Élections législatives kirghizes de 2020

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Élections législatives kirghizes de 2020
Les 120 sièges du Conseil suprême
Voir et modifier les données sur Wikidata
Transparent flag waving on Infobox grey background.svg
Parti social-démocrate du Kirghizistan – Sagynbek Abdrahmanov
Transparent flag waving on Infobox grey background.svg
Respoublika
Transparent flag waving on Infobox grey background.svg
Parti du Kirghizistan – Kanatbek Isaev
Bakyt torobayev 2016 (cropped).jpg Onuguu-Progres – Bakyt Torobayev
Premier ministre
Sortant
Koubatbek Boronov
Indépendant

Les élections législatives kirghizes de 2020 ont eu lieu le afin de renouveler les 120 sièges du Conseil suprême du Kirghizistan.

Contexte[modifier | modifier le code]

Les élections d'octobre 2015 sont remportées par le Parti social-démocrate du Kirghizistan du président Almazbek Atambaev qui, avec 27 % des voix, obtient 12 sièges de plus que lors de la précédente législature. Le parti d'opposition Respoublika Ata-jourt, issu de la fusion de ses deux composante, arrive second avec 20 %[1].

Les partenaires de coalition du Parti social-démocrate subissent quant à eux un important revers, avec l'effondrement du parti conservateur Ar-Namys qui n'obtient aucun siège et le résultat en baisse du parti de gauche Ata-Meken. Deux nouveaux partis font leur entrée au Parlement : Onuguu–Progress, libéral et pro-entreprises et le parti Bir-Bol, constitué de technocrates.

Une nouvelle coalition est formée par le parti social-démocrate avec Ata-Meken, le parti Kirghizistan et Onuguu-progress, ce qui permet à Temir Sarïev de se maintenir au poste de Premier ministre.

Après l'élection de Sooronbay Jeenbekov, le parti au pouvoir se scinde entre partisans du président actuel et de son prédécesseur Almazbek Atambaev, arrêté en 2018[2]. Le parti Sociaux-démocrates du Kirghizistan est ainsi lancé par les partisans de l'ancien président, tandis que ceux composants Respoublika Ata-jourt se séparent[2].

Système électoral[modifier | modifier le code]

Bâtiment du parlement à Bishkek.

Le Conseil suprême (Zhogorku Kengesh) est un parlement unicaméral composé de 120 sièges pourvus pour cinq ans au scrutin proportionnel plurinominal dans une unique circonscription nationale. Le vote a lieu via des listes fermées, avec un seuil électoral de 9 % des suffrages exprimés au niveau national, auquel s'ajoute un seuil de 0,7 % dans chacune des sept provinces du pays ainsi que dans les deux villes à statut spécial du pays, Bichkek et Och. Avant une révision de la loi électorale en 2017, le seuil électoral était de 7 % au niveau national, ce qu'une nouvelle réforme courant 2020 tente de rétablir[2],[3]. Le système électoral possède la particularité de plafonner à 65 sièges le total que peut obtenir un parti, quel que soit ses résultats en part des voix[4]. Chaque liste doit présenter au moins 30 % de candidats de chacun des deux sexes, 15 % de moins de 35 ans, 15 % de candidats issus des minorités ethniques et au moins deux personnes handicapées[5].

Le 21 octobre 2019, les élections sont convoquées par la commission électorale centrale (CEC) cinq ans jour pour jour après le précédent scrutin[6].

Résultats[modifier | modifier le code]

Résultats des législatives kirghizes de 2020
Partis Voix % +/- Sièges +/-
Parti social-démocrate
Respoublika
Ata-jourt
Parti du Kirghizistan
Onuguu-Progres
Bir Bol
Ata-Meken
Kirghizistan uni–Emgek
Zamandash
Uluu Kyrgyzstan
Ar-Namys
Sociaux-démocrates du Kirghizistan Nv
Autres partis -
Aucun d'entre eux
Votes valides
Votes blancs ou invalides
Total 100 - 120 en stagnation
Abstention
Inscrits/Participation

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « IPU PARLINE database: KYRGYZSTAN (Jogorku Kenesh), Last elections », sur ipu.org (consulté le 26 novembre 2015).
  2. a b et c (en) Bruce Pannier, « The Biggest Party In Kyrgyzstan Continues To Splinter Amid Infighting », sur RadioFreeEurope/RadioLiberty, rferl (consulté le 21 juin 2020).
  3. (en) « THE CONSTITUTIONAL LAW (amended as of 23/04/2015) », sur www.legislationline.org (consulté le 21 décembre 2019).
  4. (en) « rapport du conseil de l'Europe, page 4 », sur Reuters, (consulté le 3 juin 2015).
  5. (en) « THE CONSTITUTIONAL LAW On Presidential and Jogorku Kenesh Elections in the Kyrgyz Republic », sur www.legislationline.org (consulté le 21 décembre 2019).
  6. (en) « Kyrgyzstan sets date of parliamentary elections - China.org.cn », sur www.china.org.cn, (consulté le 28 novembre 2019).