Élections législatives djiboutiennes de 2013

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Précédent 2008 Drapeau de Djibouti 2018 Suivant
Élections législatives djiboutiennes de 2013
65 sièges de l'Assemblée nationale
22 février 2013
Type d’élection  parlementaire
Électorat et résultats
Inscrits  184 160
Votants 122 647
  
66,6 %
Ismail Omar Guelleh 2010.jpg
Union pour la Majorité Présidentielle (Djibouti) – Ismaïl Omar Guelleh
Voix 74 016
  
61,5 %
Sièges obtenus 55 Red Arrow Down.svg 10
Silver - replace this image male.svg
Union pour le Salut National – Ahmed Youssouf Houmed
Voix 42 897
  
35,7 %
Sièges obtenus 10 Green Arrow Up.svg 10
Silver - replace this image male.svg
centre des démocrates unifiés – Omar Elmi Khaireh
Voix 3 389
  
2,8 %
Sièges obtenus 0 Equal blue arrow.png 0
Président
Sortant
Élu
Politique à Djibouti
Image illustrative de l'article Élections législatives djiboutiennes de 2013

Les élections législatives djiboutiennes de 2013 se sont déroulées le 22 février 2013[1].

Résultats[modifier | modifier le code]

La majorité présidentielle (UMP) emporte 61,5% des voix et près de 85% des sièges de l'Assemblée nationale (55 sur 65). Cependant, c'est la première fois depuis l'indépendance du pays que l'opposition obtient des élus à un scrutin national.

Le mode de scrutin favorise la liste en tête, et l'élection s'est jouée dans la ville de Djibouti. Avec 49,4% des voix, l'UMP y obtient 28 élus alors qu'avec 47,6% (soit 1330 voix d'écart), l'USN n'obtient que 7 sièges. Les résultats des circonscriptions de l'intérieur, en particulier Dikhil, Obock et Tadjourah où la majorité obtient plus de 80% des voix, laisse penser que le scrutin n'y a pas été très régulier.

Ces résultats semblent confirmer l'analyse de Roland Marchal en 2011 : «Les élections à Djibouti ont été sans grande surprise depuis l'indépendance. […] Plus on s'éloigne de la capitale, plus la participation électorale et le soutien au président augmentent»[2].

Suites[modifier | modifier le code]

L'opposition (USN) conteste le résultat de ces élections. Elle décide que ses élus ne siègeront pas et instaure un «Parlement parallèle». Cependant, en juin, Aden Robleh Awaleh rejoint les bancs de l'Assemblée[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Djibouti : l'opposition fait son entrée à l'Assemblée, Jeune Afrique, 11/03/2013, Cherif Ouazani.
  2. “Elections in Djibouti have been without much surprise since independence. . . . The greater the distance from the capital city, the higher the electoral participation and the support for the president.” Marchal, Roland, “Djibouti (Vol 2),” Africa Yearbook, ed. Andreas Mehler, Henning Melber, Klaas van Walraven (Brill Online, 2011).
  3. Djibouti : bras de fer post électoral, Jeune Afrique, 5 juillet 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]