Élections législatives régionales de 2017 en Sarre

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Élections législatives régionales de 2017 en Sarre
51 députés du Landtag
Majorité absolue : 26 députés
Type d’élection Élection parlementaire
Corps électoral et résultats
Inscrits 774 947
Votants 540 091
69,69 %  +8,1
Votes exprimés 533 530
Kramp-Karrenbauer CDU Parteitag 2014 by Olaf Kosinsky-9.jpg CDU – Annegret Kramp-Karrenbauer
Voix 217 265
40,72 %
 +5,5
Députés élus 24  +5
2017-03-19 Anke Rehlinger SPD Parteitag by Olaf Kosinsky-3.jpg SPD – Anke Rehlinger
Voix 157 841
29,58 %
 −1
Députés élus 17  0
Oskar Lafontaine, 2011-03-21.jpg Die Linke – Oskar Lafontaine
Voix 68 566
12,85 %
 −3,3
Députés élus 7  −2
Transparent flag waving on Infobox grey background.svg
AfD – Rudolf Müller
Voix 32 935
6,17 %
Députés élus 3  +3
16e législature
Diagramme
Ministre-président
Sortant Élu
A. Kramp-Karrenbauer
CDU
A. Kramp-Karrenbauer
CDU
Direction des élections de Sarre

Les élections législatives régionales de 2017 en Sarre (en allemand : Landtagswahl im Saarland 2017) se tiennent le , afin d'élire les 51 députés de la seizième législature du Landtag, pour un mandat de cinq ans.

Le scrutin est marqué par une victoire à la majorité relative de la CDU au pouvoir, qui gagne cinq points et rate la majorité absolue de deux sièges, l'affaiblissement de Die Linke, l'entrée au Landtag de l'AfD et la sortie des Grünen.

Contexte[modifier | modifier le code]

En , le premier cabinet de « coalition jamaïcaine » de la ministre-présidente chrétienne-démocrate Annegret Kramp-Karrenbauer démissionne à la suite de désaccords au sein de l'alliance formée par l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU), le Parti libéral-démocrate/Parti démocrate de Sarre (FDP/DPS) et l'Alliance 90 / Les Verts (Grünen). Des élections anticipées sont alors convoquées.

Au cours des élections législatives régionales du , la CDU est pour la quatrième fois consécutive la première force politique du Land mais échoue à retrouver la majorité absolue dont elle disposait entre et . Le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD), qui avait connu le pouvoir de à , progresse de plus de six points et repasse de justesse au-dessus de 30 % des suffrages exprimés. À l'inverse, Die Linke, qui reste le troisième parti de la Sarre, perd sept points, tandis que le FDP/DPS recule de huit points et se trouve exclu du Landtag. Les Grünen atteignent tout juste la barre des 5 %, devancés par le Parti des pirates (Piraten), qui émerge à plus de 7 %.

Six semaines de négociations sont nécessaires pour former une nouvelle majorité. L'Union chrétienne-démocrate et le SPD constituent alors une « grande coalition », forte de 36 députés sur 51, la première depuis . Le , Annegret Kramp-Karrenbauer est à nouveau investie ministre-présidente, étant ainsi la première femme de la CDU à accomplir plus d'un mandat.

Le rapport de force évolue peu dans le Land à l'occasion des élections législatives fédérales du . Toujours en tête, la CDU totalise 37,8 % des voix, nettement devant le Parti social-démocrate qui cumule 31 % des suffrages exprimés. La Linke, toujours troisième, obtient 10 % et se trouve suivie des Grünen, qui reçoivent 5,7 % des bulletins de vote. Juste derrière, le parti anti-euro Alternative pour l'Allemagne (AfD) pointe à 5,2 %, devançant ainsi le FDP (3,8 %) et les Piraten (2,6 %)[1]. Environ deux mois plus tard, le vice-ministre-président, ministre de l'Économie et du Travail Heiko Maas est nommé ministre fédéral de la Justice dans la nouvelle grande coalition fédérale. Il cède alors ses fonctions à Anke Rehlinger.

Les élections européennes du changent un peu la donne. Toujours en tête, les chrétiens-démocrates rassemblent 34,9 %, à peine 0,5 points de plus que les sociaux-démocrates. Reculant jusqu'à 6,6 %, la gauche radicale est dépassée par les opposants à la monnaie unique européenne, qui obtiennent 6,8 %. Les écologistes suivent avec 6 %, tandis que les libéraux et les pirates restent loin du plancher électoral, se contentant de 2,2 % et 1,7 % respectivement[2].

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

Le Landtag est constitué de 51 députés (en allemand : Mitglied des Landtags, MdL), élus pour une législature de cinq ans au suffrage universel direct et suivant le scrutin proportionnel d'Hondt.

Chaque électeur vote à la fois pour une liste dans sa circonscription — le Land en compte trois qui totalisent 41 sièges — et au niveau du Land. À l'issue du scrutin, les 51 sièges sont répartis entre les partis ayant remporté au moins 5 % des suffrages exprimés dans l'ensemble du Land. L'opération est ensuite recommencée dans chaque circonscription, la différence entre le total régional et le total des circonscriptions étant comblée par les candidats de la liste régionale. Si un parti n'en a pas présenté, le calcul est réajusté et ses mandats reviennent aux autres forces politiques.

Campagne[modifier | modifier le code]

Principaux partis[modifier | modifier le code]

Parti Chef de file Résultat en 2012
Union chrétienne-démocrate d'Allemagne
Christlich Demokratische Union Deutschlands
Annegret Kramp-Karrenbauer
(Ministre-présidente)
35,2 % des voix
19 députés
Parti social-démocrate d'Allemagne
Sozialdemokratische Partei Deutschlands
Anke Rehlinger
(Ministre de l'Économie et du Travail)
30,6 % des voix
17 députés
Die Linke Oskar Lafontaine 16,1 % des voix
9 députés
Parti des pirates
Piratenpartei Deutschland
Gerd Rainer Weber 7,4 % des voix
4 députés
Alliance 90 / Les Verts
Bündnis 90/Die Grünen
Hubert Ulrich et
Barbara Meyer-Gluche
5,0 % des voix
2 députés
Parti libéral-démocrate/Parti démocrate de Sarre
Freie Demokratische Partei/Demokratische Partei Saar
Oliver Luksic (en) 1,2 % des voix
aucun
Alternative pour l'Allemagne
Alternative für Deutschland
Rudolf Müller Absent

Sondages[modifier | modifier le code]

Sondages en vue des élections législatives locales de 2017 en Sarre[3]
Institut Date CDU SPD Linke Verts Pirates FDP AfD
FgW 23/03/2017 37 % 32 % 12,5 % 4,5 % - 4 % 6 %
INSA 22/03/2017 35 % 33 % 13 % 4 % - 5 % 6 %
FgW 17/03/2017 37 % 32 % 12 % 4 % - 4 % 7 %
Infratest dimap 16/03/2017 35 % 34 % 13 % 4,5 % - 3 % 6,5 %
Forsa 09/03/2017 34 % 33 % 13 % 5 % - 4 % 6 %
INSA 07/03/2017 36 % 33 % 12 % 4 % - 4 % 7 %
Infratest dimap 26/01/2017 38 % 26 % 14 % 5 % - 4 % 9 %
INSA 13/01/2017 35 % 24 % 16 % 6 % - 5 % 10 %
Forsa 15/11/2016 37 % 26 % 15 % 6 % - 3 % 9 %
Infratest dimap 11/05/2016 34 % 29 % 12 % 7 % - 4 % 11 %
Infratest dimap 31/03/2015 40 % 33 % 10 % 6 % 1 % 2 % 4 %
Infratest dimap 14/05/2014 37 % 34 % 13 % 5 % 2 % - 5 %
Infratest dimap 07/05/2013 39 % 36 % 10 % 6 % 1 % 2 % 3 %
Résultats de 2012 25/03/2012 35,2 % 30,6 % 16,1 % 5 % 7,4 % 1,2 % -

Résultats[modifier | modifier le code]

Voix et sièges[modifier | modifier le code]

Élections législatives régionales de 2017 en Sarre
Inscrits 774 947
Abstentions 234 856 30,31 %
Votants 540 091 69,69 %
Bulletins enregistrés 540 091
Bulletins blancs ou nuls 6 561 1,21 %
Suffrages exprimés 533 530 98,79 % 51 sièges à pourvoir
Liste Tête de liste Suffrages Pourcentage Sièges acquis Var.
Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) Annegret Kramp-Karrenbauer 217 265 40,72 %
24 / 51
en augmentation 5
Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) Anke Rehlinger 157 841 29,58 %
17 / 51
en stagnation
Die Linke Oskar Lafontaine 68 566 12,85 %
7 / 51
en diminution 2
Alternative pour l'Allemagne (AfD) Rudolf Müller 32 935 6,17 %
3 / 51
en augmentation 3
Alliance 90 / Les Verts Hubert Ulrich et Barbara Meyer-Gluche 21 392 4,01 %
0 / 51
en diminution 2
Parti libéral-démocrate (FDP) Oliver Luksic 17 419 3,26 %
0 / 51
en stagnation
Parti des pirates (Piraten) Gerd Rainer Weber 3 979 0,75 %
0 / 51
en diminution 4
Autres listes Néant 14 133 2,65 %
0 / 51

Analyse[modifier | modifier le code]

Annegret Kramp-Karrenbauer et la CDU remportent ces élections avec plus de 11 points d'avance sur les sociaux-démocrates, qui ne bénéficient pas de l'« effet Schulz » prédit par les instituts de sondages[4].

Conséquences[modifier | modifier le code]

La formation d'une coalition entre le SPD et die Linke s'avère impossible, les deux partis ne rassemblant que 24 sièges, sur les 26 nécessaires à la formation d'une majorité parlementaire[4]. Le SPD et la CDU reconduisent donc leur grande coalition, et Annegret Kramp-Karrenbauer est investie par le Landtag le en rassemblant le votes de 41 députés[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Office des statistiques de la Sarre, « Endgültiges Ergebnis der Bundestagswahl 2013 », sur statistikextern.saarland.de (consulté le 15 mars 2017).
  2. (de) Office des statistiques de la Sarre, « Endgültiges Ergebnis der Europawahl 2014 », sur statistikextern.saarland.de (consulté le 15 mars 2017).
  3. (de) « Sonntagsfrage – Saarland (Wahlumfrage, Wahlumfragen) », sur wahlrecht.de (consulté le 13 mars 2017).
  4. a et b Thomas Wieder, « En Allemagne, le parti de Merkel résiste à « l’effet Schulz » dans la Sarre », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  5. (de) Saarländischer Rundfunk, « Kramp-Karrenbauer wiedergewählt », SR.de,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]