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Élection présidentielle tunisienne de 2019

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Élection présidentielle tunisienne de 2019
Président de la République

13-15 septembre 2019 à l'étranger
Type d’élection Présidentielle
Corps électoral et résultats
Inscrits 7 081 307[1]
Participation
45,02 %  −17,9
Président de la République
Sortant
Mohamed Ennaceur (intérim)
Nidaa Tounes
www.isie.tn

L'élection présidentielle tunisienne de 2019 a lieu de manière anticipée le en Tunisie et du 13 au 15 septembre à l'étranger afin d'élire le président de la République tunisienne. Si aucun candidat ne remporte la majorité absolue au premier tour, un deuxième tour a lieu au moins quinze jours plus tard.

Il s'agit de la deuxième élection présidentielle au suffrage universel direct depuis la révolution de 2011. Elle est organisée par l'Instance supérieure indépendante pour les élections. Initialement prévu le , le scrutin est avancé en raison de la mort du président sortant, Béji Caïd Essebsi, en . Le premier tour a par conséquent lieu avant les législatives, tandis que l'éventuel second tour doit être organisé après celles-ci.

Contexte

Le 27 juin 2019, le président sortant, Béji Caïd Essebsi, 92 ans, qui avait annoncé qu'il ne se représenterait pas, est hospitalisé dans un état « très critique »[2],[3]. Le lendemain, la présidence annonce que son état de santé est « en amélioration »[4].

La dégradation de son état de santé pose la question de son éventuelle succession. La Constitution dispose que si l'incapacité à exercer ses fonctions est temporaire, il revient au chef du gouvernement d'exercer ses fonctions. Si l'incapacité est définitive, le président de l'Assemblée des représentants du peuple est chargé de l'intérim pour une période de 45 à 90 jours[5], après que la vacance du poste ait été constatée par l'instance provisoire chargée du contrôle de la constitutionnalité des projets de loi, en l'absence d'une Cour constitutionnelle fonctionnelle[5]. Essebsi sort finalement de l'hôpital le 1er juillet[6]. La question de son état de santé reste cependant présente, menant à une campagne de la société civile pour la publication de son dossier médical[7].

Caïd Essebsi meurt le , au lendemain d'une nouvelle hospitalisation[8],[9]. Mohamed Ennaceur assure l'intérim le jour même. Ce décès conduit les autorités à avancer la date de la présidentielle de novembre à septembre. En l'absence d'une Cour constitutionnelle, l'établissement d'un nouveau calendrier électoral est dans un premier temps incertain, avant d'être fixé au 15 septembre[10].

Modalités

Contexte

Le président de la République tunisienne est élu pour un mandat de cinq ans au suffrage universel, libre, direct et secret, au cours des derniers soixante jours du mandat présidentiel. L'article 74 de la Constitution établit que la candidature à la présidence de la République est un droit pour toute électrice et électeur, âgé d'au minimum 35 ans, de nationalité tunisienne et de confession musulmane[11]. L'article précise que, s'il est titulaire d'une autre nationalité, il doit présenter un engagement selon lequel il renonce à celle-ci s'il est élu[11].

Si la Tunisie est dotée d'un chef du gouvernement choisi par l'Assemblée des représentants du peuple et exerçant l'essentiel du pouvoir exécutif, le président tunisien n'en est lui-même pas dépourvu. En sa qualité de chef d'État et de chef de l'armée, il possède un rôle important dans les ministères régaliens des Affaires étrangères et de la Défense, dont il nomme les diplomates et haut gradés[12].

Le mode de scrutin utilisé est uninominal majoritaire à deux tours. L'article 75 précise que si la majorité absolue des suffrages exprimés n'est pas obtenue au premier tour du scrutin, un deuxième tour est organisé dans les deux semaines qui suivent l'annonce des résultats définitifs du premier tour[11]. Les deux candidats ayant obtenu le plus grand nombre de voix au premier tour se présentent au second, et celui remportant le plus de voix est déclaré élu[11]. Si l'un des candidats qualifié pour le ballotage décède, il est procédé à un nouvel appel aux candidatures, avec de nouvelles dates pour les élections dans un délai ne dépassant pas 45 jours ; cela ne s'applique pas à la renonciation éventuelle de candidats[11]. La Constitution précise également que personne ne peut occuper le poste de président de la République pendant plus de deux mandats complets, successifs ou séparés, et qu'en cas de démission, le mandat est considéré comme ayant été accompli en totalité[11].

De plus, pour faire enregistrer leur candidatures, les prétendants doivent déposer une caution de dix mille dinars tunisiens[13].

Tentative de changement

Le , des amendements controversés, accusés de barrer la route à Nabil Karoui et Olfa Terras, sont adoptés[14]. Les amendements interdisent ainsi la candidature de personnes ayant fait des dons à la population, bénéficié de financements étrangers ou de publicité politique au cours des douze mois précédant une élection, ou possédant un casier judiciaire. Le 25 juin, 51 députés de Nidaa Tounes et du Front populaire déposent un recours pour inconstitutionnalité[15].

Malgré le rejet du recours, le président Caïd Essebsi refuse de promulguer le texte mais ne le renvoie pas à l'Assemblée pour une seconde lecture, ni le soumet au référendum[16], ce qui est, selon des juristes, contraire à la Constitution qui ne prévoit pas une telle décision[17]. Cette décision pousse la coalition au pouvoir à envisager de prononcer son incapacité, arguant qu'il aurait été forcé à ne pas signer le texte[18].

Calendrier électoral

L'élection est initialement prévue le 10 novembre[19], avant d'être repoussée d'une semaine pour éviter que le scrutin ne survienne en même temps que le Mouled, jour férié marquant la naissance du prophète Mahomet et au cour duquel de nombreux Tunisiens rejoignent leurs familles ou se rendent à Kairouan, haut lieu de l'islam situé dans le centre de la Tunisie. Éviter un chevauchement permettrait en effet aux forces de l'ordre de sécuriser plus facilement les deux événements et d'éviter un effet néfaste sur la participation. Le gouvernement souhaiterait ainsi éviter une répétition du résultat des élections municipales de mai 2018, où la participation n'avait été que de 35,65 %[20].

Le corps électoral est initialement convoqué le [21]. Un total de 7 081 307 sont inscrits sur les listes électorales grâce à une importante campagne qui permet l'inscription d'un million et demi de nouveaux électeurs sur les trois millions et demi de non inscrits, la population en âge de voter étant estimée à un peu moins de neuf millions. Lors des élections municipales de 2018, ils n'étaient ainsi que 5 369 843 électeurs. Le nouveau corps électoral se voit rajeuni et féminisé, la tranche d'âge la plus représentée parmi les nouveaux inscrits étant celle des 18−35 ans, tandis que les femmes représentent 54 % du total des nouveaux inscrits. Le porte-parole de l'Instance supérieure indépendante pour les élections, Hasna Ben Slimane, juge ainsi le nouveau corps électoral relativement représentatif de la population. Le total des inscrits est légèrement plus élevé que celui arrêté pour les législatives, dont les listes ont été closes un peu plus tôt, totalisant 7 066 940 inscrits[1].

La mort du président Caïd Essebsi, qui provoque un avancement du calendrier, amène cependant le corps électoral a être convoqué pour de nouvelles dates le [22]. Le dépôt des candidatures a lieu du 2 au 9 août[23] tandis que, le scrutin étant anticipé, la campagne électorale ne dure que 13 jours au lieu de 22, soit du 2 au 13 septembre. La diaspora tunisienne, qui totalise 386 053 électeurs, commence à voter dés le 13 et ce jusqu'au 15, le premier tour étant organisé sur le territoire national le 15 septembre 2019[24]. Enfin, les résultats préliminaires doivent être annoncés le 17 septembre[25]. Un éventuel second tour doit avoir lieu les 13 ou 20 octobre[26], soit après les législatives, organisées le 6 octobre. Du fait de l'inversion du calendrier et de l'échelonnement antérieur de inscription sur les listes électorales, un peu moins de quinze mille électeurs participant à la présidentielle ne pourront participer à ces dernières.

Candidats

Déclarations

Dépôts de candidatures

Le dépôt des candidatures à l'ISIE démarre le pour s'achever le 9 août. Les candidats doivent déposer un dossier comprenant le parrainage d'au moins 10 députés ou 10 000 électeurs[79], auxquels s'ajoute une caution de 10 000 dinars, soit environ 3 150 euros[12].

Mongi Rahoui, député du Front populaire, est le premier à déposer sa candidature le jour du début de dépôt des candidatures sous l'enseigne du parti Front populaire, suivi de Mohamed Abbou, président du Courant démocrate, puis de Lotfi Mraïhi, président de l'Union patriotique républicaine, de Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre, de Mounir Jemaï, agriculteur indépendant, puis de Nabil Karoui, président du parti Au cœur de la Tunisie, ainsi que Nidhal Kraïem, Hamdi Alaya, Fathi Krimi et Nizar Chouk, tous quatre candidats indépendants[80],[81].

Le 3 août, deuxième jour de dépôt de candidatures, seul Fethi Ouerfelli, candidat du parti Tounes Baytouna, dépose sa candidature[82]. Le 4 août, quatre nouveaux dossiers sont déposés par Mongi Louhichi, porte-parole d'Ettakatol Al Chaâbi, puis par Mohamed Chedly Fekih Ahmed, candidat indépendant, suivis par Mohamed Hédi Mansouri, président du Parti démocratique pour la justice et la prospérité, et enfin par Mehdi Jomaa, président du parti Al Badil Ettounsi[83].

Le 5 août, Lazhar Zoghlami, Amara Saad Laoui, Khaled Kalaï, Ridha Abed, l'artiste Abdelhamid Ammar[84] ainsi que Rached Achour déposent leurs candidatures, tous se présentant en tant qu'indépendants[85],[86],[87],[88]. Le 6 août, Moez Borni, suivi de Hamdi Rejeb, Sahbi Khaldi, Mohamed Ali Ati, Hamadi Jebali, ancien membre du parti Ennahdha, Mohamed Marzouki, Adnène Ben Khachana et Taoufik Jabnoune déposent leurs candidatures, tous en tant que candidats indépendants[89],[90].

Le 7 août, Moncef Marzouki, président du Hizb el-Harak et ancien président de la République (2011-2014), est le premier à déposer sa candidature. Il est suivi du candidat indépendant Ahmed Ben Nfissa, puis par Hamma Hammami, porte-parole de la coalition Front populaire, suivis des candidats indépendants Mohamed Seghaïer Nouri, Sami Chaabane, ainsi que par le ministre de la Défense Abdelkrim Zbidi, également indépendant. Habib Hardoug, Badreddine Borni, Fathi Sardouk, Mehrez Zoghlami Chikhaoui et Rekaya Hafi déposent également leurs candidatures en tant que candidats indépendants[91].

Le 8 août, les candidats indépendants Noureddine Bouali, Sahbi Trabelsi, Mohamed Lassaad Ouni, Ikbal Lamine, Zied Tibr, Abdelwahed Ben Mohamed Khachnaoui, Radhouane Ben Slim Abdelali, Fathia Mouawed, Habib Ben Mohamed Sassi, Rafik Sallami, Mohsen Moujahed et Marouène Ben Amor présentent leurs candidatures en tant qu'indépendants. Mounir Baatour, président du Parti libéral tunisien, présente ensuite sa candidature, suivi par Hechmi Hamdi, président du Courant de l'amour, puis par Mohamed Amine Agrebi et Safi Saïd, tous deux indépendants.

Le 9 août, dernier jour du processus, le chef du gouvernement et président de Tahya Tounes, Youssef Chahed, le président par intérim de l'Assemblée des représentants du peuple et vice-président d'Ennahdha, Abdelfattah Mourou, et le président de Machrouu Tounes, Mohsen Marzouk déposent leurs dossiers[92]. Pour sa part, Slim Riahi, recherché par la justice pour une affaire de corruption, dépose sa candidature par le biais de son avocat[93]. Selma Elloumi (Al Amal), Abid Briki (Tunisie en avant), Saïd Aïdi (Bani Watani), Seifeddine Makhlouf (Al Karama), ainsi que les indépendants Kaïs Saïed, Néji Jalloul, Bahri Jelassi, Kamel Laabidi, Amine Ben Salah, Zohra Mhenni, Mohamed Hédi Ben Hassine, Béchir Aouini, Hatem Boulabiar, Malika Zdini et Mokhtar Lotfi Kammoun font également la démarche, alors qu'Achour et Jemaï retirent leur dossier[94].

Elyes Fakhfakh du parti Ettakatol et les indépendants Maher Khedher, Sadok Chérif, Raoudha Rezgui, Abdellatif Dridi, Mouldi Aouichaoui, Mohamed Ben Belgacem, Saber Nefzi, Taoufik Mabrouk, Mohamed Salah Jannadi, Omar Mansour, Mohamed Al Awcet Ayari, Mahmoud Rouissi, Bassem Hamdi, Riadh Baazaoui, Sahbi Brahim, Leïla Hammami, Hmida Ben Jemaa, Raoudha Gafraj, Abdelhamid Hermassi et Dhouha Haddad complètent la liste de 97 candidats[95].

Le 14 août, l'ISIE publie une liste préliminaire de 26 candidats ayant rempli les critères[96]. Onze d'entre eux ont reçu les parrainages d'élus faciles à vérifier tandis que ceux d'électeurs prennent davantage de temps[79]. La liste définitive doit être annoncée le 31 août. Dans l'intervalle, douze candidats refusés déposent des recours devant le Tribunal administratif : Lazhar Zoghlami, Mohamed Hédi Ben Hassine, Mohamed Salah Jannadi, Bahri Jelassi, Mounir Baatour, Leïla Hammami, Sahbi Brahim, Mohamed Al Awset Ayari, Marouène Ben Amor et Abdellatif Dridi, ainsi que deux autres dont le recours sera rejeté pour ne pas avoir informé l'instance électorale[97]. Le Tribunal administratif accepte le recours de Jelassi, Brahim, Ben Amor et Ben Hassine[98]. L'ISIE décide de faire appel de cette décision[99] qui est finalement rejetée, conduisant le 30 août à la confirmation des 26 candidatures retenues[100].

Cependant, des enquêtes sont ouvertes à l'encontre des candidats Hamma Hammami, Abid Briki, Mohsen Marzouk et Lotfi Mraïhi, pour falsifications supposées de parrainages[101].

Liste définitive

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Campagne

Thèmes

Fragmentation, dégagisme et montée des anti-système

La présidentielle est marquée par une importante fragmentation politique, dans le contexte d'un bouleversement du système politique existant. L'important désenchantement des électeurs face aux partis traditionnels amène en effet un désir de renouvellement des élites politiques, qui se manifeste au profit de plusieurs candidats jugés populistes ou anti-systèmes[102],[103]. Si près d'une trentaine de prétendants avait concouru pour la présidentielle de 2014, ceux-ci étaient pour leurs grande majorité des candidats mineurs, la campagne se structurant sur l'opposition entre les deux principaux courants du pays, avec d'un côté un candidat moderniste, Béji Caïd Essebsi du parti Nidaa Tounes, et de l'autre un candidat soutenu par les islamistes d'Ennahdha, Moncef Marzouki du Congrès pour la République[103].

Ce clivage autour de l'islam politique semble s'estomper en 2019 avec la multiplication de candidats jugés de force égale, et l'émergence d'indépendants auparavant en marge du système politique. Les préoccupations d'ordre économiques et sociales prennent nettement le pas sur la campagne, la pauvreté se mêlant à une volonté de changement du personnel politique existant, jugé sur son incapacité à y mettre fin[103],[104]. Ce « vent de dégagisme » de la part des électeurs se reflète dans les sondages d'opinions dès novembre 2018, avec l'apparition d'outsiders indépendants détrônant les principales personnalités politiques dans les prévisions d'accès au second tour[102]. Une dynamique qui se vérifie également dans les intentions de votes aux législatives, un éventuel parti du candidat Nabil Karoui recueillant alors plus de 30 % dans les sondages, avant même d'obtenir une existence légale[105],[106]. L'expression du « dégagisme » renvoie au slogan « Dégage ! » asséné au président Zine el-Abidine Ben Ali lors de la révolution de 2011[102].

Le parti présidentiel Nidaa Tounes est également l'objet de divisions ayant donné naissance au cours des années précédentes à des partis dissidents : Tahya Tounes formé autour de Youssef Chahed ou Machrouu Tounes autour de Mohsen Marzouk. Ces scissions amplifient l'éparpillement des voix au sein du camp moderniste. De son côté, la gauche s'éparpille tout autant avec les candidatures d'Hamma Hammami, Abid Briki et Mongi Rahoui. Même le mouvement islamiste Ennahdha, pourtant réputé très discipliné, voit se présenter contre son candidat Abdelfattah Mourou deux anciens de ses dirigeants : Hamadi Jebali et Hatem Boulabiar[107].

Ces différents facteurs amène à une élection présidentielle jugée très ouverte. L'issue du premier tour est en effet particulièrement incertaine, de nombreux candidats ayant des chance de s'y qualifier[104]. La diversité des candidatures en mesure de l'emporter par rapport au scrutin précédent est néanmoins perçue comme le signe de la vitalité de la démocratie tunisienne, encore en cours d'enracinement après des décennies de régime autoritaire[108].

Économie

Malgré un capital sympathie à l'étranger en raison du processus de démocratisation, qui assure le soutien des Occidentaux et du Fonds monétaire international, la situation économique tunisienne reste difficile en 2019[12]. Le secteur touristique, qui constitue une part importante du PIB national, se relève seulement, après avoir été durement frappé par les incertitudes post-révolutionnaires et surtout l'attentat islamique de Sousse de 2015[107]. La hausse des prix est responsable de vives tensions sociales au cours des années précédentes, ce qui amène le gouvernement à mener une politique de lutte contre l'inflation, au détriment de la croissance[109]. Bien que l'inflation ait été contenue à 7 % en 2018 et début 2019, les moyens utilisés à cet effet ont causés un important resserrement du crédit. Les relèvements successifs des taux par la Banque centrale pèsent également sur la croissance, qui est de 2,5 %, alors que le pays est toujours en voie de développement et que le chômage reste élevé, autour de 15 %. La reprise récente du secteur touristique a cependant permis un relèvement du dinar, qui s'apprécie face à l'euro, après une dépréciation de 65 % de 2011 à 2018. La dette publique reste cependant à un niveau élevé, à 77 % du PIB, du fait de déficits budgétaires chroniques. L'incertitude liée à la présidentielle et aux législatives maintient par ailleurs les investisseurs dans l'attentisme[109].

Droits des homosexuels

La légalisation de l'homosexualité est un thème secondaire récurrent de la politique tunisienne depuis plusieurs années. Les relations consenties entre adultes de sexe masculins sont soumises à l'interdiction de la sodomie, passible de trois ans de prison selon l'article 230 du code pénal[110]. Cette législation est utilisée par la police pour harceler les couples homosexuels, procéder à leurs arrestations et les soumettre par décision judiciaire à un « test anal », censé prouvé leur pratique de la sodomie[111],[112]. Plus d'une centaine d'homosexuels sont ainsi arrêtés en 2018, en forte augmentation depuis la révolution de 2011, tandis que les associations de protection des homosexuels sont harcelées ou interdites, ce qui n'empêche pas leur expansion[113].

Le ministre de la Justice Mohamed Salah Ben Aïssa appelle dès septembre 2015 à la dépénalisation de l'homosexualité, déclarant qu'« après l'adoption de la nouvelle Constitution, il n'est plus admis de violer les libertés individuelles, la vie privée et les choix personnels, même sexuels ». Il est cependant désavoué par le président Béji Caïd Essebsi, qui affirme que sa demande n'engage que lui, et non l'État[114]. Le ministre est limogé dans la foulée[115],[116],[117]. Selon un sondage d'opinion effectué en 2016, 64,5 % des Tunisiens estiment que l'homosexualité doit être punie, 11 % ayant une opinion contraire, et le reste s'abstenant de répondre[118].

Dans un rapport remis le au président, la Commission des libertés individuelles et de l'égalité recommande d'abolir l'article 230 du code pénal. Le sujet demeure un thème fréquemment évoqué par la frange moderniste de la société tunisienne, et la plupart des candidats à la présidentielle se voient demander leurs position sur ce sujet au cours d'entretiens avec les médias.

Mounir Baatour créé la sensation dans les médias occidentaux en déposant sa candidature à la présidentielle, ce qui aurait fait de lui le premier candidat homosexuel à un tel poste dans le monde arabe. Sa candidature est cependant jugée anecdotique dans le pays, tandis que plusieurs associations LGBT s'y opposent, la jugeant au contraire dangereuse pour la cause homosexuelle. Baatour avait été condamné à trois ans de prison en 2013 pour sodomie avec un lycéen mineur de 17 ans, des faits qu'il a toujours niés[119],[120]. Sa candidature est finalement rejetée, ce que Baatour conteste mais sans succès[121],[122].

Principaux candidats

Youssef Chahed

Youssef Chahed

Âgé de 43 ans, Youssef Chahed est le chef du gouvernement tunisien depuis le [123]. Soutien du président Béji Caïd Essebsi au sein du parti Nidaa Tounes, il prend la tête d'un gouvernement d'union nationale en coalition avec l'Union patriotique libre, Afek Tounes, Machrouu Tounes et surtout le parti islamiste Ennahdha, dont il parvient à conserver durablement le soutien[124]. Ce dernier lui permet de rester plus de trois ans à la tête de l'exécutif, un record dans la Tunisie post-révolutionnaire[125]. Les faibles résultats de Nidaa Tounes aux municipales de mai 2018 entraînent de profondes dissensions qui aboutissent le 15 septembre suivant à son exclusion du parti. Chahed fonde alors son propre parti, qui prend par la suite le nom de Tahya Tounes, et parvient à se maintenir à son poste grâce à la défection d'une quarantaines de députés en sa faveur.

Désormais en froid avec le président Caïd Essebsi, Chahed se concentre sur le redressement de l'économie du pays. Ses résultats sont cependant jugés mitigés, l'inflation atteignant 6,5 % tandis que le chômage se maintient à un niveau élevé, avoisinant les 15 %[125],[126],[127].

Le 22 août, Chahed délègue ses fonctions au ministre de la Fonction publique, Kamel Morjane[128]. Ce choix suscite la controverse en raison du passé de Morjane, ministre de la Défense et des Affaires étrangères sous le régime de Ben Ali[129].

Nabil Karoui

Nabil Karoui

Âgé de 56 ans, Nabil Karoui est un homme d'affaires spécialisé dans le domaine de la communication. Il est notamment le propriétaire de la chaîne de télévision Nessma, connue pour avoir diffusée le film Persepolis de Marjane Satrapi, provoquant la colère de nombreux salafistes et un procès pour blasphème, un délit passible de trois ans de prison[130]. Défendu par l'avocat Chokri Belaïd, dont l'assassinat peu après provoque d'importantes manifestations et la plus grave crise gouvernementale depuis la révolution, Karoui échappe à la prison et n'est condamné qu'à une simple amende[131].

À la suite à la mort de son fils dans un accident de voiture en avril 2016, Nabil Karoui s'investit fortement dans une association caritative, Khalil Tounes. Celle-ci fournit aux pauvres des repas, des soins et des produits de première nécessité, relayé par Nessma. Karoui jouit alors d'une grande popularité, qui le propulse sur la scène politique lorsque plusieurs sondages le crédite de la première place des intentions de votes à la présidentielle, avec le soutien de 25 à 30 % des sondés[132],[125]. Il est alors accusé d'user de philanthropie dans le seul but d'attirer de futurs électeurs, Youssef Chahed le qualifiant de « Berlusconi tunisien »[129].

Le gouvernement tente alors d'empêcher sa candidature en ajoutant à un projet d'amendement une clause sur mesure interdisant aux propriétaires de médias de se présenter[132]. Votée à l'Assemblée des représentants du peuple, la nouvelle loi électorale est cependant bloquée par le président Béji Caïd Essebsi juste avant sa mort[125]. Selon plusieurs sondages effectués en juillet, Karoui pourrait se qualifier pour le second tour[125].

Cependant le , il est inculpé pour blanchiment d'argent et interdit de sortie du territoire, tandis que ses biens sont gelés[133]. Le 9 août, il est épinglé par l'ISIE pour avoir débuté sa campagne avant les dates officielles[134]. Le 28 août, pour les mêmes raisons, celle-ci ordonne à son équipe de campagne de retirer ses affiches portant le slogan « La prison ne nous arrêtera pas… Rendez-vous le 15 septembre »[135]. Il est entre temps arrêté le 23 août, à la suite de la production d'un mandat d'arrêt par la chambre d'accusation de la cour d'appel de Tunis[136]. Malgré son arrestation, il maintient sa candidature, n'ayant pas été à ce jour condamné par la justice[137], ni privé de ses droits civiques[138]. Cependant l'ISIE s'inquiète des conditions dans lesquelles Karoui va devoir faire campagne derrière les barreaux, tandis que la Ligue tunisienne des droits de l'homme dénonce les conditions de son arrestation. Les observateurs estiment que cet épisode pourrait profiter à Karoui en renforçant son image « anti-système »[129],[139].

Abir Moussi

Avocate de profession, Abir Moussi est à la tête du Parti destourien libre. Régulièrement qualifié de parti d'extrême droite[140], ce dernier rassemble les sympathisants de l'ex-Rassemblement constitutionnel démocratique, qui dominait le pays avant la révolution[141],[142]. Âgée de 43 ans, Moussi incarne ainsi la nostalgie de la dictature autoritaire de l'ancien président Zine el-Abidine Ben Ali, sous lequel selon elle « il n'y avait ni chômage ni pauvreté », la révolution l'ayant fait tombé étant « un complot des Européens et des sionistes »[125]. Elle ne reconnaît par conséquent pas la Constitution de 2014[125] et prône l'établissement d'un régime présidentiel[143].

Conservatrice, elle demande l'emprisonnement des homosexuels qu'elle associe à des criminels[144],[145]. Bien que se revendiquant pour l'égalité homme-femme dans l'héritage, elle s'oppose au projet du gouvernement sortant de le mettre en œuvre, jugeant que celui-ci, en étendant les droits aux enfants nés hors mariage, représente une atteinte à l'institution de la famille[146],[147],[148]. La proposition de la Commission des libertés individuelles et de l'égalité (Colibe) d'introduire cette égalité tout en laissant le choix aux légataires d'utiliser l'ancien système basé sur le Coran attire également les critiques de la candidate, qui y voit « la porte ouverte aux mariages coutumiers et à une discrimination entre les femmes elles-mêmes »[143].

Abdelkarim Zbidi

Abdelkrim Zbidi

Ce médecin de formation âgé de 69 ans devient un peu malgré lui l'hériter du président Caïd Essebsi[125]. Alors ministre de la Défense, un poste directement placé sous l'autorité du président, chef de l'armée, il réunit autour de lui les loyalistes du défunt président, les partis Afek Tounes et Nidaa Tounes annonçant leur soutien à une éventuelle candidature de sa part[125],[149],[150].

Jugé très méfiant à l'égard du monde politique, il se déclare candidat à l'issue d'une campagne de soutien de ces partis et de plusieurs ministres qui finit par s'étendre sur les réseaux sociaux. Abdelkrim Zbidi démissionne de son poste de ministre le jour du dépôt de sa candidature[151],[152].

Affirmant ne pas avoir de préférence entre les deux régimes et fustigeant le régime semi-parlementaire actuel, il promet de convoquer un référendum pour appeler la population à trancher entre un régime présidentiel et un régime parlementaire[153]. Au cours des débats télévisés, il s'engage à réformer l'administration publique, à lutter contre la corruption et à dépénaliser les drogues[154].

Abdelfattah Mourou

Abdelfattah Mourou

Abdelfattah Mourou créé la surprise en devenant à 71 ans le candidat d'Ennahdha[155]. Ce dernier s'était jusqu'à présent refusé à ne serait ce que tenter d'obtenir la présidence, de peur de soulever l'opposition de la société et du monde politique en Tunisie comme à l'étranger, face à l'hégémonie d'un parti islamiste sur le pays. Visant à la place le contrôle du gouvernement via le parlement et les entités décentralisées, Ennadha rompt en partie avec cette politique en présentant la candidature de Mourou, avocat de profession, dont l'objectif serait de « ne pas gagner »[125], du fait de l'inversion subite du calendrier électoral. La mort du président Caïd Essebsi plaçant le premier tour de la présidentielle juste avant les législatives, le parti estime impossible de ne pas présenter de candidat à moins de devenir inaudible au cours de la période resserrée de la campagne électorale[156]. Malgré les réticences de plusieurs membres de la direction du parti face à ce changement de position, la candidature de Mourou, dont la personnalité est jugée très peu clivante, est imposée par son dirigeant, Rached Ghannouchi puis votée par 98 voix pour et cinq abstentions par le conseil de la Choura d'Ennahdha[156].

Le candidat est réputé pour son humour et son abondante élocution. Excellent tribun, friand de citations religieuses ou philosophiques, voire de chansons au cours de ses interventions à la télévision, il jouit d'une image de sympathique aristocrate de la capitale, ou beldi[125]. Il est remarqué pour son port de la jebba, qu'il s'engage, en cas de victoire, à troquer contre un costume-cravate classique[157].

Malgré sa bonne image, Abdelfattah Mourou souffre toutefois du bilan économique catastrophique d'Ennahdha lors de son passage au pouvoir de 2011 à 2014 au sein de la troïka. Accusé d'avoir procédé à une véritable distribution des emplois publiques à ses partisans et soutiens en vue de « noyauter l'administration », le gouvernement de la troïka amène en effet le nombre des fonctionnaires de l'État tunisien à gonfler de 35 %. L'augmentation de la masse salariale continue de peser sur le budget du pays, alors en pleine stagnation économique[125],[158]. Le parti perd de fait plus d'un million d'électeurs entre l'élection de la constituante de 2011 et les municipales de 2018, tout en restant le principal parti du pays dans un contexte de forte abstention[156].

Mohamed Abbou

Mohamed Abbou

Ministre chargé de la Réforme administrative dans le gouvernement Jebali, de 2011 à 2012, puis secrétaire général du Congrès pour la République avant de fonder son propre parti, le Courant démocrate en mars 2016, Mohamed Abbou est avec sa femme Samia Abbou un opposant de longue date du régime de Zine el-Abidine Ben Ali, sous lequel il est emprisonné[159]. Sa participation à la présidentielle est vue comme celle d'un candidat « anti-corruption », la lutte contre cette dernière étant l'une de ses priorités[125].

Se revendiquant social-démocrate, Abbou attire dans son parti des éléments de la gauche et de l'extrême gauche après les scissions à répétitions de la plupart de leurs formations. Il devient ainsi à 53 ans le chef du principal parti d'opposition au parlement après les élections législatives de 2014. Il se fait connaître par son intransigeance à l'égard des connivences entre hommes d'affaires et politiciens, n'hésitant pas à apostropher au parlement les ministres ayant fait partie du sérail sous Ben Ali[125].

Kaïs Saïed

Candidat jugé atypique, Kaïs Saïed est un universitaire et juriste spécialisé en droit constitutionnel s'étant fait connaître au cours des débats liés à l'élaboration de la Constitution par ses nombreuses interventions dans les journaux télévisés en tant que spécialiste de ces questions[125].

Âgé de 61 ans, il ne dispose d'aucun parti et participe en candidat indépendant, s'appuyant sur un mouvement jeune et citoyen. Il prône le remplacement de l'Assemblée des représentants du peuple, élue au scrutin direct, par une assemblée composée de 165 membres élus au scrutin indirect sur une base régionale par les élus locaux, ainsi que l'instauration pour ces derniers d'un mandat révocable[160],[161]. Par ailleurs, il promet de ne pas résider au palais présidentiel de Carthage[162].

Kaïs Saïed bénéficie du soutien d'un électorat de jeunes ayant fait des études en mettant en avant son intégrité, dans le contexte d'une classe politique désavouée par la jeunesse. Qualifié de « Robespierre sans la guillotine », il se voit crédité par plusieurs sondages d'une place pour le second tour[163].

Favorable à la peine de mort[164], Saïed se positionne en conservateur sur plusieurs questions de société. Il est ainsi également opposé à l'égalité homme-femme en matière d'héritage, et estime que l'homosexualité est encouragée et financée par les étrangers[125],[161].

Débats

Candidats participants aux débats de l'ISIE[165]
Candidats

P Présent A Absent O Invité aux autres débats

7 septembre 8 septembre 9 septembre
Abbou P O O
Aïdi O O P
Boulabiar O P O
Briki P O O
Chahed O O P
Elloumi O O P
Fakhfakh O P O
Hamdi O P O
Hammami O O P
Jalloul P O O
Jebali O P O
Jomaa P O O
Karoui A O O
Makhlouf O O P
Mansour P O O
Marzouk O P O
Marzouki P O O
Mourou P O O
Moussi P O O
Mraihi O P O
Nouri O P O
Rahoui O P O
Riahi O O A
Safi Saïd O O P
Kaïs Saïed O O P
Zbidi O P O

Pour la première fois de l'histoire du Maghreb, des débats retransmis en direct à la télévision sont organisés entre les candidats avant le premier tour. Le premier de ces débats, échelonnés sur trois jours consécutifs, a lieu le [166],[167]

Les 26 candidats sont répartis à parts égales sur les trois soirées. Leurs temps de parole est chronométré afin d'assurer l'équité. Deux d'entre eux sont néanmoins absents : Nabil Karoui, en raison de son incarcération pour accusations de blanchiment d'argent, et Slim Riahi, en fuite en France après l'émission d'un mandat de dépôt dans le cadre d'une affaire de corruption. La participation des candidats à distance est un temps évoquée, mais n'est finalement pas mise en œuvre, faute de feu vert de la part de la justice tunisienne[166],[168]. En réaction, Karoui se déclare « privé de son droit constitutionnel » à s'exprimer et dénonçe l'« absence d'égalité des chances » des débats.

Les candidats répondent à des questions choisies au hasard en matière de diplomatie, sécurité, libertés individuelles ou économie, et sont interrompus ou relancés par les journalistes, mais ne débattent pas entre eux[166]. Malgré ce cadre restreignant, plusieurs candidats se démarquent par leurs aisance verbale, tels Abir Moussi ou Abdelfattah Mourou, tandis que Mohamed Abbou est remarqué pour ses approches non clivantes. Ces débats inédits et très suivis sont salués comme une avancée pour la démocratie tunisienne, les candidats s'étant montrés respectueux. L'absence de véritable échange est cependant critiqué, donnant lieu à un résultat jugé froid et sans frictions. La performance est retransmise sur onze chaines de télévisions et dans plusieurs pays à l'étranger, dont les voisins algériens et libyens[169].

Le second débat, bien qu'accueillant mois de personnalités jugées d'envergure nationale, est remarqué par l'introduction d'un « droit de réponse » permettant des moments de duels entre candidats, que les animateurs ont du mal à maitriser. Les questions économiques dominent, tandis que la position des candidats quant à l'islam, absente du premier débat, fait son apparition[170],[154].

Désinformation

Le 13 septembre, dernier jour de campagne du premier tour, des fausses infos font état de désistements de candidats, ou encore de sondages fictifs[171].

Désistements

Le 13 septembre, les deux candidats Mohsen Marzouk et Slim Riahi annoncent leurs soutien au candidat Abdelkrim Zbidi. Les bulletins de vote unique ayant déjà été imprimés, leurs noms restent cependant présents sur ceux ci. Cette situation avait déjà eu lieu en 2014 avec cinq candidats dont Mustapha Kamel Nabli et Noureddine Hached, et avait menée les candidats désistés à recevoir malgré tout plusieurs milliers de voix[172],[173].

Sondages

Les sondages sont interdits de publications à partir du mois d'août dans les médias tunisiens, ce qui n'empêche cependant pas leur organisation par des instituts étrangers[216].

Résultats

Kaïs Saïed et Nabil Karoui affirment être qualifiés au second tour[217]. La participation a été de 45,02 %[218].

Résultats de la présidentielle tunisienne de 2019
Candidats Partis Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Mohamed Abbou Courant démocrate
Saïd Aïdi Bani Watani
Hatem Boulabiar Indépendant
Abid Briki Tunisie en avant
Youssef Chahed Tahya Tounes
Selma Elloumi Al Amal
Elyes Fakhfakh Ettakatol
Hechmi Hamdi Courant de l'amour
Hamma Hammami Indépendant
Néji Jalloul Indépendant
Hamadi Jebali Indépendant
Mehdi Jomaa Al Badil Ettounsi
Nabil Karoui Au cœur de la Tunisie
Seifeddine Makhlouf Al Karama
Omar Mansour Indépendant
Mohsen Marzouk[a] Machrouu Tounes
Moncef Marzouki Hizb el-Harak
Abdelfattah Mourou Ennahdha
Abir Moussi Parti destourien libre
Lotfi Mraïhi Union patriotique républicaine
Mohamed Seghaïer Nouri Indépendant
Mongi Rahoui Front populaire
Slim Riahi[b] Nouvelle Union nationale
Safi Saïd Indépendant
Kaïs Saïed Indépendant
Abdelkrim Zbidi Indépendant[c]
Votes valides
Votes blancs et nuls
Total 100 100
Abstention
Inscrits / participation 7 081 307 7 081 307

Notes et références

Notes

  1. Se désiste en faveur d'Abdelkrim Zbidi
  2. Se désiste en faveur d'Abdelkrim Zbidi
  3. Soutenu par Nidaa Tounes et Afek Tounes

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