Élections législatives gambiennes de 2012

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Politique en Gambie
Image illustrative de l'article Élections législatives gambiennes de 2012

Des élections législatives ont eu lieu en Gambie le . Il s'agissait de renouveler 48 des 53 sièges à l'Assemblée nationale, monocamérale ; les cinq autres députés sont nommés par le président de la République[1].

Contexte, partis et boycott[modifier | modifier le code]

Le Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC), parti du Président Yahya Jammeh, disposait de 47 sièges dans l'Assemblée sortante. Quatre étaient tenus par le Parti démocratique unifié, principal parti d'opposition, tandis que l'Alliance nationale pour la démocratie et le développement en détenait un, et qu'il y avait également un député sans étiquette[1].

Jammeh menaça d'« isoler » les régions où son parti ne remporteraient pas le scrutin - menace qu'il avait prononcée et mise en application lors de précédentes élections[1]. Jammeh, qui avait déclaré en 2007 pouvoir guérir le SIDA, est vivement critiqué par la communauté internationale pour ses « abus des droits de l'homme, des disparitions forcées, des exécutions extrajudiciaires, des actes de torture et le musellement des journalistes » (voir Droits de l'homme en Gambie). Par ailleurs, toutefois, « il bénéficie d'un fort soutien pour avoir présidé à une forte croissance économique », ainsi qu'à la construction de routes, d'écoles et d'hôpitaux (voir Économie de la Gambie)[1].

Six partis d'opposition, dont les deux représentés au Parlement, boycottèrent l'élection. Seul le Parti de la réconciliation nationale (PRN), décida d'y prendre part, avec des candidats dans huit circonscriptions[2].

L'élection[modifier | modifier le code]

Dans vingt-cinq circonscriptions, il n'y eut pas d'autre candidat que celui de l'APRC, élu donc d'office. Dans les vingt-trois autres, les candidats de l'APRC étaient opposés à un candidat du PRN, et/ou à des candidats sans étiquette[2].

En raison du taux d'illettrisme très élevé dans le pays, les électeurs étaient invités à placer une bille dans un baril de couleur représentant le candidat qu'ils choisissaient. Une cloche dans le baril tintait lorsque la bille tombait, indiquant qu'une seule bille y avait été placée[1].

L'élection se déroula en présence d'observateurs de l'Union africaine et du Commonwealth des Nations, dont la Gambie est membre[3]. La commission électorale annonça un taux de participation de 50 % sur l'ensemble des vingt-trois circonscriptions où les citoyens avaient la possibilité de voter[4].

Résultats[modifier | modifier le code]

Outre les vingt-cinq circonscriptions où il n'y avait pas de candidat d'opposition, l'APRC remporta dix-huit sièges - soit quarante-trois au total. Le PRN obtint un siège (celui de la circonscription de Niamina Dankunku), tandis que des candidats sans étiquette remportaient les quatre autres[2],[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) "Gambia votes in parliamentary polls", AFP 31 mars 2012
  2. a, b et c (en) "Gambia ruling party sweeps controversial House election", Africa Review, 30 mars 2012
  3. (en) "Politics: Gambians vote Thursday in parliamentary election", Africa News, 30 mars 2012
  4. a et b (en) Résultats de l'élection, Commission électorale

Liens externes[modifier | modifier le code]