Élections législatives norvégiennes de 1969

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Élections législatives norvégiennes de 1969
150 sièges du Storting
(Majorité absolue : 76 sièges)
Type d’élection parlementaire
Corps électoral et résultats
Inscrits 2 579 566
Votants 2 162 596
83,8 %  −1,6
Trygve Bratteli.jpg Parti travailliste – Trygve Bratteli
Voix 1 004 438
46,5 %
 +3,4
Sièges obtenus 74  +6
Transparent flag waving on Infobox grey background.svg
Parti conservateur – Sjur Lindebrække
Voix 489 232
22,7 %
 +1,3
Sièges obtenus 29  −2
Transparent flag waving on Infobox grey background.svg
Parti du centre – John Austrheim (en)
Voix 277 201
12,9 %
 +2,8
Sièges obtenus 20  +2
Lars Korvald, 1978 (cropped).jpg Parti populaire chrétien – Lars Korvald
Voix 252 376
11,7 %
 +2,8
Sièges obtenus 14  +1
Gunnar Garbo taler i forkant av Stortingsvalget 1969.jpg Parti Libéral – Gunnar Garbo (en)
Voix 202 553
9,4 %
 −1,9
Sièges obtenus 13  −5
Répartition finale des sièges
Diagramme
Ministre d'État norvégien
Sortant Élu
Per Borten
Parti du centre
Per Borten
Parti du centre

Les élections législatives norvégiennes de 1969 (Stortingsvalet 1969, en norvégien) se sont tenues le , afin d'élire les cent cinquante députés du Storting pour un mandat de quatre ans.

Résultats[modifier | modifier le code]

Le score fut très serré entre gauche (74 sièges) et droite (76 sièges). Il était théoriquement possible d'avoir une égalité parfaite de 75 sièges de chaque côté ce qui aurait compliqué le choix du Premier ministre, c'est pourquoi dès les élections suivantes le nombre de parlementaires fut augmenté (passant de 150 à 155), supprimant ainsi les possibilités d'une égalité parfaite entre les deux blocs.

Le Parti travailliste aurait pu se retrouver au pouvoir si le Parti du peuple socialiste avait réédité ses scores de 1965 et 1961 où ils avaient obtenu deux sièges. Le Parti travailliste se retrouve donc seul à gauche et ne peut prendre le pouvoir.

La situation du Premier ministre n'est pas enviable pour autant : il garde certes son poste et son gouvernement ne varie pas. C'est donc un gouvernement de coalition entre les quatre partis du centre et de droite ayant obtenu des sièges au Storting.

Le gouvernement va perdurer jusqu'au , il chute non pour une mise en minorité, mais pour une affaire extravagante impliquant un commissaire européen français, l'affaire de la fuite : Lekkasjesaken en norvégien.

Lekkasjesaken[modifier | modifier le code]

Le contexte est celui du premier référendum pour l'adhésion de la Norvège à la CEE, dont le résultat fut Non à plus de 53 %. En 1971, la campagne bat son plein, c'est à ce moment qu'éclate cette affaire. Lors d'un vol en avion, Arne Haugestad (en), président d'un groupement opposé à l'adhésion aurait demandé au Premier ministre de lire une note dans laquelle un commissaire européen français aurait dit qu'il ne serait peut-être pas bon que la Norvège entre dans la CEE en raison de l'opposition du peuple. L'affaire a éclaté du fait que cet échange ait fuité et soit connu. Il s'est ensuivi une véritable traque, Arne Haugstad fut désigné coupable avant que des années plus tard il soit innocenté[1]

La conséquence de cette affaire est la chute du gouvernement et l'arrivée au pouvoir du Parti travailliste.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (nb)Article de VG, Arne Haugstad er død du 24.09.2008. (consulté le 18/09/2015)