Éléphant du parti socialiste

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Un éléphant est une expression qui désigne un cadre dirigeant connu, influent et ancien du parti socialiste français. C'est en général un homme d'appareil. Il est équivalent à l'expression « baron » au sein de l'ancien mouvement néo-gaulliste RPR.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'expression remonte à 1973, lorsque, au congrès de Grenoble, un militant aurait dit à un journaliste : « voilà les éléphants qui vont se réunir », alors que d'anciens ténors de la SFIO s'apprêtaient à s’assembler. Il semble que l'expression provienne d'une confusion entre un poème de Leconte de Lisle intitulé Les Éléphants, tiré des Poèmes barbares, et un vers de Victor Hugo : « C'était l'heure tranquille où les lions vont boire » extrait de La Légende des siècles et plus particulièrement de Booz endormi. L'auteur de cette référence aurait dit : « C'est l'heure tranquille où les éléphants vont boire ».

En général, les éléphants sont des meneurs de courants d'opinion au sein du parti socialiste, des dirigeants de grosses fédérations, des élus à des sièges emblématiques ou des membres du bureau national du parti socialiste. Les plus connus sont Laurent Fabius, Jack Lang, Martine Aubry, François Hollande, Henri Emmanuelli et Ségolène Royal.

On parle parfois d'éléphanteaux pour désigner de « jeunes » socialistes montant en influence au sein du parti socialiste. Les éléphanteaux les plus cités sont généralement Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Gaëtan Gorce et Manuel Valls[1].

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D.H., « Les éléphanteaux se bougent », LCI, 20 juillet 2007.