Élections fédérales allemandes de 1953

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Élections fédérales allemandes de 1953
509 sièges du Bundestag
(Majorité absolue : 255 sièges)
Type d’élection législatives
Mandat 4 ans
Corps électoral et résultats
Inscrits 33 120 940
Votants 28 479 550
86 %  +7,5
Bundesarchiv B 145 Bild-F078072-0004, Konrad Adenauer.jpg Unions chrétiennes – Konrad Adenauer
Voix 12 443 981
45,2 %
 +14,2
Sièges obtenus 249  +108
Bundesarchiv Bild 183-21272-0001, Erich Ollenhauer.jpg Parti social-démocrate – Erich Ollenhauer
Voix 7 944 943
28,8 %
 -0,4
Sièges obtenus 162  +26
Bundesarchiv B 145 Bild-P001512, Franz Blücher 2.jpg Parti libéral-démocrate – Franz Blücher
Voix 2 629 163
9,5 %
 -2,4
Sièges obtenus 53  0
Diagramme
Chancelier fédéral
Sortant Élu
Konrad Adenauer
CDU
Konrad Adenauer
CDU

L’élection du 2e Bundestag allemand a eu lieu le .

Résultats[modifier | modifier le code]

Parti 2e voix Sièges
Nb. % +/- Nb. +/- %
Union CDU/CSU 12 443 981
10 016 594
2 427 387
45,2
36,4
8,8
+ 14,2
+ 11,2
+ 3,0
243
191
52
+ 104
+ 76
+ 28
49,8
39,1
10,7
Parti social-démocrate (SPD) 7 944 943 28,8 - 0,4 151 + 20 31,0
Parti libéral-démocrate (FDP) 2 629 163 9,5 - 2,4 48 - 4 9,9
Bloc des réfugiés (BHE) 1 613 215 5,9 + 5,9 27 + 27 5,5
Parti allemand (DP) 1 073 031 3,3 - 0,7 15 - 2 3,1
Parti allemand du centre 217 078 0,8 - 2,3 3 - 7 0,6
Parti communiste d'Allemagne (KPD) 611 317 2,2 - 3,5 0 - 15 0,0
Autres 1 018 544 4,3 0 0,0
Totaux 27 551 272 100,0 487 + 85 100,0

Suites[modifier | modifier le code]

Pour limiter l'émiettement des forces politiques qui avait rendu la République de Weimar ingouvernable avant que les nazis ne prennent le pouvoir, le régime électoral a été profondément réformé. Les responsables politiques craignaient en effet que l'instabilité ne devienne à nouveau la règle, après des premières élections fédérales marquées par un fort multipartisme.

Un système mixte « personnalisé » est mis en place. À partir de cette élection, la moitié des membres du Bundestag est élue au scrutin uninominal majoritaire à un tour, l'autre moitié au scrutin proportionnel plurinominal compensatoire. Les partis politiques ne peuvent accéder à la représentation via la part proportionnelle qu'à condition d'avoir rassemblé au moins 5 % des suffrages exprimés au niveau fédéral ou d'avoir obtenu au moins un élu au scrutin majoritaire (« mandats directs »). Ce nouveau mode de scrutin joue en défaveur des petits partis. Avec seulement 2,2 % des voix, le Parti communiste perd tous ses élus. Le résultat est le même pour les petites formations d'extrême droite ou régionalistes (notamment le Parti bavarois), qui ne seront plus jamais représentées au Bundestag par la suite. Le Parti allemand (DP) parvient à garder son groupe parlementaire en obtenant trois mandats directs grâce à ses alliances avec la CDU. Le Parti du centre a pour sa part obtenu un mandat direct, mais son très faible score ne lui a guère permis d'investir plus de trois sièges au terme du processus.

Le chancelier chrétien-démocrate Konrad Adenauer, issu de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU), est par la suite confirmé à son poste. Avec une progression phénoménale de l'ordre de quatorze points par rapport au scrutin de 1949, le bloc CDU/CSU manque de peu d'obtenir la majorité absolue au Bundestag. Un nouveau gouvernement de coalition associant la CDU, l'Union chrétienne-sociale en Bavière (CSU), le Parti libéral-démocrate (FDP), le Parti allemand et le Bloc des réfugiés (BHE), avec à sa tête Adenauer est formé après l'élection. Cette coalition s'effritere en cour de législature : le 23 juillet 1956, le BHE passe dans l'opposition. Le 23 février 1956, c'est au tour du FDP de quitter la majorité, subissant toutefois une scission menée par seize de ses députés, favorables à une poursuite de la coopération avec les chrétiens-démocrates et qui fondent pour cela un nouveau parti, le Parti populaire libéral (FVP).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]