Élection présidentielle guinéenne de 2015

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Élection présidentielle guinéenne de 2015
Voir et modifier les données sur Wikidata
Alpha Conde - World Economic Forum Annual Meeting 2012.jpg Alpha Condé – RPG
Voix 2 285 827
57,85 %
Cellou Dalein Diallo, Former Prime Minister of Guinea and President of UFDG.jpg Cellou Dalein Diallo – UFDG
Voix 1 242 362
31,44 %
SidyaToure.jpg Sidya Touré – UFR
Voix 237 549
6,01 %
Kouyate crop 2006 06 07 guinea 600.jpg Lansana Kouyaté – PEDN
Voix 54 718
1,16 %
Président
Sortant Élu
Alpha Condé
RPG
Alpha CondéVoir et modifier les données sur Wikidata
CENI

L'élection présidentielle guinéenne de 2015 s'est déroulée le [1],[2].

Système électoral[modifier | modifier le code]

Calendrier électoral[modifier | modifier le code]

L'opposition conteste le calendrier électoral, qui repousse les élections municipales en 2016[3]

Listes électorales[modifier | modifier le code]

Une révision des listes électorales est lancée par la Commission électorale nationale indépendante à partir du 24 avril 2015 et pour 45 jours[4]

Contexte[modifier | modifier le code]

Les deux rivaux du scrutin, le président sortant Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo, se sont déjà affrontés lors de l'élection présidentielle de 2010, le premier scrutin démocratique dans l'histoire du pays. Ce dernier avait alors contesté les résultats et la vie politique guinéenne s'était cristallisée autour de l'affrontement entre les deux hommes et des ethnies qui les soutiennent respectivement (les Malinkés pour Condé et les Peuls pour Diallo).

Pendant la campagne de 2015, les autres candidats, aux perspectives de score faibles, ont moins joué sur la différence entre ethnies, se plaçant au centre. Les partisans de Diallo ont accusé le président Condé d'organiser des fraudes, en témoigne le retard pris des réformes de transparence demandées par plusieurs ONG. Ce dernier, lui, a pris de la hauteur sur la campagne, mis en avant l'ouverture du barrage de Kaléta devant mettre fin aux coupures d'électricité et fait passer les problèmes de son mandat sur la crise liée au virus Ebola, qui avait paralysé pendant deux ans la vie du pays. Pendant la campagne électorale, des heurts ont eu lieu entre les deux camps, faisant deux morts et une quinzaine de blessés sur le grand marché de Madina[5].

Alpha Condé remporte l'élection présidentielle dès le premier tour de scrutin, selon les premiers résultats proclamés, déjà contestés par l'opposition qui dénonce des fraudes et envisage de manifester[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]