Élections européennes de 2019 en Pologne

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Élections européennes de 2019 en Pologne
52 députés européens pour la Pologne
Type d’élection Européenne
Mandat 5 ans
Plate-forme civique - Logo.svg Plate-forme civique
Députés sortants 19
PiSlogo.png Droit et justice
Députés sortants 19
Democratic Left Alliance logo.svg SLD
Députés sortants 5
PSL-logo.jpg Parti paysan polonais
Députés sortants 4

Les élections européennes de 2019 en Pologne sont les élections des députés de la neuvième législature du Parlement européen, qui se déroulent du 23 mai au 26 mai 2019 dans tous les États membres de l'Union européenne, dont la Pologne où elles auront lieu le dimanche 26 mai[1].

Dans la perspective du départ du Royaume-Uni de l'Union européenne, la Pologne s'est vu attribuer un siège supplémentaire, portant à 52 le nombre de députés que la Pologne doit élire.

Contexte[modifier | modifier le code]

Au niveau européen, le scrutin intervient dans un contexte inédit. La mandature 2014-2019 a en effet vu intervenir plusieurs événements susceptibles d'influer durablement sur la situation politique européenne, comme le référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne en 2016, l'arrivée ou la reconduction au pouvoir dans plusieurs pays de gouvernements eurosceptiques et populistes (en Hongrie en 2014, en Pologne en 2015, en Autriche en 2017 et en Italie en 2018) et l'adoption de l'Accord de Paris sur le climat en 2015. Les élections interviennent alors que la Commission européenne est présidée depuis 15 ans par le Parti populaire européen (PPE) ; la Commission sortante, présidée par Jean-Claude Juncker, rassemble des membres du PPE, de l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe et du Parti socialiste européen.

En Pologne, les élections européennes ont lieu près de 4 ans après l'arrivée au pouvoir du parti Droit et Justice suite aux élections législatives de 2015. Le gouvernement polonais a été épinglé au niveau européen pour ses atteintes aux droits fondamentaux, à la démocratie et à l'état de droit, notamment pour sa réforme de la justice[2] (réduisant l'indépendance des magistrats), son contrôle accru sur les médias publics[3] et privés[4] ou sa volonté de restreindre plus encore le droit à l'avortement[5]. Lors des élections de 2015, aucun parti de gauche n'avait atteint le seuil électoral, ce qui avait permis au parti Droit et Justice d'obtenir la majorité absolue à l'assemblée.

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

Les eurodéputés polonais sont élus au suffrage universel direct par les citoyens polonais et les ressortissants de l'UE résidant de façon permanente en Pologne, et âgés de plus de 18 ans.

Le scrutin se tient au sein de quatorze circonscriptions selon le mode du vote préférentiel. Les mandats sont attribués par circonscription au niveau national selon la méthode d’Hondt entre les listes ayant dépassé 5 % des suffrages exprimés, puis les sièges sont attribués aux listes selon la méthode du plus fort reste[1].

Campagne[modifier | modifier le code]

Coalitions, partis et candidats[modifier | modifier le code]

Coalition Parti Idéologie et positionnement Chef de file Parti européen Sortants
Nombre Groupe politique
Coalition européenne (KE) Plate-forme civique (PO) Centre

Libéral-conservatisme, centrisme

Grzegorz Schetyna PPE
18 / 51
PPE
Alliance de la gauche démocratique (SLD) Centre gauche

Social-démocratie, troisième voie

Włodzimierz Czarzasty PSE
4 / 51
S&D
Les Verts (Z) Gauche

Écologie politique, progressisme

Marek Kossakowski PVE
0 / 51
Maintenant ! (T !) Centre

Néolibéralisme, libéralisme économique

Ryszard Petru ALDE
0 / 51
.Moderne (.N) Centre

Libéralisme, féminisme

Katarzyna Lubnauer ALDE
0 / 51
Parti paysan polonais (PSL) Centre droit

Agrarisme, démocratie chrétienne

Władysław Kosiniak-Kamysz PPE
4 / 51
PPE
Droite unie (ZP) Droit et justice (PiS) Droite

Conservatisme social, démocratie chrétienne

Jarosław Kaczyński ACRE
17 / 51
CRE
Pologne solidaire (SP) Droite

National-conservatisme, solidarisme

Zbigniew Ziobro
0 / 51
Alliance (P) Centre droit

Libéral-conservatisme, démocratie chrétienne

Jarosław Gowin
0 / 51
Printemps (Wiosna) Centre gauche à gauche

Social-démocratie, progressisme

Robert Biedroń
0 / 51
Kukiz'15 (K'15) Droite

Populisme, démocratie directe

Paweł Kukiz
0 / 51
Confédération Liberté (W) Droite

Paléo-libertarianisme, laissez-faire

Janusz Korwin-Mikke
2 / 51
ELDD
Mouvement national (RN) Extrême droite

Nationalisme, anti-mondialisme

Robert Winnicki
0 / 51
Réveil Extrême droite

Monarchisme, traditionalisme

Grzegorz Braun
0 / 51
Les Efficientes Droite

Libéralisme classique, libéralisme économique

Piotr Liroy-Marzec
0 / 51
Fédération pour la République (FdR) Droite

National-libéralisme, démocratie nationale

Marek Jakubiak
0 / 51
Gauche ensemble (LR) Ensemble (Razem) Gauche

Socialisme démocratique, féminisme

Adrian Zandberg DiEM25
0 / 51
Union du travail (UP) Gauche

Social-démocratie, progressisme

Waldemar Witkowski PSE
1 / 51
S&D
Entente nationale polonaise des syndicats (OPZZ) Gauche

Anticapitalisme, solidarisme

Jan Guz
0 / 51
Mouvement pour la justice sociale (RSS) Extrême gauche

Anticapitalisme, socialisme

Piotr Ikonowicz
0 / 51
Nom inconnu Droite de la République (PRP) Droite

Catholicisme politique, ordolibéralisme

Marek Jurek MPCE
1 / 51
CRE
Mouvement Europe véritable (RPE) Droite

Cléricalisme, droite chrétienne

Mirosław Piotrowski
1 / 51
CRE
Pologne fair-play (PFP) Centre droit

Libéralisme économique, libéral-conservatisme

Robert Gwiazdowski
0 / 51

Déroulement de la campagne[modifier | modifier le code]

Le 3 février, l'homme politique Robert Biedron lance son parti politique Printemps (Wiosna), promettant la séparation de l’Église et de l’État, la libéralisation de l’IVG, la reconnaissance de l’union de personnes de même sexe et la sortie du charbon d'ici 2035[6].

Par ailleurs, plusieurs partis appellent à la creation d’une large alliance pro-européenne pour faire opposition au parti Droit et justice. Mi-février, le parti social-démocrate SLD, ainsi que le parti vert annoncent rejoindre la plate-forme civique dans cette coalition[7]. Le parti Printemps de Robert Biedron a annoncé ne pas rejoindre cette coalition.

Sondages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Élections européennes 2019 Pologne » (consulté le 9 février 2019).
  2. « La Pologne mise en demeure de suspendre sa réforme de la Cour suprême », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 9 février 2019).
  3. « Pologne : la très controversée loi sur les médias publics est entrée en vigueur », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 9 février 2019).
  4. « L’offensive du gouvernement polonais contre les médias privés », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 9 février 2019).
  5. « Pologne : une nouvelle loi anti-avortement provoque des manifestations », sur Libération.fr, (consulté le 9 février 2019).
  6. « Robert Biedron, nouvel espoir pour la gauche polonaise », sur Libération.fr, (consulté le 9 février 2019).
  7. (en-GB) Karolina Zbytniewska, « Pro-EU parties join forces in Poland to face off conservatives », sur euractiv.com, (consulté le 19 février 2019).