Élanion blac

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Elanus caeruleus • Élanion blanc

Elanus caeruleus
Description de cette image, également commentée ci-après

Élanion blac

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Accipitriformes
Famille Accipitridae
Genre Elanus

Nom binominal

Elanus caeruleus
(Desfontaines, 1789)

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Statut CITES

Sur l'annexe  II  de la CITES Annexe II , Rév. du 12/06/2013

L'Élanion blac (Elanus caeruleus), souvent appelé Élanion blanc, est une espèce de petits rapaces appartenant à la famille des Accipitridae.

Le terme de « blac », choisie par la Commission internationale des noms français des oiseaux, prête à confusion en français et il n'est pas rare de voir l'espèce nommée « Élanion blanc ».

Étymologie[modifier | modifier le code]

Elanus vient du grec tardif élanos (milan). Caeruleus signifie « bleu » en latin, et se rapporte à la couleur du dessous de ses ailes. L'espagnol d'ailleurs a retenu cette caractéristique dans sa dénomination et nomme l'élanion Elanio azul (Élanion bleu)[1].

Le terme français de blac a été créé en 1787 par François Levaillant. Ce dernier n'a pas fourni d'explication sur ce choix. Trois hypothèses sont avancées :

  • blac pourrait venir de l'arabe ablaq, qui signifie « bigarré de noir et blanc ». L'Élanion en vol, vu de dessous, peut correspondre à ce qualificatif ;
  • il pourrait s'agir d'une erreur de retranscription du mot blanc ;
  • une mauvaise traduction de l'anglais black a également été évoquée, l'oiseau étant appelé Black-winged kite (c'est-à-dire milan à ailes noires) par les anglophones. À l'époque de Levaillant, toutefois, l'anglais n'avait pas la prédominance qu'il a aujourd'hui. C'est l'ornithologue Paul Géroudet qui va le premier employer le terme d'Élanion blanc[1].
  • le terme Élanion blanc est reconnu et utilisé par les instances ornithologiques francophones d'Europe, en Belgique, en France et en Suisse. La partie francophone de la Commission internationale des noms français des oiseaux est composée d'ornithologues appartenant à une contrée qui est chère à nos cœurs mais où les oies sont encore des outardes et où on ne peut observer que l'Élanion blac donne au premier regard une image générale de blancheur conforme au terme d'Élanion blanc proposé par Paul Géroudet. La redirection vers Élanion blac est une manifestation d'intégrisme formel puisque le terme blac n'a pas de signification connue et pourrait aussi bien être remplacé par blic, bluc ou blouc sans que l'identification de cet Élanion là en souffre.

Description[modifier | modifier le code]

Cet oiseau mesure environ 32 cm de long pour une envergure de 79 cm. Il présente une grosse tête pour sa taille, des ailes longues et une queue fourchue assez courte. Ses parties supérieures sont gris bleu pâle, les inférieures sont blanches. Ses yeux sont rouges.

Cette espèce ne présente pas de dimorphisme sexuel.

Répartition[modifier | modifier le code]

Jusqu'à une époque récente, cet oiseau ne pouvait être observé qu'au Sud des Pyrénées. Depuis une vingtaine d'années, il s'est établi au Pays Basque[2] et il a progressivement conquis de nouveaux territoires dans le Sud-Ouest de la France. Depuis deux ans, des ornithologues professionnels et amateurs ont reconnu des sites de reproduction dans le Nord-Ouest du Gers, dans des lieux encore inconnus du grand public, pour protéger l'espèce[3]. En 2012, un couple accompagné de 3 juvéniles a été observé en Mayenne.

Il est également répandu au Moyen-Orient, en Égypte dans la vallée du Nil et dans le sud-ouest de la Péninsule Arabique.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Cette espèce se nourrit de rongeurs, de petits reptiles, de gros insectes et de quelques oiseaux. Comme le Faucon crécerelle, il est capable pour chasser de faire du sur place en volant. Il pratique également l'affût, très souvent au crépuscule.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

D'après Alan P. Peterson, cette espèce est constituée des trois sous-espèces suivantes :

  • Elanus caeruleus caeruleus (Desfontaines) 1789
  • Elanus caeruleus hypoleucus Gould 1859
  • Elanus caeruleus vociferus (Latham) 1790

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Zayed M.S. (2008) Les oiseaux de l'Egypte et du Moyen-Orient. ADCOM, Dar el Kutub, 144 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b L'Étymologie des noms d'oiseaux, Pierre Cabard et Bernard Chauvet, Editions Belin, 2003
  2. « Elanion blanc : le retour », sur ladepeche.fr (consulté le 12 mars 2016)
  3. « L'élanion blanc en Midi-Pyrénées », sur http://www.gopa-pyrénées.fr,‎