mélanésien 0 Steady.svg
Parti de la transformation nationale 0 Steady.svg
Indépendants 21 Increase2.svg 20
Votes valides 309 977 99,70
Votes blancs et invalides 936 0,30
Total 310 913 100 50 Steady.svg
Abstention 48 604 13,52
Inscrits / participation 359 517 86,48

Par circonscription[modifier | modifier le code]

Circonscription Député sortant Parti du sortant[23] Sortant se représente ?[24] Élu[19] Parti de l'élu
'Are'are est Andrew Manepora'a Parti Kadere oui Peter Kenilorea junior Parti unifié
'Are'are ouest John Maneniaru Parti Kadere oui John Maneniaru Parti Kadere
Auki-Langalanga Matthew Wale Démocrate oui Matthew Wale Démocrate
Baegu-Asifolo David Tome Alliance populaire oui Tagini Makario Démocrates unifiés
Choiseul est Manasseh Sogavare sans étiquette oui Manasseh Sogavare sans étiquette
Choiseul nord-ouest Connelly Sandakabatu Alliance démocrate oui Harry Kuma sans étiquette
Choiseul sud Elijah Doro Muala sans étiquette oui Robertson Galokale sans étiquette
Fataleka Steve Abana Alliance démocrate oui Rexon Ramofafia Parti unifié
Gao-Bugotu Samuel Manetoali Parti Kadere oui Samuel Manetoali Parti Kadere
Gizo-Kolombangara Lanelle Tanangada Parti Kadere oui Lanelle Tanangada Parti Kadere
Guadalcanal centre Peter Shannel Agovaka sans étiquette oui Peter Shannel Agovaka sans étiquette
Guadalcanal centre-est Ishmael Avui Parti Kadere oui Ishmael Avui Parti Kadere
Guadalcanal est Bradley Tovosia sans étiquette oui Bradley Tovosia sans étiquette
Guadalcanal nord Samson Maneka Démocrate oui Samson Maneka Démocrate
Guadalcanal nord-est Derek Sikua Démocrate oui Jaimie Vokia sans étiquette
Guadalcanal nord-ouest Bodo Dettke Démocrate oui Bodo Dettke Démocrate
Guadalcanal ouest Moses Garu Démocrate oui Anthony Veke sans étiquette
Guadalcanal sud David Day Pacha Démocrate oui Rollen Seleso Développement rural
Hograno-Kia-Havulei Jeremiah Manele Alliance démocrate oui Jeremiah Manele Alliance démocrate
Honiara centre John Moffat Fugui Démocrates unifiés oui John Moffat Fugui Démocrates unifiés
Honiara est Douglas Ete Démocrate oui Douglas Ete Démocrate
Honiara ouest Namson Tran sans étiquette oui Namson Tran sans étiquette
Kwaio est Stanley Sofu sans étiquette oui Stanley Sofu sans étiquette
Kwaio ouest vacant - - Titus Fika sans étiquette
Kwara'ae centre Jackson Fiulaua sans étiquette oui Jackson Fiulaua sans étiquette
Kwara'ae ouest Sam Iduri Démocrate oui Sam Iduri Démocrate
Lau Mbaelelea Augustine Maue sans étiquette oui Augustine Maue sans étiquette
Malaita est Manasseh Maelanga Alliance populaire oui Manasseh Maelanga Alliance populaire
Malaita nord Jimmy Lusibaea Alliance populaire oui Levi Filualea sans étiquette
Malaita îles extérieures Martin Kealoe Démocrate oui Martin Kealoe Démocrate
Malaita sud Rick Houenipwela Alliance démocrate oui Rick Houenipwela Alliance démocrate
Makira centre Nestor Giro sans étiquette oui Nestor Giro sans étiquette
Makira est Alfred Ghiro Démocrate oui Charles Maefai sans étiquette
Makira ouest Derek Manu'ari Démocrate oui Derek Manu'ari Démocrate
Maringe-Kokota Culwick Togamana Alliance démocrate oui Culwick Togamana Alliance démocrate
Marovo Snyder Rini Démocrates unifiés oui Rebi Amoi Peuple d'abord
Ngella Bartholomew Parapolo Parti Kadere oui Bartholomew Parapolo Parti Kadere
Nouvelle-Géorgie nord John Kuku sans étiquette oui John Kuku sans étiquette
Nouvelle-Géorgie ouest-Vona Vona Silas Tausinga sans étiquette oui Silas Tausinga sans étiquette
Nouvelle-Géorgie sud-Rendova-Tetepare Danny Philip Démocrates unifiés oui Danny Philip Démocrates unifiés
Rannogga-Simbo Charles Sigoto Démocrate oui Charles Sigoto Démocrate
Rennell-Bellona Tautai Kaitu'u sans étiquette oui Tautai Kaitu'u sans étiquette
Savo-Russells Dickson Mua sans étiquette oui Dickson Mua sans étiquette
Shortlands Christopher Laore Alliance populaire oui Christopher Laore Alliance populaire
Temotu Nende Commins Mewa Parti Kadere oui Commins Mewa Parti Kadere
Temotu Pele Dudley Kopu sans étiquette oui Dudley Kopu sans étiquette
Temotu Vatud vacant - - Freda Comua Parti Kadere
Ugi-Ulawa Willie Marau Parti Kadere oui Willie Marau Parti Kadere
Vella-la-Vella nord Milner Tozaka Alliance populaire oui Clezy Rore Démocrates unifiés
Vella-la-Vella sud Alex Lionel Démocrate oui Frederick Kologeto sans étiquette

Formation d'un gouvernement[modifier | modifier le code]

Les deux candidats au poste de Premier ministre sont Mathew Wale et Manasseh Sogavare. Mathew Wale obtient de la Haute Cour un report du vote, au motif que Manasseh Sogavare pourrait ne pas être éligible, son parti politique ayant été formé trop récemment – c'est-à-dire après les élections législatives. Le gouverneur général Sir Frank Kabui fait néanmoins usage de ses pouvoirs de réserve pour convoquer les députés à élire le Premier ministre le 24 avril. Les partisans de Mathew Wale boycottent le vote, mais Manasseh Sogavare est élu Premier ministre par trente-quatre voix contre une. Des manifestants expriment alors leur colère dans les rues de Honiara, avant d'être dispersés par la police[3]. Fin mai, la Haute Cour rejette les arguments de Mathew Wale et confirme l'élection de Manasseh Sogavare[25].

Le 15 mai, les députés élisent Patteson Oti à la présidence du Parlement. Cet ancien ministre des Affaires étrangères recueille les voix de trente députés, contre quinze pour le président sortant Ajilon Nasiu[26].

Suites[modifier | modifier le code]

Charles Maefai, nouvellement élu député indépendant de Makira-est, meurt en juillet 2019. Sa veuve Lillian Maefai remporte l'élection partielle qui en résulte en décembre, portant à trois le nombre de femmes au Parlement. Elle n'est que la cinquième femme à siéger au Parlement dans l'histoire du pays[27].

Notes et Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) "Date set for Solomon Islands election", Radio New Zealand International, 5 février 2019
  2. a et b (en) Constitution des Îles Salomon
  3. a et b (en) "Protests erupt in Solomon Islands as Manasseh Sogavare elected Prime Minister for fourth time", Australian Broadcasting Corporation, 24 avril 2019
  4. (en) "Solomon Islands PM removed after no confidence vote", Special Broadcasting Service, 6 novembre 2017
  5. (en) "Hou becomes 17th Prime Minister of Solomon Islands", Solomon Islands Broadcasting Corporation, 15 novembre 2017
  6. (en) "Ready for election", Solomon Star, 14 février 2017
  7. a b c et d (en) "Solomon Islands election: Devil's Night, political tug of war and a string of remote tropical islands", Australian Broadcasting Corporation, 31 mars 2019
  8. (en) Informations sur le Parlement, site officiel du Parlement salomonais
  9. (en) "Background Note: Solomon Islands", Secrétariat d'État des États-Unis
  10. (en) Liste des députés de la 10e législature, Parlement des Salomon
  11. (en) "Woman MP ousted from Solomons parliament", Radio New Zealand, 9 octobre 2018
  12. (en) "14 of 49 former Solomon Islands MPs contest as Independents", One PNG, 15 mars 2019
  13. (en) "Solomon Islands' main hospital in crisis as thousands flock home to vote in election", Australian Broadcasting Corporation, 2 avril 2019
  14. (en) "Polls close in Solomon Islands but results may take weeks to come out", Australian Broadcasting Corporation, 3 avril 2019
  15. (en) "Commonwealth observer group praises Solomon Islands election", Radio New Zealand, 8 avril 2019
  16. (en) "MSG Observer Group preliminary statement on Solomon Islands election", Papua New Guinea Today, 7 avril 2019
  17. (en) "Independent and returning MPs dominate Solomons parliament", Radio New Zealand, 8 avril 2019
  18. (en) "Sogavare relaunches party amid Solomons coalition talks", Radio New Zealand, 11 avril 2019
  19. a et b Commission électorale
  20. Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. http://psephos.adam-carr.net/countries/s/solomons/solomons2019.txt (consulté le 14 octobre 2019)
  21. « Election Results » (consulté le 14 octobre 2019)
  22. Résultats détaillés par circonscriptions
  23. Cette colonne indique le parti sous lequel le candidat se présente, et non pas nécessairement le parti pour lequel il siégeait durant la législature sortante.
  24. (en) "List of candidates", Commission électorale
  25. (en) "Case against Solomons PM thrown out of court", Radio New Zealand, 27 mai 2019
  26. (en) "Patteson Oti Elected Speaker", Solomon Times, 15 mai 2019
  27. (en) "Third woman elected to Solomon Islands' parliament", Radio New Zealand, 14 décembre 2019