Élections législatives régionales de 2006 en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale

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Élections législatives régionales de 2006 en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale
71 députés du Landtag
Majorité absolue : 36 députés)
Type d’élection Élection parlementaire
Corps électoral et résultats
Inscrits 1 415 321
Votants 837 018
59,14 %  −11,4
Votes exprimés 818 061
Votes nuls 18 957
Harald Ringstorff Jun07.jpg SPD – Harald Ringstorff
Voix 247 312
30,23 %
 −10,4
Députés élus 23  −10
Jürgen Seidel by Stepro IMG 3261 DxO.jpg CDU – Jürgen Seidel
Voix 235 350
28,77 %
 −2,6
Députés élus 22  −3
Wolfgang Methling.jpg PDS – Wolfgang Methling
Voix 137 253
16,78 %
 +0,4
Députés élus 13  0
Transparent flag waving on Infobox grey background.svg
FDP – Michael Roolf
Voix 78 440
9,59 %
 +4,9
Députés élus 7  +7
13-06-20-Udo-Pastörs-Landtag-Schwerin-N3S 2326.jpg NPD – Udo Pastörs
Voix 59 845
7,32 %
 +6,5
Députés élus 6  +6
Parti vainqueur par circonscription
Carte
5e législature du Landtag
Diagramme
Ministre-président
Sortant Élu
Harald Ringstorff
SPD
Harald Ringstorff
SPD
laiv-mv.de

Les élections législatives régionales de 2006 en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (en allemand : Landtagswahl in Mecklenburg-Vorpommern 2006) se tiennent le , afin d'élire les 71 députés de la 5e législature du Landtag pour un mandat de cinq ans.

Le scrutin est marqué par une nouvelle victoire du SPD du ministre-président Harald Ringstorff, qui reste de justesse le premier parti du Land. Ringstorff se maintient au pouvoir à la tête d'une « grande coalition ».

Contexte[modifier | modifier le code]

Aux élections législatives régionales du , le SPD du ministre-président Harald Ringstorff réalise le meilleur résultat pour un parti en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale avec plus de 40 % des voix et 33 députés, à trois sièges de la majorité absolue.

Seuls la CDU et le PDS parviennent à intégrer le Landtag, confirmant le système politique tripartite installé en . Avec 4,7 % des suffrages exprimés, le FDP manque de peu de retrouver une représentation parlementaire.

Ringstorff assure alors son maintien au pouvoir en confirmant la « coalition rouge-rouge » qui réunit le SPD et le PDS, qui réunit près des deux tiers des mandats.

Au cours du mandat, les députés décident d'augmenter d'un an la durée de la législature, qui passe donc à cinq ans à compter des élections de .

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

Le Landtag est constitué de 71 députés (en allemand : Mitglied des Landtags, MdL), élus pour une législature de cinq ans au suffrage universel direct et suivant le scrutin proportionnel de Hare.

Chaque électeur dispose de deux voix : la première (en allemand : Wahlkreisstimme) lui permet de voter pour un candidat de sa circonscription selon les modalités du scrutin uninominal majoritaire à un tour, le Land comptant un total de 36 circonscriptions ; la seconde voix (en allemand : Landesstimme) lui permet de voter en faveur d'une liste de candidats présentée par un parti au niveau du Land.

Lors du dépouillement, l'intégralité des 71 sièges est répartie à la proportionnelle sur la base des secondes voix uniquement, à condition qu'un parti ait remporté 5 % des voix au niveau du Land ou un mandat uninominal. Si un parti a remporté des mandats au scrutin uninominal, ses sièges sont d'abord pourvus par ceux-ci.

Dans le cas où un parti obtient plus de mandats au scrutin uninominal que la proportionnelle ne lui en attribue, la taille du Landtag est augmentée afin de rétablir la proportionnalité.

Campagne électorale[modifier | modifier le code]

Principaux partis et chefs de file[modifier | modifier le code]

Parti Chef de file Résultat de 2002
Parti social-démocrate d'Allemagne
Sozialdemokratische Partei Deutschlands
Harald Ringstorff
(Ministre-président)
40,7 % des voix
33 députés
Union chrétienne-démocrate d'Allemagne
Christlich Demokratische Union Deutschlands
Jürgen Seidel 31,4 % des voix
25 députés
Parti du socialisme démocratique
Partei des Demokratischen Sozialismus
Wolfgang Methling
(Ministre de l'Environnement)
16,4 % des voix
13 députés

Sondages[modifier | modifier le code]

Sondages en vue des élections législatives régionales de 2006 en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale[1]
Institut Date CDU SPD Grünen FDP PDS NPD
Forschungsgruppe Wahlen 08/09/2006 33 % 29 % 4 % 7 % 18 % 7 %
Emnid 08/09/2006 31 % 29 % 3 % 7 % 21 % 7 %
Infratest dimap 07/09/2006 30 % 31 % 4 % 7 % 20 % 6 %
Infratest dimap 01/09/2006 31 % 30 % 4 % 6 % 21 % 6 %
Emnid 25/08/2006 31 % 28 % 3 % 7 % 23 % 4 %
Infratest dimap 25/08/2006 30 % 31 % 3 % 6 % 23 % 4 %
Forsa 23/08/2006 30 % 28 % 4 % 7 % 24 % 4 %
Emnid 12/08/2006 31 % 29 % 4 % 7 % 22 % 3 %
Infratest dimap 03/08/2006 33 % 29 % 4 % 6 % 22 % 4 %
Emnid 24/07/2006 33 % 31 % 4 % 7 % 21 %
Infratest dimap 12/07/2006 32 % 31 % 4 % 7 % 21 %
Emnid 12/06/2006 31 % 30 % 4 % 7 % 23 % 4 %
Infratest 22/02/2006 29 % 34 % 4 % 5 % 24 %
Emnid 10/09/2005 35 % 26 % 4 % 5 % 25 %

Résultats[modifier | modifier le code]

Voix et sièges[modifier | modifier le code]

Résultats des élections législatives régionales de 2006 en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale
Partis Circonscriptions Liste Total des sièges
Votes  % Sièges +/- Votes  % Sièges Sièges +/-
Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) 245 370 30,07 15 en diminution 9 247 312 30,23 8 23 en diminution 10
Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) 252 888 30,99 20 en augmentation 8 235 350 28,77 2 22 en diminution 3
Parti du socialisme démocratique (PDS) 146 772 17,98 1 en augmentation 1 137 253 16,78 12 13 en stagnation
Parti libéral-démocrate (FDP) 70 423 8,63 0 en stagnation 78 440 9,59 7 7 en augmentation 7
Parti national-démocrate d'Allemagne (NPD) 57 008 6,99 0 en stagnation 59 845 7,32 6 6 en augmentation 6
Alliance 90 / Les Verts (Grünen) 26 991 3,31 0 en stagnation 27 642 3,38 0 0 en stagnation
Autres 16 636 2,04 0 en stagnation 32 219 3,94 0 0 en stagnation
Votes valides 816 088 97,50 818 061 97,74
Votes blancs et nuls 20 930 2,50 18 957 2,26
Total 837 018 100 36 en stagnation 837 018 100 35 71 en stagnation
Abstentions 578 303 40,86 578 303 40,86
Nombre d'inscrits / participation 1 415 321 59,14 1 415 321 59,14

Analyse[modifier | modifier le code]

Le découplage avec les élections législatives fédérales, pour la première fois depuis , conduit à une très forte chute de la participation, qui recule de 11 points. Subissant une perte de dix points et dix sièges, le SPD fait mentir les sondages et reste de justesse le premier parti de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Il devance la CDU qui est elle aussi en repli mais plus modéré, alors que le PDS stagne après un fort recul quatre ans plus tôt. Le scrutin voit également le retour du FDP au Landtag après 12 ans d'absence en frôlant les 10 % des suffrages, ainsi que l'entrée de l'extrême droite au sein de l'assemblée avec la percée du NPD, qui franchit facilement le seuil des 5 %.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Bien que la « coalition rouge-rouge » sortante bénéficie de l'exacte majorité absolue, Ringstorff renonce à la reconduire pour une troisième législature et décide former une « grande coalition ». Le , il est investi ministre-président avec 42 voix favorables, contre six à Udo Pastörs.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) « Umfragen Mecklenburg-Vorpommern (#ltwmv) », sur wahlrecht.de (consulté le 28 janvier 2018).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]