Élections législatives est-timoraises de 2018

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Élections législatives est-timoraises de 2018
65 sièges du Parlement national
(majorité absolue : 33 sièges)
Corps électoral et résultats
Inscrits 784 286
Votants 635 116
80,98 %  +4,2
Xanana 2011.jpg AMP – Xanana Gusmão
Voix 309 663
49,58 %
 +3,1
Sièges obtenus 34  −1
Mari Bin Amude Alkatiri 2001.jpg Fretilin – Marí Alkatiri
Voix 213 324
34,18 %
 +4,5
Sièges obtenus 23  0
Transparent flag waving on Infobox grey background.svg
Parti démocrate – Mariano Sabino Lopes
Voix 50 370
8,07 %
 −1,2
Sièges obtenus 5  −2
Premier ministre du Timor oriental
Sortant Élu
Mari Alkatiri
Fretilin
Taur Matan Ruak
PLP

Les élections législatives est-timoraise de 2018 se déroulent de manière anticipée le 12 mai 2018 au Timor oriental suite à l'échec de la formation d'une coalition gouvernementale stable après les élections du 22 juillet de l'année précédente.

Le scrutin provoque une alternance. L'Alliance pour le changement et le progrès, qui rassemble le Congrès national de reconstruction timoraise (centre-gauche social-démocrate) et ses alliés, le PLP et le KHUNTO, remporte la majorité absolue des sièges avec près de la moitié des suffrages. Le Front révolutionnaire pour l'indépendance (gauche), au pouvoir, obtient le même nombre de sièges malgré un résultat en hausse.

Après plusieurs semaines de spéculation sur un retour de Xanana Gusmão (CNRT) au poste de Premier ministre, l'alliance designe finalement Taur Matan Ruak, du PLP, tandis que Gusmão conserve la main sur le portefeuille du développement économique et que le Khunto obtient plusieurs ministères. Un partage du pouvoir qui est alors vu comme une stratégie de resserrement des liens entre les partis composant la coalition, face à un Fretilin électoralement peu affaibli[1].

Contexte[modifier | modifier le code]

Les élections de 2017, les premières depuis la fin des opérations de maintien de la paix des Nations unies en 2012, voient le parti au pouvoir, le Front révolutionnaire pour l'indépendance du Timor oriental, dit Fretilin, arriver en tête au sein d'un parlement sans majorité. Son chef Rui Maria de Araújo espère un temps conserver son poste de Premier ministre à la tête d'une grande coalition avec le Congrès national de reconstruction timoraise (CNRT), dirigé par Xanana Gusmão. Une telle alliance totalisant 45 sièges sur 65[2].

Le parti de libération populaire (PLP), en obtenant huit sièges pour sa première participation à des élections, est alors considéré comme le grand gagnant du scrutin, bien que le Fretilin conserve sa suprématie, tandis que Le CNRT en est le principal perdant en termes de sièges. Devant la possibilité d'une grande coalition entre le Fretilin et le CNRT, le PLP se voit un temps comme le principal parti d'opposition au Timor.

Les négociations échouent cependant avec le retrait surprise du CNRT, qui se place dans l'opposition, Gusmão démissionnant de ses fonctions à la tête du parti dans la foulée, et Marí Alkatiri, membre du Fretilin et Premier ministre de 2002 à 2006 est choisi comme Premier ministre en coalition avec le Parti démocrate (PD). Cette formation ne totalise que trente sièges, manquant de peu la majorité absolue de 33 sièges au parlement national[3]. Mis en minorité, le gouvernement échoue alors à plusieurs reprises à faire voter le budget. Devant le constat d'un blocage institutionnel, le président Francisco Guterres dissout le parlement le 26 janvier 2018 et convoque des élections législatives anticipées[4].

Système électoral[modifier | modifier le code]

Le Parlement national du Timor oriental est un parlement monocaméral composé de 65 députés élus pour cinq ans au scrutin proportionnel de liste dans une seule circonscription nationale. Les sièges sont répartis selon une méthode de la plus forte moyenne : la méthode d'Hondt. Un seuil électoral de 4 % des suffrages est requis. Il était de 3 % avant les précèdentes élections[5],[6].

Alors que l'inscription sur les listes électorales est obligatoire, le vote ne l'est pas.

Campagne[modifier | modifier le code]

Résultats[modifier | modifier le code]

Résultats des élections législatives est-timoraises de 2018[7],[8],[9]
Partis Voix % +/- Sièges +/-
Alliance pour le changement et le progrès (AMP) 309 663 49,58 Increase2.svg 3,1 34 Decrease2.svg 1
Congrès national de reconstruction timoraise (CNRT) 21
Parti de libération populaire (PLP) 8
Kmanek Haburas Unidade Nasional Timor Oan (KHUNTO) 5
Front révolutionnaire pour l'indépendance du Timor oriental (Fretilin) 213 324 34,18 Increase2.svg 4,5 23 Steady.svg
Parti démocrate (PD) 50 370 8,07 Decrease2.svg 1,7 5 Decrease2.svg 2
Front démocrate pour le développement (FDD) 34 301 5,49 Decrease2.svg 1,6 3 Increase2.svg 3
Parti uni pour le développement et la démocratie (PUDD) 1
Union démocratique timoraise (UDT) 1
Frenti-Mudança (FM) 1
Parti pour le développement national (PDN) 0
Espoir pour la patrie (PEP) 5 060 0,81 Decrease2.svg 0,4 0 Steady.svg
Mouvement pour le développement national (MDN) 4 494 0,72 Decrease2.svg 0,7 0 Steady.svg
Union national démocratique de résistance timoraise (UNDERTIM)
Association monarchique populaire du Timor (APMT)
Parti liberté et famille (PLPA)
Mouvement liberté pour les Maubères (MLPM)
Parti républicain (PR) 4 125 0,66 Steady.svg 0 Steady.svg
Mouvement social démocrate (MSD) 3 188 0,51 Decrease2.svg 1,9 0 Steady.svg
Parti social démocrate (PSD)
Centre d'action social démocrate timorais (CASDT)
Parti socialiste du Timor (PST)
Parti démocrate chrétien (PDC)
Votes blancs 2 998 0,47
Votes nuls 7 593 1,20
Votes valides 624 525 98,33
Total 635 116 100 - 65 Steady.svg
Abstention 149 170 19,02
Inscrits/Participation 784 286 80,98
Majorité absolue
34 23 5 3
AMP Fretilin PD FDD

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]